mardi 12 juillet 2011

Le camping

Le bonheur de dormir dans une tente, dans un sac de couchage. Il fait chaud, et des fois, des moustiques se retrouvent pris dans la tente et nous bourdonnent autour de nos têtes toute la nuit. Si on a le malheur de recevoir un peu (ou beaucoup) de pluie, on dirait que nos vêtements sont humides en permanence. On fait un feu de camp le soir et on y fait rôtir des guimauves (c'est le fun, mais au fond, c'est dégueux des guimauves chaudes et calcinées...).

Rien à voir avec mes derniers jours.

D'abord, nous avons été incapables de faire un feu. Le bois était détrempé et le feu ne s'y est pas installé. Quelques flammes et beaucoup de fumée.

Et puis, pas de tente et de sac de couchage.

Ma soeur a une roulotte. Une grosse roulotte. Il y a même deux salles de bain! Et trois télés avec cable. On a internet (très, très lent par contre...). Une cuisinière au propane, un frigo, un évier. Un sofa dans la pièce principale d'où je vous écris ce soir. Une chambre pour les enfants. Une autre pour moi. Le sofa pourrait lui aussi se transformer en lit.

Dehors, une grande table avec six chaises de patio. Entre deux arbres, un hamac tendu très confortable où j'ai passé quelques heures à lire en laissant les rayons de soleil se filtrer un chemin jusqu'à moi à travers les branches de pin.

Cet après-midi, alors que le ciel s'est soudainement assombri, nous nous sommes dépêchés pour nous mettre à l'abri de la pluie dans la roulotte.

Je me souviens alors que j'avais dix-neuf ans, j'étais allée faire du camping avec mon amie Michelle dans le parc de la Mauricie. De la pluie toute la nuit. Nous n'avions pas de voiture et c'est sur le pouce que nous avions fait le chemin jusqu'à Montréal. Le retour avait été plus ardu. Il y avait peu de voitures qui sortaient du parc. Encore moins de personnes intéressées à faire monter deux filles portant des espèces de sacs poubelle rouge et jaune, trempées jusqu'aux os et empestant le "Région sauvage".

Non, vraiment, le camping que je fais depuis samedi n'a rien à voir avec le camping, le vrai.

Mais c'est quand même le fun. Je serai de retour à la maison demain. Je dormirai dans mon lit. Même si celui où je dormirai ce soir est bien, il n'y a rien de tel que de dormir à la maison!

lundi 11 juillet 2011

Des vacances pas toujours reposantes

Ah comme j'aimerais vous dire que les vacances sont extra, que je me repose, que je relaxe, que j'ai beaucoup avancé dans la lecture de mon deuxième Dan Brown en moins d'une semaine...

Hier soir, j'aurais pu vous le dire. Mais la journée d'aujourd'hui a été plus éprouvante.

Je me souviendrai (et si je l'oublie, j'espère que quelqu'un me le rappellera) que mon fils a besoin de retrouver sa routine avant de repartir ailleurs. Pour bien faire, il aurait fallu que je dorme à la maison samedi. Aujourd'hui, après 10 jours à ne pas dormir dans son lit, c'est un garçon anxieux et à fleur de peau que j'avais. Oulala. Des larmes, il en a versées. Parce qu'il a perdu aux cartes ou parce que sa cousine est allée à la salle de bain avant lui. Et surtout, il a pleuré parce que ses cousines se chicanaient (comme de vraies soeurs, elles se chicanent TOUT LE TEMPS!).

Ce soir, il pleut à boire debout. Moi qui ne suis pas folle de faire la cuisine sur le barbecue, j'aime encore moins quand c'est sous la pluie et que le tonnerre gronde. La télé ne fonctionne pas, les grosses gouttes tombent sur le toit avec beaucoup de bruit. J'ai encore l'internet et mon livre. Maintenant que les enfants sont calmes devant un film dans leur chambre, je vais pouvoir profiter de quelques instants de calme.

Par contre, ce matin, mon fils a appris à nager. Avec ses cousines et moi dans le lac, une bouée autour de la taille, on lui a appris les mouvements. Puis il s'est essayé sans la bouée. Il a encore besoin de pratique, mais j'étais contente. Depuis le temps que j'essaie de lui apprendre. J'aurais bien sur pu l'inscrire aux cours de natation, mais avec le bruit écho des piscines intérieures, mon fils devient hyperstimulé et perd le contrôle.

J'ai la première saison de Brothers and Sisters. Je vais avoir un choix difficile entre le beau Rob Lowe ou les pages de la Forteresse digitale de Dan Brown...

Bonne soirée!

vendredi 8 juillet 2011

L'abonnée que vous tentez de rejoindre n'est pas disponible

Et elle n'est plus disponible parce qu'elle est en vacances!

Je n'ai pas l'habitude des vacances en juillet. Je préfère le mois d'août, attendre le plus tard possible dans l'été avant de partir. Mais cette année, ce n'était pas possible.

Pour la première fois aussi, j'ai pris deux semaines pas collées. La semaine prochaine, puis une autre à la mi-août.

Et, autre première je crois, je ne pars pas complètement épuisée. La dernière semaine seule à la maison m'a permis de recharger mes piles, de me centrer sur moi quelques jours. Ce vendredi après-midi est arrivé sans que je compte les minutes avant de pouvoir partir. C'est extra comme sentiment, j'ai l'impression que je vais pouvoir profiter de mes vacances pour m'amuser plutôt que d'avoir à me reposer.

Demain après-midi, je vais mettre la valise dans le coffre. Un gros sac de nourriture, un autre rempli de viande, de fruits et de légumes. Je suis allée m'acheter un livre de Dan Brown, j'ai pris une série télé en DVD. Je vais monter en voiture et monter vers le nord pour aller rejoindre ma soeur à son terrain de camping. Elle va retourner chez elle dimanche et moi, je vais profiter de la plage, du lac et je l'espère du beau temps, pour faire ce que j'aime pendant que mon fils s'amuse avec ses cousines. De vraies vacances.

Quand j'ai quitté le bureau à 16 heures aujourd'hui, tout le monde, un après l'autre, m'a recommandé de ne pas travailler pendant les vacances, de laisser mon blackberry à la maison. J'ai trouvé ça intéressant, je crois qu'ils ont remarqué que je travaillais trop. :) Mais non, je n'ai pas du tout l'intention d'apporter du travail. Pour ce qui est du blackberry, ma soeur m'a dit qu'il n'y avait pas de signal cellulaire. Il y a l'internet par contre alors j'écrirai peut-être.

jeudi 7 juillet 2011

La sainte paix!

Quand j'ai fermé la porte vendredi soir alors que mon fils partait pour Sherbrooke pour la semaine, mon coeur s'est serré. Pas par peur de m'ennuyer de lui - une semaine, ça passe si vite - surtout à cause de ma nostalgie qui je le savais risquait de se pointer.

Petit vendredi soir tranquille. Un samedi qui pèse lourd. Un dimanche où je me suis absorbée dans les pages d'un livre pour ne pas penser. J'avoue, ça m'a manqué de ne pas pouvoir paresser au lit dans les bras de quelqu'un, de ne pas aller déjeuner au resto en buvant café après café. J'aurais eu envie d'une petite soirée romantique à boire du vin et à faire ce que les adultes aiment faire...

Quand mon fils est là, ça me manque moins. Mais une longue fin de semaine d'été, c'est tricoté pour des amoureux ça.

Oh well. Vivre le livre qui est venu à ma rescousse et qui m'a sortie de ma nostalgie.

Et lundi matin est arrivé. Est-ce que j'ai le droit de dire "Quel bonheur!"? Me réveiller plus tard et quand même réussir à partir plus tôt. Ne pas me stresser dans la circulation le soir car je n'ai pas à m'inquiéter d'arriver en retard à l'école. Je peux faire ce qui me tente le soir. Reprendre possession de mon salon!

Cette semaine est arrivée à point. J'en avais besoin. C'est comme une semaine de vacances quand je travaille.

Je sais que mon fils va bien. Si je pourrais faire bien des reproches à son père, je ne pourrai jamais lui reprocher de ne pas s'en occuper. Ce n'est pas comme à la maison, nous n'avons pas les mêmes principes, mais mon fils est en sécurité et je sais qu'il s'amuse. Nécessairement, puisqu'il voit son père si peu, ils font plein de choses ensemble: golf, crème glacée, cinéma, jeux, sorties, resto. Alors je ne m'inquiète pas.

Et j'en profite.

Samedi, il sera déjà de retour et nous partirons ensemble faire du camping pour 5 jours. Je compte bien faire le plein de lui puisqu'il repartira bientôt pour trois semaines de suite cette fois. Je risque de trouver ça un peu plus difficile. :)

mardi 5 juillet 2011

Ça me rend malade!

Il y a deux ans, ou à peu près, mon coeur se brisait. J'avais gardé espoir pendant de longues semaines. J'avais persévéré comme je le fais toujours. J'y avais cru. Mais la réalité est venue me rattraper. NON. Rien à faire. Un couple, ça se fait à deux et quand on est seul à y croire, ça ne marche pas.

Ce n'était pas ma première déception amoureuse. J'espère que ça aura été la dernière, mais qui sait. Personne ne s'est approché de mon coeur depuis. Même pas près.

Mais pour la première fois, j'ai mis du temps à me relever. Le pire été de ma vie. Ma solitude que je n'avais jamais trouvée trop lourde à porter, me clouait au sol et m'empêchait de respirer.

Puis le coup de grâce. Mon amie qui met fin à ses jours comme ça. Comme on décide de se faire couper les cheveux.

Je n'ai que peu de souvenirs des quatre semaines qui ont suivi. Mes nuits se passaient les yeux rivés au plafond. J'avais trop peur de les fermer car mes paupières étaient hantées de l'image d'un garçon qui portait le fardeau du geste absurde de sa mère. Ma peur me vrillait les tempes.

Un beau matin d'octobre. Le téléphone qui sonne dans mon bureau. Mon envie furieuse de disparaitre. Ne plus voir, ne plus entendre. Ne plus sentir.

Troubles de l'adaptation et de l'humeur. Le diagnostic de mon médecin après que j'ai eu l'intelligence d'ignorer mon orgueil et la force de demander de l'aide.

Troubles de l'adaptation et de l'humeur.

Troubles de l'adaptation et de l'humeur.

Même diagnostic.

Je suis sous le choc. Je ne comprends pas. J'avoue, je ne comprends pas du tout. Je sais comment je me sentais à ce moment-là. J'aurais pu faire mal à mon enfant? Jamais! Je voulais tellement le protéger de ce mal que j'ai pris ma voiture et je suis allée voir mon médecin. J'ai pris congé, je me suis soignée. Pour moi, oui. Pour mon fils, surtout.

Ce n'était pas une grosse dépression. Je sais que certaines personnes sont littéralement terassés par cette terrible maladie. Mais de là à transpercer de dizaine de coups de couteau le corps d'un enfant de 2 ans?

MA-LA-DE cet homme? Oui. Responsable de ce qu'il a fait? Comment peut-il en être autrement? Comment la dépression peut-elle servir d'excuse au meurtre? Il est médecin. Cardiologue peut-être, mais il a fait école de médecine. Il connait la dépression.

Ce soir je pense à ces enfants... Ils n'ont eu aucune chance. Victimes de leur père. Mort atroce.

Je pense à cette mère qui a perdu ses enfants. Qui entend la justice lui dire que le coupable n'est pas responsable. Il était déprimé le pauvre petit. Il était déprimé parce que TU l'as trompé et quitté.

Cette mère à qui la tête doit sans doute lui répéter encore et encore qu'elle n'est pas responsable de ce qui est arrivé. Cette mère qui pleure certainement trop fort pour entendre sa tête la raisonner.

Je ne crois pas avoir les mots pour exprimer ma colère ce soir. Où s'en va notre monde si nous n'avons plus à être responsables de nos actes...

samedi 2 juillet 2011

Cassonnade, étourderie et boucane

Depuis quelque temps, je me suis mise à cuisiner des desserts. Rien de bien compliqué la plupart du temps, mais pour quelqu'un qui n'avait jamais rien fait d'autre que de la croustade aux pommes, c'est un changement.

La clé, c'est de toujours avoir les ingrédients sous la main. Au cas où l'envie me prendrait. Avant, faire un dessert était toujours une affaire planifiée et je finissais par acheter un mélange à gâteau, ou encore mieux, un gâteau déjà préparé.

Le préféré de ma sauterelle, c'est le pouding chômeur. J'avoue que c'était aussi mon préféré quand j'étais petite. J'ai trouvé une recette facile sur internet. Le meilleur, c'est mon fils qui est tout content.

Cette semaine, je n'arrivais pas à retrouver la recette alors j'en ai essayé une autre. Pas une bonne idée. Il y a avait plus de sauce je pense et pendant la cuisson, tout a débordé. Du sucre qui brûle... Vous savez ce que ça fait? De la fumée.

Ce soir-là, on n'a pas mangé de dessert. Je me suis dit que j'irais acheter un produit pour nettoyer le four le lendemain.

Je l'ai fait? Ce serait mal me connaitre. Oui, je suis allée au magasin. Oui, j'avais fait une liste. Mais j'avais laissé la liste à la maison! :) Ça me ressemble bien.

Alors hier, plusieurs jours plus tard, et ayant complètement oublié cette histoire, j'ai décidé de me faire des nachos pour souper. Je les ai préparés, puis glissés dans le four. 350 degrés.

Le feu a pris. Et j'ai peut-être les ingrédients pour faire des gâteaux, mais je n'ai pas d'extincteur. Je ne savais vraiment pas quoi faire.

J'ai sorti les nachos, éteint le four. J'ai placé une plaque sur le trou d'aération du four et j'ai refermé la porte, espérant que ça s'éteindrait tout seul. Ça a duré une minute peut-être.

Mais la fumée... Mon détecteur de fumée qui se met à crier dès qu'on fait brûler une toast est resté silencieux hier. Pas un son. Et pourtant, mes yeux piquaient à cause de la fumée. J'ai ouvert toutes les fenêtres, le ventilateur. Je suis restée pas trop loin de la cuisine, à l'écoute du moindre bruit, me levant toutes les dix minutes pour m'assurer que le feu ne reprendrait pas.

J'ai toujours eu peur du feu. Enfant, j'ai vu la maison en face de chez moi brûler. Quand j'ai vu le film "La tour infernale", j'ai été plusieurs jours sans pouvoir bien dormir. Je ne pouvait m'empêcher hier d'imaginer ma cuisine en flammes, de me retrouver dans les escaliers, mon passage bloqué par le feu. Je sais, c'est complètement irrationnel comme peur, mais même allumer le barbecue me fait trembler.

Je pense que je vais devoir acheter un nouveau four. Je pourrais changer l'élément uniquement, mais j'ai hérité de la cuisinière de ma grand-mère, qui est morte il y a plus de vingt ans. C'est l'excuse dont j'avais besoin je crois. Le timing n'est pas génial, mais le timing l'est rarement. Et j'en profiterai pour acheter un extincteur aussi.

vendredi 1 juillet 2011

Long weekend

Une des meilleures choses avec l'arrivée de l'été, est le début d'une longue série de mois avec des fins de semaines de 3 jours. Il y a bien novembre qui fait exception, mais étant fonctionnaire, je suis en congé le 11 novembre.

C'est fou comme ça fait du bien d'avoir ce petit extra, ce petit cadeau gratuit. Un bonus. Deux jours de fin de semaine, ça passe vite si on a des choses à faire; l'été, dieu sait s'il y en a. Les platebandes à désherber, le gazon à couper, les fenêtres à laver, le lavage. Et le ménage. On dirait que la maison se salit plus vite l'été. On passe son temps à rentrer et sortir. Souvent, on est sales et on rapporte terre, gazon coupé. Avec des enfants, c'est pire. Ils reviennent de l'extérieur et on se gratte la tête en se demandant comment ils ont pu accumuler autant de sable dans des SANDALES!! :)

Alors cette petite journée d'extra, elle fait du bien. L'hiver, je me permets de paresser un peu le matin; l'été, plus difficile de rester au lit quand le soleil brille et nous appelle.

Et en fin de semaine, je me suis payée un autre petit cadeau. J'ai pris jeudi de congé. J'avais du gros travail de bras à faire en fin de semaine. J'ai enlevé ma piscine il y a quelques semaines et maintenant, j'ai des roches en quantité que je dois enlever. Pour les mettre où? Bonne question. J'ai passé ma journée à prendre des pelletées de roches, les mettre dans un seau, les transporter et les vides ailleurs. La brouette de mes parents n'a plus de roues alors la chaudière était mon option. Ensuite, il a fallu arracher toutes les pousses d'arbres qui avaient poussé dans la roche, couper les branches, les attacher en ballots. C'était parfait hier pour faire ça. Il a fait beau la plus grosse partie de la journée, mais avec des températures autour de 20, j'ai pu travailler sans avoir trop chaud. Bon, je ne dirais pas que je n'ai pas transpiré. :) J'ai travaillé fort, la preuve, j'ai mal partout ce matin.

Ma sauterelle s'en va cet après-midi. Son père m'a demandé s'il pouvait venir le chercher aujourd'hui plutôt que demain. Une semaine sans petit garçon de 8 ans, ça va faire étrange; ça fait longtemps que je n'ai pas eu la maison à moi seule. Une petite pratique parce qu'à la fin juillet, il va partir pour 3 semaines de suite.

Il n'est pas en grande forme par contre. Il se plaint d'avoir mal à la tête depuis trois jours. L'advil ne semble pas le soulager. Je souffre souvent de maux de tête et migraines - je sais ce que c'est. Ce n'est pas drôle...

Bonne fin de semaine tout le monde. Et Bonne fête du Canada.