mercredi 8 décembre 2010

La raisonnable a été plus forte

:(
Ce matin, j'avais décidé de partir dimanche prochain. Pour être honnête, mes réflexions m'ont réveillée très tôt ce matin.

D'un côté, j'ai envie d'y aller. Envie comme ce n'est pas possible. Mais, à 4 heures ce matin, j'ai pris un papier et un crayon et j'ai fait la liste des choses que je devais faire d'ici Noël - au bureau et à la maison. Puis je me suis demandé si je pouvais y arriver.

Alors, au bureau ce matin, bien décidée à partir, mais encore plus stressée qu'hier, j'ai demandé à ma patronne si je pouvais prendre congé la semaine prochaine. "Ben oui Stéphanie - Vas-y et amuse-toi!" (J'ai une boss fantastique).

Et le stress qui monte, qui monte...

J'avais besoin de parler à quelqu'un qui me connaissait et qui me conseillerait. Quelqu'un qui me connaissait super bien parce qu'il est comme moi. Ou je suis comme lui. Mon papa.

"Pourquoi tout de suite Steph?"

Oui, pourquoi tout de suite?

Alors j'ai décidé que je partirais pas dimanche.

Non, mais je vais partir le 13 janvier! Un mois et quelques jours pour me préparer. Pour finir mes affaires, pour m'assurer que tout roule bien au bureau, pour ne pas surcharger mes employées.

Ça me donnait le temps d'acheter mes cadeaux de Noël. Je sais que financièrement, ce sera plus facile à absorber. Et je pense aussi, qu'en quelque part, le temps des fêtes, ces quelques jours où mon fils sera chez son père, je serai moins triste. Je vais avoir quelque chose à anticiper, à préparer.

Et puis... j'aurai plus de temps d'entraînement, des hanches moins rondes, un ventre (un peu) plus plat. Qui sait... Je rencontrerai peut-être l'homme de ma vie sur les belles plages du sud? :)

mardi 7 décembre 2010

Stressée la madame!

Le travail me sort par les oreilles! Je suis tellement occupée que je n'arrive même plus à être productive. Et la perspective du mois de janvier... avec tous les processus de dotation dont je devrai m'occuper, avec la perte de ma collaboratrice, mon adjointe qui fait plus de tort que de bien... J'en perds mes cheveux.

Je n'ai plus de patience. Mais mon fils qui en paie le prix. Pas juste lui, certaines personnes au bureau aussi, mais c'est pour lui que j'ai plus de peine.

Je n'ai pas vraiment pris de vacances cet été. Quelques jours ici et là avec le p'tit. Mais j'ai surtout profité de mes nombreuses semaines sans lui pour travailler plus... et pour passer du temps avec une amie qui ne filait pas fort (qui ne file pas beaucoup mieux en ce moment d'ailleurs). J'ai besoin de temps À MOI. Sans mon ordi, sans la télé, sans le téléphone, sans personne qui entre dans mon bureau, sans budget à balancer, sans problème à régler.

Demain, je vais décider, mais je pense bien que la semaine prochaine, ça va être bye bye bonsoir! Débrouillez-vous sans moi pour une semaine! De toute façon, il n'y a personne d'indispensable sur cette terre non?

Une semaine les pieds dans l'eau, les lunettes de soleil sur le nez, un livre pas trop loin, de la musique dans les oreilles.

Ça coûte cher le sud toute seule. Il faut toujours payer la maususe d'occupation double. Mais il y a de bonnes aubaines de dernière minute. Aussi près de Noël, ça va être compliqué je sais, mais j'en ai besoin! Je rusherai à mon retour pour faire mon magasinage. Ce n'est pas raisonnable. Mais j'en ai assez d'être raisonnable! Je veux du soleil bon! (ou pour citer Lionne baon!!!!)

J'ai appelé ma mère tantôt... pour lui demander si elle pouvait garder le p'tit la semaine prochaine. Elle a dit oui.

lundi 6 décembre 2010

Ouin ben!

J'ai pensé à fermer le blog aujourd'hui. Je me suis dit que ça me rendait vulnérable, que je me livrais trop, que ça en dérangeait certains.

Et puis, je me suis rappelé pourquoi j'avais décidé de commencer à l'écrire. D'abord parce que j'aime écrire. Ensuite parce que ça me permet de me confier, de mettre de l'ordre dans ma tête et dans mon coeur, de prendre le recul que je n'aurais pas autrement. Puis aussi, parce que d'une certaine façon, ça remplace cette autre moitié que je n'ai pas. Celle qui n'est pas là quand je reviens du boulot et que j'ai eu une dure journée, celle qui ne peut pas m'écouter.

Donc, ce blog, c'est pour moi que je le fais non? J'aime être lue, mais c'est un bonus, un plus. Alors je ne vais pas arrêter. J'aime trop ça écrire.

dimanche 5 décembre 2010

Nostalgique...

Il y a deux semaines, j'étais déçue, la semaine passée, j'étais fâchée.

Aujourd'hui, maintenant que c'est évident que c'est terminé pour de bon, je suis envahie par un sentiment nouveau. Je me sens différente. Tous ces longs mois, je n'ai jamais pu me résoudre à faire une croix sur lui. J'étais convaincue que c'était le temps qui s'était mis entre nous deux. Sans croire qu'il reviendrait, je me disais que je l'aimerais toujours.

Le revoir était une bonne chose, je le sais. Ça m'a permis de voir qui il était - ou qui il avait choisi d'être. Et avec le recul, j'ai su que je ne pourrais être heureuse avec lui. Tout ce que j'avais aimé en lui, tout ça existe encore, mais derrière un mur. Et je n'ai pas envie de me frapper dessus chaque fois que je tente de l'approcher.

Je ne peux pas dire que je suis triste.

Mais je pense à tous les moments que nous avons eus ensemble, je pense à tout le bonheur que nous avons vécu. Les soirées, les fins de semaines, les quelques jours à Washington. Je suis nostalgique. Je sais quel genre d'homme il peut être, je sais le genre de connexion que nous pouvons avoir. C'est du gâchis. Je trouve ça plate en maudit. Mais c'est son choix, pas le mien et je n'y peux rien.

Je suis déçue d'y avoir cru si longtemps. J'imagine que je n'étais pas prête avant pour ouvrir les yeux. Mais ça me fait de quoi quand même. Passer à autre chose n'est jamais facile...

samedi 4 décembre 2010

Différence d'opinion

Dimanche dernier, j'ai eu une discussion avec mon beau-frère. Nous parlions des gens en général. Lui disait que les gens étaient égoïstes et hypocrites, je disais que les gens étaient fondamentalement bons. Que oui, parfois, souvent même, certaines personnes pouvaient faire des gestes qui nous faisaient mal, mais que leurs intentions n'étaient pas mauvaises. Que c'était très difficile de se mettre à la place des autres, de faire plaisir à chacun.

J'y crois profondément. Et hier encore, puis ce matin, j'ai eu des confirmations que les gens étaient bons.

Ce matin d'abord...

J'ai reçu un courriel tantôt. Une amie qui a lu mon blog, qui a lu au sujet de mon fils qui m'inquiète. Une amie qui a pris le temps en ce samedi matin de décembre pour m'écrire. Pour me parler de son expérience, pour me suggérer quelque chose, pour mon conseiller. Peut-être pas grand chose pour certains... Mais pour moi c'est beaucoup. Cette personne a pris quelques minutes de SON temps pour moi et mon fils. Juste pour m'aider.

Et hier soir...

On m'a prise par surprise. J'avais un party de Noël hier. Avec presque toute mon équipe. Je suis la patronne et j'avais considéré ne pas y aller. Parce qu'il y deux autres party de bureau dans les prochaines semaines, parce que je suis le boss et que peut-être qu'ils s'amuseraient plus si je n'étais pas là.

Je crois être une bonne patronne. Juste, équitable, qui aime son équipe, qui est fière du travail fait et qui le dit, souvent. Mais je suis aussi une patronne exigeante. Et je suis directe. Quand il y a un problème, je le dis, on le règle et on continue.

Mais quatre personnes m'ont convaincue de venir et j'y suis allée.

Je me suis beaucoup amusée... Mais je m'amuse toujours dans ce genre d'occasion. Je suis une personne sociable et avec du monde autour, je suis bien. Et si on met de la musique et qu'on danse...

Mais au milieu de la soirée, on a arrêté la musique et la "sous-chef" s'est adressé à tous. Elle part à la fin du mois alors je croyais que c'était pour ça... Mais toute l'équipe avait préparé quelque chose pour moi. Un petit poème... "La super boss" :) Un beau certificat de reconnaissance encadré pour me remercier et me dire que je suis appréciée... Un cadeau même. Les larmes ont coulé!

J'ai été tellement touchée par le geste. Et c'est en plein ce dont j'avais besoin je crois. J'avais besoin d'entendre me dire qu'on m'aime.

Alors oui, je crois que les gens sont bons. Merci, merci, merci mes amis... :)

mercredi 1 décembre 2010

Où se cache l'énergie?

Fatiguée? Le mot est trop faible! Je ne suis même pas capable de dire quel jour de la semaine nous sommes...

En gros? Trop occupée au bureau, je vais perdre ma collaboratrice, je manque de temps, mon adjointe est pourrie, je passe trop de temps prise dans les embouteillages le soir, mon fils fait des crises d'anxiété à répétition et je ne sais pas comment les gérer. Bon, c'est surtout le dernier point qui m'épuise.

Je crois avoir passé la soirée d'hier à pleurer... c'est vous dire à quel point cette situation avec mon fils me met à l'envers.

Aujourd'hui, il va bien. Mais je suis fatiguée, alors je n'ai pas de patience... :) Les mamans me comprennent j'en suis certaine.

Mais bon! C'est le 1er décembre. Et il pleut à verse! J'aurais aimé de la neige, mais à la quantité de pluie qu'on a eu, je peux imaginer la pelle... et ça me dérange un peu moins on dirait.

Je compte commencer le magasinage des fêtes bientôt. Je sais ce que je veux alors ça devrait aller vite. En fin de semaine, je fais le sapin. Je décore la maison. Pas à l'extérieur... j'ai le vertige et ma prise électrique dehors ne fonctionne pas. De bonnes raisons, des excuses... c'est pareil. ;)

Je voudrais aller dans le sud... ça a bien l'air que ça ne sera pas cette année encore. Je n'ai pas envie d'y aller seule... et de toute façon, janvier pourrait être vraiment occupé au bureau! Trop!

L'énergie doit se trouver sous mes couvertures, dans la noirceur, les yeux fermés... Mais pas tout de suite, il faut bien regarder le match des Canadiens avant.

lundi 29 novembre 2010

École buissonnière

Ma petite sauterelle n'allait pas cette nuit. C'est rare... Émotivement, il y a quelque chose qui cloche. Quoi? Je ne sais pas, mais le sommeil ne l'a pas attrapé complètement avant 2 heures ce matin.

Il s'était pourtant bien amusé. Le tournoi de Kinball dimanche matin avait été amusant. Et tout cas, moi, j'ai apprécié. Mais à midi, au retour à la maison, il avait mal à la tête. Il s'est couché sur le sofa et n'avait envie que de calme et de tranquilité.

Et nous sommes allés chez ma soeur voir le match de la Coupe Grey (Bravo les Alouettes). Il s'est amusé... Il fallait le voir faire son spectacle de danse avec sa cousine, une perruque noire sur la tête.

Mais cette nuit... Il pleurait. Il s'inquiétait pour toutes sortes de choses... Est-ce que le Père Noël allait comprendre qu'il fallait apporter les cadeaux chez grand-maman ET chez papa? Est-ce qu'il y aurait un tremblement de terre pendant la nuit qui le ferait tomber de son lit? Tout à coup un voleur venait et volait sa nouvelle médaille de Kinball...

Impossible de le raisonner, impossible de le consoler. Il s'est finalement endormi, dans mes bras sur le sofa du salon.

Alors ce matin, je l'ai laissé dormir. Tant pis s'il arrive à l'école en retard. Puis, quand il s'est réveillé, j'ai décidé de passer la journée avec lui, d'essayer de comprendre d'où venait toute cette angoisse.

Ça nous a fait tellement de bien! Flâner tout le matin dans les magasins sans rien acheter pendant que je faisais installer mes pneus d'hiver. On a parlé, il m'a montré les livres qu'il aimait. J'ai suivi son rythme aujourd'hui, pas le mien. Pas de "dépêche-toi, on va être en retard" ou de "allez, viens ici, je dois acheter telle chose". C'était lui qui décidait où on allait. Et il nous a mené au Canadian Tire, dans l'allée des raquettes. J'en veux!!! Après Noël, c'est décidé, je nous en achète chacun une paire. Les samedis matins, on va aller marcher dans la forêt, respirer le bon air frais. Puis aller se boire un bon café chaud (pour maman) et un bon chocolat chaud (pour sauterelle).

J'ai fait ça pour lui aujourd'hui. Pour qu'il se sente aimé et important. Mais ça m'a fait tellement de bien à moi aussi. Il est fantastique mon garçon. Je suis tellement chanceuse de l'avoir... même quand il me garde réveillée jusqu'à 2 heures du matin.