mercredi 14 septembre 2011

De mieux en pire

La dernière fois que j'ai appelé mes parents pour qu'ils viennent me chercher, c'était au Cégep. À l'époque, il y avait ce qu'on appelle des dents de sagesse qui poussaient dans les mauvaises directions. Celles d'en bas, qui ne me faisaient pas vraiment souffrir, vers les autres molaires du bas. Et celles du haut s'amusaient à percer des trous dans mes joues. Je me suis ramassée avec un abcès d'enfer, de la fièvre et une douleur incroyable. J'ai appelé mon papa et ma maman et ils sont venus - ma père a conduit ma voiture et ma mère m'a amenée chez le dentiste qui a gentiment arraché la dent et prescrit une tonne d'antibiotiques. Ont suivi plusieurs rendez-vous chez le chirurgien maxilo-facial pour enlever les trois dents restantes de façon plus civilisée.

Tout allait bien aujourd'hui. Pas 100%, mais je me sentais assez bien pour aller au bureau. Puis, après le diner, la tête qui se met à tourner, le mal de coeur, le mal de tête. Mon lit m'appelait. Mais les étoiles et le déséquilibre m'ont fait peur et je n'ai pas osé prendre ma voiture pour retourner à la maison. Par chance, mes parents étaient ensemble et pas trop loin et ils ont pu venir me chercher.

Je crois que c'est une réaction aux antibiotiques. Heureusement que c'est un traitement de 3 jours seulement donc il ne me reste que demain.

mardi 13 septembre 2011

Mes excuses

Pour dire vrai, ça va bien mes affaires. Il y a quelques semaines, j'étais découragée, j'avais envie de baisser les bras. Puis vos encouragements, et ceux des personnes de confiance à qui j'ai parlé, m'ont fait du bien. Ça m'a re-crinqué.

Et depuis, il y a plein de positif. L'avenir m'apparait prometteur, je sais que de belles choses et de grands défis intéressants m'attendent. Et, la directrice-adjointe de l'école semble beaucoup plus compétente que celle de l'année dernière. Elle n'a beau être qu'à mi-temps, elle a plus accompli en quelques semaines d'école que celle de l'an dernier pendant toute l'année.

Alors ça va bien.

Mais ce soir, je me plains. OK?

Je suis malade............. Je me suis réveillée avec un mal de ventre incroyable. Et ce n'est pas parce que j'ai mes règles. La fièvre s'est installée vers les 10 heures et depuis, c'est le constant aller-retour aux toilettes. Ma vessie est remplie de couteaux! Maudit que ça fait mal une infection urinaire. Et pas moyen de se reposer, ça ne lâche pas.

Comme j'aurais voulu rester au lit. Mais je devais rédiger un document assez long. Ce matin qu'il devait être prêt. Et j'ai eu entre hier 15 heures et aujourd'hui matin pour le faire.

Je ne suis pas particulièrement douée pour les présentations et les "decks". Si c'est moi qui décide de le faire et que mon but est clair, pas de problème, même si j'ai tendance à trop en mettre. Mais quand je dois faire la présentation pour quelqu'un d'autre, c'est autre chose. Quand en plus, la personne qui me demande le document ne comprend absolument rien à ce qu'on fait, mais que ce document est destiné à quelqu'un qui lui le comprend assez bien, ça complique. Il faut trouver l'équilibre entre être clair et être concis et stratégique. Je suis certaine que je devrai encore passer une partie de la journée demain à la retravailler suite aux commentaires que je recevrai.

J'ai travaillé là-dessus une bonne partie de la journée. J'ai essayé de placer mon ordinateur portable sur mon ventre, espérant que la chaleur de l'ordinateur soulage un peu la douleur.

J'ai froid, j'ai mal, je ne me sens pas bien.... :(

dimanche 11 septembre 2011

10 ans plus tard

C'était une journée comme les autres. J'étais à l'époque coordonatrice dans une école de langues privée. J'avais une vingtaine de personnes qui se rapportait à moi, et je m'occupais d'une cinquantaine de clients. Ce matin-là, un de mes enseignant était en retard et son étudiante l'attendait. De trente minutes, son retard s'est bientôt étiré à une heure. J'étais furieuse.

Et puis il est arrivé. J'étais dans mon bureau et j'ai entendu qu'il y avait une commotion à la réception. C'était le prof... Il racontait ce qu'il venait de voir aux nouvelles. Il racontait et mon cerveau n'enregistrait pas. Comme si on essayait de me faire avaler qu'un extra-terrestre voulait prendre des cours de français avec nous.

Comme des millions de personnes, je me suis connectée à CNN. Mon cerveau a fini par enregistrer ce qui venait d'arriver. Étrange comme on peut vite comprendre. Comme tout le monde, j'ai compris que tout venait de changer en cet instant.

Je n'ai pas réussi à travailler ce jour-là. J'étais branchée sur internet et je n'attendais que la fin de la journée pour pouvoir rentrer à la maison. La télé a été allumée à CNN pendant plusieurs jours. Je ne l'éteignais que lorsque je quittais la maison.

C'est difficile de croire que ça fait déjà 10 ans. C'est encore si frais, j'ai l'impression que c'était l'année dernière. Et pourtant, tant de choses sont arrivées depuis... directement ou indirectement liées à ce qui s'est passé ce jour-là.

J'aurais aimé que 10 ans plus tard, on puisse voir que les choses sont mieux, que le monde a appris... Mais 10 ans plus tard, nous sommes encore là. La crainte, la haine, la guerre, l'incompréhension sont encore et toujours aussi présentes. J'imagine que c'était naïf de croire qu'il en serait autrement.

J'aimerais tant que la naïveté reste quelque chose comme croire au Père Noël ou aux contes de fées.

vendredi 9 septembre 2011

Ouff, quelle semaine!

Moi qui ne suis pas friande des montagnes russes, j'ai été servie cette semaine. Complètement folle!

Lundi : Petit souper en famille avec mes parents. Le soir, je me suis attelée à étudier pour mon examen/entrevue de mercredi matin. Je me suis fait de belles fiches avec les infos importantes pour pouvoir réviser le lendemain.

Tout ce temps, je suis préoccupée par une réunion qui doit avoir lieu le lendemain avec une personne que je n'aime pas beaucoup et qui a une attitude de dictacteur. Je n'arrive pas à m'endormir avant 3 heures du matin. Dans ma tête, des lois et politiques en langues officielles se mélangent à ce que je voudrais pouvoir dire à cette personne.

Mardi : Mon réveil sonne à 5h30. Beaucoup, beaucoup trop tôt. Le matin, j'ai du mal à me concentrer, ma réunion du matin me rend nerveuse. À 9 heures, je reçois un courriel; la réunion est reportée à 13h. 30 minutes plus tard, la réunion est à nouveau reportée à 11h30. Je me rends un peu plus tôt dans l'édifice à côté. À 11h29, un autre courriel est envoyé : la réunion est annulée. Bon. J'ai mal dormi et je m'en suis fait pour rien.

Je me couche tôt mardi soir. J'ai mal à la tête à cause du manque de sommeil. Ma tête touche l'oreille à 21 heures, mais très vite, je me fais réveiller par mon fils qui n'arrive pas à dormir. Il rêve qu'il se perd, que je le perds. Finalement, à 1 heure du matin, il s'endort sur le sofa. Maman aussi quelques minutes plus tard.

Mercredi : Le jour de mon entrevue. Celle que j'attends depuis si longtemps. Tout va mal ce jour-là. La personne qui doit me remettre l'étude de cas et les questions est en retard. Quand elle arrive, elle me remet le questionnaire en anglais. Un autre 15 minutes à attendre. Quand je reçois finalement les questions en français, je m'aperçois qu'on s'attend à ce que je prépare une présentation Power Point. Il n'y a pas d'ordinateur dans la pièce. Difficile un Power Point à la main... En plus, je me rends compte que les questions d'examen n'y sont pas. Pas de temps à perdre. Je me dis que je vais commencer et que j'irai voir ma patronne à 9 heures quand elle arrivera au bureau. Finalement, c'est elle qui vient me voir. Elle me remet ce qui me manque et me dit que j'aurai dix minutes supplémentaires pour me préparer.

Finalement, je n'ai pas le 10 minutes. Ce n'est pas trop grave, je suis prête. J'ai une présentation de 30 minutes à faire sur l'étude de cas et ensuite 30 minutes pour répondre aux 5 questions suivantes.

J'ai un peu pris le contrôle de l'entrevue. Maintenant que j'y repense, je n'ai même pas laissé la chance au panel de me poser les questions. J'ai parlé sans arrêt pendant une heure. Exténuant. C'était difficile, mais je crois avoir bien réussi. Est-ce qu'on dotera le poste? C'est une autre question, mais je me serai au moins qualifiée.

En après-midi, je reçois un courriel. Mon sous-ministre-adjoint a offert nos services à d'autres ministères et suggère quelque chose qui viendrait complètement bouleverser le travail de mon équipe. Et il me donne 3 semaines pour me préparer. Ça n'a aucun sens, ce qu'il propose n'est ni rentable, ni stratégique...

Jeudi : Les boss ne sont pas là. Ils participent au forum de leadership. Journée tranquille, sans intérêt. Je passe ma journée à espérer la fin de la journée.

Vendredi : Journée de réunions. Une après l'autre, même pendant l'heure du dîner. À 11 heures, on fait le bilan, je parle à mon équipe de ce que mon sous-ministre-adjoint a suggéré, j'explique de quelle façon notre session pourrait être affectée. Je tiens à communiquer avec mon équipe, je veux que chaque personne sache ce qui se passe. Je crois aussi que parfois, les meilleures idées viennent de l'équipe et de ce genre de discussions. À 13 heures, autre réunion avec ma DG et ma directrice. Nous parlons des implications de ce que le sous-ministre-adjoint suggère.

Ma DG me soutient. Elle croit aussi qu'une réflexion plus poussée est nécessaire. Je reviens à mon bureau avec le sourire. J'ai confiance que les choses vont s'arranger.

À 17h30, je regarde mon blackberry. Il y a un message de ma DG. Tout est réglé. Elle me parle même d'une proposition que je dois préparer qui changerait la façon dont on offre le service. Ce qu'elle me demande est ce que je suggère, ce que j'entrevois depuis déjà un certain temps.

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En réunion avec mon équipe aujourd'hui, je leur disais qu'il faut parfois juste faire ce qu'on peut et espérer. On passe tellement de temps à s'en faire pour des choses sur lesquelles on n'a aucun contrôle, un moment donné, c'est assez.

Je suis heureuse. Somme toute, cette semaine aura été positive. Et elle se terminera certainement bien par cette soirée en bonne compagnie.

Bonne fin de semaine... Ne perdez jamais l'espoir; tout finit toujours par s'arranger, éventuellement.

mercredi 7 septembre 2011

Quand savoir?

Ma sauterelle vieillit. 8 ans, presque 9. Ce matin, avant de partir pour l'école, il m'a souhaité bonne chance pour mon entrevue. Et ce soir quand je suis allée le chercher, il m'a demandé comment ça s'était passé, c'est la deuxième chose qu'il a dite après m'avoir dit bonjour. C'est assez exceptionnel comme geste; il a fait preuve d'empathie, il s'est intéressé à ce qui se passait dans ma vie, même s'il n'y avait pas d'impact sur la sienne.

Puis ce soir au souper, il m'a demandé quelles questions m'avaient été posées et ce que j'avais répondu. Il est d'accord, c'était pas mal difficile. (mais ça c'est quand même bien passé je crois)

Je ne sais pas si c'est pareil pour tous les parents. Mais parfois, on dirait que du jour au lendemain, nos enfants ont changé. On ne le voit pas venir et ça nous frappe en pleine face quand on le remarque et ça nous emplit de fierté.

Hier soir, mon fils a offert d'aller chercher du lait au dépanneur tout seul. Quoi faire?

Est-ce qu'il y a un âge où c'est correct? Il y a des risques c'est certain, chauffeurs imprudents, enfant distrait qui ne regarde pas des deux côtés de la rue, étrangers louches qui rôdent... Il y a toujours des risques et un moment donné, comme parent, il faut décider d'exposer nos enfants à certains risques. Je sais bien qu'il n'y a pas d'âge magique ou une ligne claire entre ce qu'on peut leur permettre ou non. Mais quand même, c'est difficile de savoir.

Hier, j'ai décidé de lui faire confiance. Je l'ai regardé mettre les sous dans sa poche, mettre ses espadrilles et partir, tout heureux que je lui fasse confiance. J'avoue être allée dans la rue et l'avoir regardé de loin. Je suis restée nerveuse les longues cinq minutes que la commission a duré.

Mais il fallait le voir quand il est revenu. Tellement fier de lui. Aujourd'hui, il en a parlé à l'école avec ses amis et son enseignante.

J'ai eu peur de le dire à son père, peur de me faire juger ou de me faire dire que j'étais irresponsable. J'ai finalement décidé de lui dire, c'est important. Pas de leçon de morale, pas de réprimande.

Qu'en pensez-vous? Comment gérez-vous les risques auxquels nos enfants sont exposés? Vous les protégez le plus possible ou préférez-vous les préparer et leur faire confiance? Ce n'est pas facile être parent... si seulement il existait un mode d'emploi facile...

lundi 5 septembre 2011

Mon cadeau de fête

Pour ma fête, j'ai reçu un superbe cadeau de la part de mes parents. J'en ai payé une partie, mais si peu...

Mon père a eu un excellent prix sur un ensemble frigo-cuisinière. Ils étaient dans une maison-modèle alors ils n'avaient jamais servis. Alors me voilà propriétaire de nouveaux électro-ménagers en stainless en plus. Moi qui avais le four de ma grand-mère décédée il y a plus de vingt ans, c'est tout un changement.

La première fin de semaine, j'ai fait des tartes et de la sauce à spaghetti (comment ça s'écrit ce mot-là?).

J'aime cuisiner. Je ne suis pas particulièrement talentueuse, mais j'aime bien. Par contre, je le fais très peu. M'activer dans la cuisine pendant des heures pour faire quelque chose de bon et être toute seule à l'apprécier, ça m'enlève le goût. L'heure des repas n'est jamais le moment le plus agréable pour ma sauterelle qui mange si peu.

S'asseoir autour d'un repas et manger devraient toujours être une activité agréable. Je crois qu'on n'a pas le choix d'avoir une vraie conversation autour d'une table. Comme on ne peut pas parler sans arrêt lorsqu'on mange, il nous faut du temps pour mâcher et avaler, on donne le temps à l'autre de parler, et on se donne le temps d'écouter.

Alors ce matin, quand j'ai vu le ciel gris et senti le vent frais, j'ai eu envie de vrai "comfort food". Et pour moi, il n'y a pas de meilleur repas réconfortant que le pâté chinois. Avec du ketchup aux fruits. Il m'en restait justement un pot, mon dernier! :(

J'ai décidé d'inviter mes parents à souper, c'est rare qu'ils viennent à la maison, c'est toujours le contraire d'habitude. J'ai préparé un bon repas si je me fie au fait que tout le monde en a repris une deuxième fois et que mon pot de ketchup aux fruits a été vidé. Pour dessert, j'avais fait dégéler la tarte préparée la semaine passée.

C'est tellement plus agréable de cuisiner sur une bonne cuisinière. Mon autre était terrible, les ronds n'étaient pas à niveau et le four ne chauffait pas bien. Et puis, c'est tellement mieux aussi de cuisiner quand on sait qu'on va pouvoir partager la nourriture avec d'autres autour d'une table; que je ne passerai pas mon heure de souper à dire à mon fils de manger.

vendredi 2 septembre 2011

Difficile de retrouver mon ryhtme

L'été a passé trop vite. Encore une fois, ça a été un été compartimenté. Mon fils avec moi pendant une semaine, puis une semaine chez son père. De retour à la maison, vacances pendant une semaine, travail de le maison la suivante. Bye Bye fiston pour un autre trois semaines chez papas puis de retour à la maison pour terminer l'été en beauté. Une semaine de vacances puis encore le travail de la maison. Et voilà, 9 semaines ont filé.

J'ai perdu ma routine. Perdu l'habitude de me lever à une heure fixe, perdu l'habitude de courir pour faire le déjeuner, le lunch tout en me maquillant. Perdu l'habitude aussi de dire à mon fils de se dépêcher car on va être en retard. J'avais oublié comment je pouvais facilement perdre patience d'attendre.

Ma sauterelle le matin... pas facile. Les médicaments n'ont pas encore fait effet alors le simple fait de s'habiller devient une épreuve de grande concentration.

Ce matin, j'ai reçu un appel de l'école. Le premier. "Madame, votre fils a de la misère à se concentrer, il est déranger, se plaint du bruit. Est-ce qu'il prend toujours ses médicaments? Est-ce qu'il a vécu un changement ces derniers jours?"

Eeuuuh... La rentrée scolaire. Est-ce que ça compte pour un changement ça? Évidemment que c'est difficile. Il a perdu l'habitude de se coucher tôt; il manque de sommeil. Il doit s'adapter à une nouvelle routine, un nouveau prof, de nouveaux amis. Ça va lui prendre quelques semaines, ça lui prend toujours quelques semaines.

Mais il n'y a pas que la sauterelle qui est fatigué. Maman aussi. Quand le réveil sonne à 5h30, j'ouvre à peine les yeux. C'est un bon 40 minutes de négociation intérieure avant que je réussisse à m'extirper de sous mes couvertures. C'est nouveau, j'ai jamais eu de misère à me lever avant.

Ça va se replacer assez vite j'en suis certaine, mais en attendant, je trouve ça difficile. Peut-être que si je dormais par terre ce serait plus difficile? On est tellement bien sous les couvertures...