dimanche 8 novembre 2009

Fin de semaine énergisante

Elle avait pourtant mal commencé! Mais quelle belle fin de semaine c'était. Il ne faut jamais se laisser décourager par de petits imprévus, tout finit toujours par s'arranger comme le dit si bien ma mère.

Une journée pour m'occuper de moi hier, pour faire des choses que je n'ai pas souvent l'occasion de faire. Prendre mon temps par exemple. Une journée qui s'est terminée chez mes parents avec un bon repas et une belle soirée.

Une journée de ménage aujourd'hui. Nettoyer la maison, ouvrir les fenêtres toutes grandes pour faire entrer l'air de novembre. Quel bonheur de pouvoir ouvrir les fenêtres quand l'été est passé. L'air frais me donne l'impression de "nettoyer mon cerveau". Je prends des grandes respirations et je me concentre pour ressentir l'air dans mon corps. Je sais, je suis un peu étrange... ça m'arrive.

J'ai rangé la cour aussi. Mis les chaises, les jouets, le parasol dans la cabane. Couper le gazon, ramasser les feuilles. Du bon travail.

Je me sens bien ce soir. Mon fils est revenu... épuisé, mais de bonne humeur. Il a joué au hockey avec son père, ils ont même fait un peu de magasinage. Après plus de 4 heures de voiture, il est tout excité et a besoin de bouger... Il court autour de la table en ce moment... Un autre dix minutes et je vais espérer que l'eau du bain le calme un peu avant le dodo.

Mon lavage est plié, rangé. La maison est propre. Les draps sentent bon le mois de novembre. Je sais que je vais bien dormir ce soir.

Les jours passent...

et ne se ressemblent pas.

C'est cliché, mais c'est tellement vrai. Vendredi, j'étais déçue, triste, fâchée. J'ai pleuré, je ne mentirai pas là-dessus. Mais une amie a été là au bon moment. Elle m'a écouté me vider le coeur, m'a laissé le temps de me calmer, m'a fait du bien.

Et le beau soleil de la journée d'hier a fait des miracles... encore! Ça me dépasse comment la lumière a un effet sur moi. Pas que les jours gris signifient que je n'aurai pas une bonne journée, mais le soleil me fait sourire.

À partir d'octobre et pour tout l'hiver, le soleil emplit mon salon de lumière. Ces jours là, impossible de voir la télé à moins de fermer les rideaux, et il n'est pas question que je fasse pareille chose. Je mets donc de la musique - dernièrement j'écoute Millow - et je m'assois avec un livre, me faisant rôtir le visage par le beau temps. Quel bonheur!

J'ai appris hier qu'un ami n'allait pas très bien. Un autre. Ça fait plusieurs depuis quelques mois - moi y compris. Que se passe-t-il? Est-ce moi qui suis plus sensible depuis que j'ai moi même vécu la détresse? Est-ce que le manque de lumière de l'été dernier affecte les gens?

Ce qui me réconforte dans tout ça, c'est que je vois des personnes qui ne vont pas bien - mais qui l'admettent et qui vont chercher l'aide dont ils ont besoin. Qui prennent le temps nécessaire. Ce n'est pas facile à faire, je sais de quoi je parle.

Bon courage mes amis. Je vous aime et je vous envoie pleins de rayons de soleil.

vendredi 6 novembre 2009

Mauvais début de fin de semaine

Je me faisais une joie de cette fin de semaine. Mon fils allait être chez son père, j'allais avoir deux soirées et deux journées complètes à moi. Une denrée rare...

Bon, son père ne viendra pas avant demain matin finalement... Et la soirée que j'avais prévue pour ce soir est tombée à l'eau.

D'un côté parce que mon fils est avec moi. De l'autre parce que la personne qui devait venir chez moi n'a pas donné de nouvelles et je dois en conclure que c'est annulé.

Ça me fâche ce genre de choses. Pas parce que mes plans sont affectés, ça arrive et on n'y peut pas grand chose. Plutôt parce que les deux personnes qui m'ont laissée tomber ce soir n'ont pas eu suffisamment de respect pour moi pour m'avertir à l'avance. J'aurais bien aimé le savoir, j'aurais pu prévoir autre chose.

Je vous jure il y a des jours où je me demande vraiment s'il y a quelque chose qui cloche chez moi. Tout ce que je veux c'est du respect et de la considération.

Je sais, je m'apitoie. Ça m'arrive des fois.

jeudi 5 novembre 2009

Jour de novembre

Mouillé, sombre, humide... Le genre de journée où on préfèrerait rester à l'intérieur, en pyjama si possible. Il y a même eu de la neige aujourd'hui. Je n'aime pas la neige mais entre cette neige\pluie froide qui transperce les os, je choisis la neige de janvier.

J'ai passé une bonne partie de la journée dans les chiffres, à vérifier et revérifier des colonnes de nombres. Pas une tâche que j'affectionne particulièrement. Mais quand il faut le faire.

À l'école de mon fils, j'ai appris qu'il avait eu une fiche parce qu'il avait frappé deux enfants. Je sais que ça arrive à tous les enfants d'avoir de mauvaises journées et d'avoir de mauvais comportements, c'est comme ça. Mais il a fallu le punir. Et comme les punitions chez moi sont généralement du genre : pas de télé ou pas de Wii ou pas de dessert, ça signifie aussi que j'aurai un garçon qui pleure.

Mon fils était en train de souper, je rangeais la cuisine quand je me suis rendue compte que je n'avais plus de médicaments pour lui. J'avais oublié d'aller en chercher en finissant de travailler.

On met manteau, souliers, bottes. On ressort dans la nuit de novembre toute mouillée et froide pour aller à la pharmacie.

De retour à la maison. Mon fils est dans le bain. Quand il sortira, ce sera l'heure du dodo, qu'on devra repousser pour ce soir pour qu'il puisse faire ses devoirs.

Un vrai jour de novembre où il aurait été tellement plus agréable de rester à la maison en pyjama...

mercredi 4 novembre 2009

Pleine journée

Ouff... Il n'est que 18 h 30 et je suis fatiguée. Je ne suis pas allée travailler aujourd'hui, mon fils avait deux rendez-vous.

Le premier était à 9 heures avec son pédiatre. Mon fils a trois médecins, et j'ai appris aujourd'hui qu'il devrait consulter un autre spécialiste. Si je m'arrête trop longtemps pour réfléchir, j'ai l'impression que c'est trop, que je pousse trop pour qu'on pose un diagnostic, qu'on lui colle une étiquette. Mais ce n'est pas vraiment le cas. Je veux tout simplement que toutes les chances soient de son côté.

J'étais un peu inquiète en me rendant à l'hôpital. Après tout, on dirait bien que la grippe H1N1 est quelque chose qu'on doit prendre au sérieux et je n'avais pas envie qu'elle nous attrape. Des salles d'attente séparée ont été aménagées. J'ai eu droit à la salle de fortune avec quelques chaises placées dans une ancienne chambre - la salle pour les enfants en santé.

Le médecin a porté son masque et ses gants tout le long de l'examen. Beaucoup de questions - comme toujours - pendant que mon fils s'excitait en sautant un peu partout. Et là, il a écouté son coeur... pendant de longues minutes.

Arythmie sinusale... Il semblerait que sa respiration affecte son rythme cardiaque. Le médecin ne semblait pas trop inquiet, mais il a décidé de le référer à un cardiologue quand même. Je ne sais pas trop que penser. Est-ce qu'il est simplement prudent ou bien veut-il éviter que je m'inquiète?

Son deuxième rendez-vous était en audiologie. Pas de problème de ce côté, mais le contraire m'aurait surprise.

Je trouve ça difficile tous ces rendez-vous. Mon fils est en santé je crois. Rien de sérieux en tout cas. Mais de me promener d'un endroit à l'autre comme ça pour voir médecins, orthophonistes, ergothérapeutes, psychologues... je me demande si c'est trop. Je fais ce qu'on me dit, je veux aider mon gars, mais est-ce que c'est trop? Est-ce que tout ça va vraiment l'aider?

Je trouve ça difficile d'être un parent, d'avoir à prendre des décisions qui vont l'affecter lui, sans savoir si je fais ce que je suis supposée faire. Ce que je décide de faire aura un impact sur sa vie à lui, pas sur la mienne. Ce n'est pas facile d'être parent. J'espère que je saurai être un aussi bon parent que les miens.

lundi 2 novembre 2009

vie de lézard

Un lézard... voilà comment je me sentais aujourd'hui dans mon bureau. Quelle belle journée.

J'ai l'immense chance d'avoir un bureau avec une grande fenêtre - qui s'ouvre en plus. Je n'ai pas une très belle vue, je peux voir le Queensway et de vieux édifices patrimoniaux que je trouve franchement laid. Mais je peux voir le ciel. Et aujourd'hui, quel beau ciel.

Quel plaisir de partir travailler ce matin, alors qu'il faisait clair, et sous un ciel sans nuages. C'est comme ça que j'aime l'automne : légèrement frais et ensoleillé. Je ne peux m'empêcher d'être de bonne humeur les jours comme ceux-ci.

La lumière m'avait manqué - comme à tout le monde probablement. Notre été a été si pluvieux que je n'ai pu faire le plein.

Aujourd'hui, assise devant mon ordinateur, les yeux plissés pour essayer de déchiffrer l'écran, le soleil chauffait le côté gauche de mon visage, me faisait une caresse invisible. J'avais la vision d'un lézard prenant un bain de soleil et c'était moi.

dimanche 1 novembre 2009

ma sauterelle

Il y a de ça plus de 7 ans, j'étais chez des amis pour célebrer l'annonce de leurs fiançailles. Le plan était de passer la soirée entre amis, à s'amuser et à boire quelques bières.
C'était en mai et même si j'étais très heureuse pour mes amis, j'avais la tête ailleurs. J'étais dans la salle de bain et je me regardais dans le miroir. J'essayais de ne pas sourire. Mais c'était peine perdue, même en faisant la plus grosse "baboune" du monde, je ne pouvais m'empêcher de sourire. Je venais de faire un test de grossesse et le résultat était positif.
J'ai essayé pendant plus d'un an de tomber enceinte. Des tests de grossesse, j'aurais pu les acheter au Costco. Pendant longtemps, j'ai cru que mon karma était mauvais et qu'il y avait une raison pour laquelle je ne pouvais pas tomber enceinte. J'admets aussi avoir été terriblement jalouse de ma soeur qui avait réussi à tomber enceinte "du premier coup" deux fois!
Mais ce soir-là, je tenais le test dans mes mains et j'essayais de ne pas sourire. Je ne voulais pas gâcher la soirée de mes amis - même si je savais très bien que je pourrais jamais garder ça pour moi. Je suis sortie quelques instants et j'ai demandé au père de venir dans la salle de bain. Je ne l'ai jamais vu aussi heureux que cet instant.
Mon fils est le plus beau cadeau que j'ai eu. Chaque jour qu'il est dans ma vie est plus beau. Quand il vient se coucher dans mon lit le matin, qu'il se colle et me dit qu'il m'aime, je ne pourrais rien demander de plus.
Les années ont passé depuis cette soirée de mai, mais mon amour pour lui n'a fait que grandir. Oui, parfois, il m'énerve et je peux perdre patience. C'est vrai - comme pour tous les parents j'imagine.
En fin de semaine, mon fils et moi avons construit un volcan. Il nous reste à le peindre et j'ai déjà très hâte de verser du vinaigre sur le bicarbonate de soude devant les yeux de mon fils tout émerveillé!
Ce soir, il m'a demandé de ne plus l'appeler ma sauterelle : "Je suis devenu trop grand pour être une sauterelle. Je veux que tu m'appelles ton garçon maintenant." "Tu seras toujours ma sauterelle..."