Je n'en ai peut-être pas parlé à l'automne, j'ai oublié... Mon fils est venu me voir dans la salle de bain un matin et m'a dit que sa vie n'était pas belle et qu'il allait se planter un couteau dans le coeur. Mon propre coeur de maman a reçu tout un coup de couteau ce matin-là.
Il a refusé d'élaborer davantage. D'ailleurs, il m'a dit ça avec un grand sourire. J'ai téléphoné à l'école pour parler à sa TES ce matin-là. Nous avons impliqué la psychologue de l'école. À force de discussions, nous avons compris que son malheur était lié à une décision prise par l'école et moi de l'empêcher de jouer au hockey à la récré.
Tout va mieux, plus d'autres mentions de couteau ou de vie pas belle depuis. Sauf que lorsque c'est arrivé, j'en ai parlé à l'intervenante du CLSC. Ça a été comme un mot magique. "Sésame, ouvre-toi!"
Depuis cette discussion, j'ai reçu une subvention pour envoyer mon fils passer une journée par mois dans un organisme communautaire de la région, l'ARC. Bon pour lui, bon pour maman qui a besoin de répit de temps en temps.
Ensuite, on m'a demandé de participer à un groupe de discussion/formation pour les parents d'enfants ayant une déficience intellectuelle ou un trouble envahissant du développement.
Puis, elle m'a annoncé que le dossier de ma sauterelle était maintenant prioritaire pour être vu par des intervenants du Pavillon du parc (organisme faisant fonction de CRDI dans l'Outaouais - vous me direz qu'il était temps, deux ans et demi que mon fils a reçu son diagnostic). C'est la mention du coup de couteau qui lui a mérité l'étiquette de prioritaire.
J'ai aussi obtenu une référence en psychologie pour mon fils. Avec toute l'anxiété des dernières semaines, je crois que c'est nécessaire qu'il voie un psychologue. Je n'ai pas les outils pour l'amener à nommer ces craintes, je pense que même mon fils n'est pas capable de bien les identifier. Ça lui fera le plus grand bien. Et encore une fois, son dossier est prioritaire.
Ce qui a fait débloquer les choses tout d'un coup? Non, ce n'est pas un bon coup de Drano dans la tuyauterie des services de santé... C'est l'affaire du coup de couteau et aussi le fait que j'ai pris deux mois de congé de maladie pour stress. L'intervenante du CLSC me "surveille" maintenant. Elle m'appelle chaque semaine pour me demander comment ça va. J'avoue que ça me dérange un peu... même si j'ai pris un congé, ça n'a pas affecté mes capacités à bien m'occuper de mon fils. Sauf que d'un autre côté, c'est un bien petit mal pour que ma sauterelle obtienne enfin du soutien!
se lever, se doucher, réveiller le p'tit, faire le lunch, vite, vite, vite, on va être en retard. Service de garde, ponts embouteillés, café, travail, ponts encore, école, devoirs, souper, douche, histoire... Ouff. Maman peut respirer jusqu'à temps de tomber endormie.
mercredi 8 février 2012
mardi 7 février 2012
J'écris moins...
Mais j'écris plus... On m'a offert de faire de la traduction. Ça tombait bien, j'avais besoin de sous pour payer mes rénos. Mais vous comprendrez que je passe plus de temps devant l'ordi le soir et que je n'ai pas toujours envie d'écrire un billet quand je ne rêve qu'à mon lit.
Mais je vais TELLEMENT bien!!! Difficile de croire que ça allait si mal il y a deux mois à peine. Le travail ne vient tout simplement plus me chercher. À grands coups de séances de méditation, j'ai appris à laisser aller les choses que je ne contrôle pas.
Et puis, je ne me sentais moi-même, autrement que dans mon rôle de maman, qu'au boulot.
Ma vie est beaucoup plus pleine aujourd'hui. J'ai des projets dans lesquels je peux investir ma passion. Et il y a des personnes qui sont beaucoup plus présentes dans ma vie. Ça fait du bien. D'avoir de la visite, d'avoir des conversations.
Alors je vais bien. Comme jamais!
Mais je vais TELLEMENT bien!!! Difficile de croire que ça allait si mal il y a deux mois à peine. Le travail ne vient tout simplement plus me chercher. À grands coups de séances de méditation, j'ai appris à laisser aller les choses que je ne contrôle pas.
Et puis, je ne me sentais moi-même, autrement que dans mon rôle de maman, qu'au boulot.
Ma vie est beaucoup plus pleine aujourd'hui. J'ai des projets dans lesquels je peux investir ma passion. Et il y a des personnes qui sont beaucoup plus présentes dans ma vie. Ça fait du bien. D'avoir de la visite, d'avoir des conversations.
Alors je vais bien. Comme jamais!
vendredi 3 février 2012
Ça ne marche pas
Je ne sais plus où est la ligne entre anxiété et manipulation. Oui, quelque chose le rend anxieux. Oui, c'est vrai. Mais quand il a compris que sa peur lui permettait que je lui tienne la main avant qu'il s'endorme, il en a profité.
Hier a été horrible. Je l'ai laissé me faire mal, me faire pleurer. Il m'a dit des choses méchantes et je n'aurais pas dû me laisser atteindre autant.
Pour vous dire... J'étais encore fâchée ce matin.
Je me sais plus quoi faire. J'ai essayé la méditation guidée, la musique, une technique de respiration. Je l'ai rassuré. Je me suis fâchée. Je l'ai puni. Il n'est pas ouvert à essayer quoi que ce soit. Ce qui me fait penser à de la manipulation plutôt qu'à de la réelle anxiété.
Je suis fatiguée. Première semaine complète au bureau depuis 9 semaines, petit ajustement même si ça se passe très bien. Mais je stresse en mettant les pieds dans la maison. J'ai peur de l'heure du dodo... 9 ans, je n'avais jamais ressenti ça. Et c'est drainant émotivement.
Pourquoi, pourquoi n'y a-t-il pas un mode d'emploi...
Hier a été horrible. Je l'ai laissé me faire mal, me faire pleurer. Il m'a dit des choses méchantes et je n'aurais pas dû me laisser atteindre autant.
Pour vous dire... J'étais encore fâchée ce matin.
Je me sais plus quoi faire. J'ai essayé la méditation guidée, la musique, une technique de respiration. Je l'ai rassuré. Je me suis fâchée. Je l'ai puni. Il n'est pas ouvert à essayer quoi que ce soit. Ce qui me fait penser à de la manipulation plutôt qu'à de la réelle anxiété.
Je suis fatiguée. Première semaine complète au bureau depuis 9 semaines, petit ajustement même si ça se passe très bien. Mais je stresse en mettant les pieds dans la maison. J'ai peur de l'heure du dodo... 9 ans, je n'avais jamais ressenti ça. Et c'est drainant émotivement.
Pourquoi, pourquoi n'y a-t-il pas un mode d'emploi...
mardi 31 janvier 2012
Anxiété... Suite
J'y ai pensé toute la journée. Rien d'autre ne semblait avoir de l'importance. Ni la météo, ni mon entrevue ratée de la veille, ni les exigences sans queue ni tête du travail. Tout ça était secondaire.
La journée fut occupée pourtant. Réunions, appels, rencontres. Moi qui quitte le bureau vers 15h45, j'ai été retenue jusqu'à 16h20 dans une réunion.
Dans la journée, j'ai décidé de changer d'approche. J'allais être positive et passer chaque minute de ma soirée avec mon grand. Souper, devoirs, légos, jeu et dodo.
Tout a bien failli rater. Ça a passé proche. Fatigué à cause du manque de sommeil et de la journée passée à jouer dehors (journée blanche), mon gars pleurait depuis plus d'une heure au service de garde lorsque je suis arrivée. J'étais une heure plus tard que d'habitude c'est vrai. (combinaison de la réunion tardive, de la neige et de la circulation). Ma sauterelle croyait que je l'avais oublié.
Tout de suite, il s'est mis à parler de l'heure du dodo. "qu'est-ce qui va arriver si...? ". C'est à grandes doses d'optimisme (un peu feint je l'avoue) que j'ai réussi à le calmer.
Je lui ai donné son médicament pour l'anxiété avec son souper plutôt qu'avant le dodo (merci à la pharmacienne pour le conseil).
Au lit à 19h30. Je suis restée dans la pièce à côté plutôt que d'aller dans le salon alors qu'il avait droit à son trente minutes de lecture. Et à 20h, on a compté ensemble ses respirations jusqu'à cent et voilà, il dort depuis ce temps-là!
Espérons que le cycle d'anxiété a commencé à se briser et que tout rentrera dans l'ordre. Espérons...
La journée fut occupée pourtant. Réunions, appels, rencontres. Moi qui quitte le bureau vers 15h45, j'ai été retenue jusqu'à 16h20 dans une réunion.
Dans la journée, j'ai décidé de changer d'approche. J'allais être positive et passer chaque minute de ma soirée avec mon grand. Souper, devoirs, légos, jeu et dodo.
Tout a bien failli rater. Ça a passé proche. Fatigué à cause du manque de sommeil et de la journée passée à jouer dehors (journée blanche), mon gars pleurait depuis plus d'une heure au service de garde lorsque je suis arrivée. J'étais une heure plus tard que d'habitude c'est vrai. (combinaison de la réunion tardive, de la neige et de la circulation). Ma sauterelle croyait que je l'avais oublié.
Tout de suite, il s'est mis à parler de l'heure du dodo. "qu'est-ce qui va arriver si...? ". C'est à grandes doses d'optimisme (un peu feint je l'avoue) que j'ai réussi à le calmer.
Je lui ai donné son médicament pour l'anxiété avec son souper plutôt qu'avant le dodo (merci à la pharmacienne pour le conseil).
Au lit à 19h30. Je suis restée dans la pièce à côté plutôt que d'aller dans le salon alors qu'il avait droit à son trente minutes de lecture. Et à 20h, on a compté ensemble ses respirations jusqu'à cent et voilà, il dort depuis ce temps-là!
Espérons que le cycle d'anxiété a commencé à se briser et que tout rentrera dans l'ordre. Espérons...
lundi 30 janvier 2012
SOS anxiété
Je viens de lire le billet de Maman Tupperware qui parle de ces enfants qui nous font lever encore et encore pendant la nuit.
J'ai eu beaucoup de chance. Mon fils a fait ses nuits très jeune. À un mois déjà, je pouvais le coucher vers 23h et il dormait jusqu'à 6h. Avec les années, l'heure du dodo a toujours été un charme. Quand il a fait la transition couchette lit, pas de problème. Un bec, un bonne nuit et voilà, beau dodo.
Très peu de nuits où j'ai dû me lever, peut-être que j'en ai oublié certaines par contre...
Il y a un an, quand son anxiété s'est agravée, j'ai eu droit à mes premières crises de dodo.
Ça vient par vagues. Mais en général, ça va plutôt bien.
Mais depuis une semaine, on dirait que le destin me rattrape, me fait payer pour toutes ces nuits de sommeil de nouvelle maman.
Tout va bien pendant la journée. Puis lorsque c'est le temps de dormir, min fils disparait pour laisser sa place à cette gibelotte de peurs et d'insécurité. Il a peur que je meure, que je me fasse kidnapper, qu'il se retrouve seul et qu'il doive aller habiter chez son père. Tous les soirs, je dois répondre à ses questions. Je dois l'écouter me dire à quel point il est malheureux (c'est juste la nuit qu'il est malheureux parce que le jour il est trop occupé à s'amuser ou à apprendre qu'il m'a dit). Il pleure. Ça me fait de la peine, je pleure aussi.
Jeudi dernier, ça a duré jusqu'à 4 heures du matin... Hier, j'ai fini par le prendre dans mon lit car je tombais de fatigue. Ce soir, ça a duré presque deux heures... Je ne sais plus quoi faire. L'écouter, le consoler, me fâcher, le punir. Rien ne fonctionne...
Des idées quelqu'un?
J'ai eu beaucoup de chance. Mon fils a fait ses nuits très jeune. À un mois déjà, je pouvais le coucher vers 23h et il dormait jusqu'à 6h. Avec les années, l'heure du dodo a toujours été un charme. Quand il a fait la transition couchette lit, pas de problème. Un bec, un bonne nuit et voilà, beau dodo.
Très peu de nuits où j'ai dû me lever, peut-être que j'en ai oublié certaines par contre...
Il y a un an, quand son anxiété s'est agravée, j'ai eu droit à mes premières crises de dodo.
Ça vient par vagues. Mais en général, ça va plutôt bien.
Mais depuis une semaine, on dirait que le destin me rattrape, me fait payer pour toutes ces nuits de sommeil de nouvelle maman.
Tout va bien pendant la journée. Puis lorsque c'est le temps de dormir, min fils disparait pour laisser sa place à cette gibelotte de peurs et d'insécurité. Il a peur que je meure, que je me fasse kidnapper, qu'il se retrouve seul et qu'il doive aller habiter chez son père. Tous les soirs, je dois répondre à ses questions. Je dois l'écouter me dire à quel point il est malheureux (c'est juste la nuit qu'il est malheureux parce que le jour il est trop occupé à s'amuser ou à apprendre qu'il m'a dit). Il pleure. Ça me fait de la peine, je pleure aussi.
Jeudi dernier, ça a duré jusqu'à 4 heures du matin... Hier, j'ai fini par le prendre dans mon lit car je tombais de fatigue. Ce soir, ça a duré presque deux heures... Je ne sais plus quoi faire. L'écouter, le consoler, me fâcher, le punir. Rien ne fonctionne...
Des idées quelqu'un?
dimanche 29 janvier 2012
chocolat, partie de hockey et bruit
Toute une semaine. Avec la fin des rénos mardi, le grand nettoyage qui s'en est suivi (une chance qu'on m'a aidée), mon retour au travail, le verglas, et hier, l'anniversaire de ma sauterelle, j'aurais bien dormi quelques heures de plus ce matin.
Mes rénos sont terminées. Si j'adore le salon, je ne suis pas amoureuse de la cuisine. Je ne trouve pas que les gars ont fait un super travail. En plein milieu, il y a une dénivellation dans la céramique. Les tuiles n'arrivent pas "flush". Je vais les rappeler et leur demander de recommencer, mais il me faudra racheter de la céramique... et mon budget... disons que ça m'a coûté plus cher que ce que j'avais planifié.
8 jours de rénos, ça vous salit une maison! J'ai bien sûr profité de tout ça pour faire un gros ménage de mes armoires de cuisine, pour jeter toutes les choses que j'avais accumulées depuis des années et dont j'avais oublié même l'existence. Un ménage aussi dans la chambre de mon fils... une sorte de cadeau d'anniversaire.
Heureusement, un de mes amis m'a offert de l'aide pour nettoyer les murs, les fenêtres, les planchers. Lorsque je suis partie travailler jeudi matin, tout était poussiéreux, et à mon retour le soir, plus de poussière. Ça donne le goût d'engager une femme de ménage ça. J'y pense, j'y pense.
Le retour au travail s'est très bien passé. Je sais, ça peut sembler surprenant, mais j'irais même jusqu'à dire que ça m'a fait du bien. Voir tout le monde, reprendre mon rôle, mes dossiers. Je me sens beaucoup plus détachée par contre. Les transformations qui ont eu lieu les derniers mois n'ont aucun sens à mes yeux et alors que ça m'aurait fait sortir de mes gonds il y a deux mois, maintenant, je me contente de faire ce qu'on me dit. J'écris ce que je pense, mais c'est tout. Puis, j'étais heureuse de revoir mon équipe, ma patronne directe, mes collègues gestionnaires. J'ai un peu peur de revoir ma DG ou le sous-ministre-adjoint...
Et la meilleure nouvelle dans tout ça? Lundi dernier, j'ai reçu un courriel m'invitant à passer une entrevue ailleurs... L'entrevue est demain matin. Je me croise les doigts.
À travers tout ça, ça a été difficile pour ma sauterelle. La semaine dernière, il a vécu beaucoup d'anxiété. Tous les soirs, le mettre au lit - qui est pourtant très facile habituellement - est vraiment difficile. Il a peur que je me fasse enlever, il a peur de se retrouver seul. Il n'est pas très bon pour mettre des mots sur ce qui l'angoisse et souvent. Jeudi soir, ça a été l'enfer. Jusqu'à 4 heures du matin, il s'est levé, il a pleuré, il a crié. Parfois à moitié endormi, d'autres fois, tout à fait réveillé, il m'a tenue éveillée presque toute la nuit. Le lendemain, j'étais complètement épuisée, autant émotivement que physiquement. Vendredi, ça a été, il s'est endormi sans problème.
Mais hier, c'était sa fête. 9 ans, mon grand garçon. Toute la journée s'articulait autour de cette célébration. Dans la matinée, j'ai décoré le gâteau, j'ai monté le filet de hockey que mes parents lui avaient offert (pas facile d'attacher un filet de hockey sur sa structure de métal... surtout dehors et pressée!). Puis ses amis sont arrivés, un par un. Avec mon fils, ça faisait dix enfants entre 8 et 11 ans. Des filles et des garçons.
Comme mon fils n'est pas du genre à laisser les choses au hasard, il avait tout prévu. Il avait acheté des médailles pour remettre aux gagnants des nombreux jeux qu'il avait organisés. Ils ont d'abord joué librement en haut, puis vers midi, j'ai commencé à préparer les hot-dogs pour toute cette marmaille. Je n'arrivais pas à fournir... Ils sont ensuite sortis dehors pour se faire une partie de mini-hockey dans l'entrée. D'un côté le filet, de l'autre, deux poubelles en guise de but. Un gardien tout équipé de chaque côté, deux équipes constituée de deux défenseurs et d'un centre. Dans une équipe, mon fils avec trois filles, dans l'autre, une fille, deux garçons et le père de mon fils. Les autres n'ont pas voulu jouer et ont regardé. Et moi, j'étais l'arbitre. C'était beau de les voir. Vraiment, très beau.
Nous sommes rentrés ensuite et ma sauterelle a remis des médailles à chacun. Il y a eu les photos d'équipe, puis de tous les enfants. Qui ensuite, ont dévoré le gâteau au chocolat plus rapidement que je pouvais servir les parts.
C'est après que ça s'est gâté pour mon fils. Les jeux prévus n'ont pas fait l'unanimité. Les autres préféraient s'amuser sans compétition et c'est ce qu'ils ont fait. Mais dix enfants qui parlent en même temps dans deux petites pièces, ça fait beaucoup de bruit, et beaucoup de confusion. Deux choses qui rendent mon fils très anxieux. Au bout d'une trentaine de minutes, j'ai suggéré au groupe d'aller terminer l'après-midi dehors. J'habite dans un quartier tranquille, dans une rue peu passante et j'ai une cour cloturée. Il tombait une petite neige mouillée et il ne faisait pas froid du tout. Tous, sauf mon fils, ont accepté. Ça a pris un peu de mon pouvoir de persuasion et de consolation, mais ma sauterelle les y a rejoint. Ils ont joué à la tag pendant une bonne heure puis les parents ont commencé à arriver.
Après un petit souper au resto avec son papa et moi, ma sauterelle est revenue à la maison fatiguée et avec un bon mal de tête. Et l'anxiété dans le tapis. À l'heure du dodo, encore la crise. Je ne sais pas combien de temps ça a duré, mais au moins une heure. Il était triste que les choses ne se soient pas passées comme il l'avait imaginé. Il était fâché que ses amis n'aient pas été d'accord avec lui, qu'ils aient décidé de faire autre chose, qu'ils aient "désobéi" en allant dans ma chambre malgré qu'il leur ait dit que c'était interdit. Entre deux sanglots, il m'a demandé s'il pouvait passer la journée d'aujourd'hui seul à la maison avec moi, sans bruit, sans sortir pour aller au magasin ou ailleurs.
J'ai hâte que les choses reviennent à la normale. Et on se croise les doigts que tout se passe bien à l'entrevue demain.
Mes rénos sont terminées. Si j'adore le salon, je ne suis pas amoureuse de la cuisine. Je ne trouve pas que les gars ont fait un super travail. En plein milieu, il y a une dénivellation dans la céramique. Les tuiles n'arrivent pas "flush". Je vais les rappeler et leur demander de recommencer, mais il me faudra racheter de la céramique... et mon budget... disons que ça m'a coûté plus cher que ce que j'avais planifié.
8 jours de rénos, ça vous salit une maison! J'ai bien sûr profité de tout ça pour faire un gros ménage de mes armoires de cuisine, pour jeter toutes les choses que j'avais accumulées depuis des années et dont j'avais oublié même l'existence. Un ménage aussi dans la chambre de mon fils... une sorte de cadeau d'anniversaire.
Heureusement, un de mes amis m'a offert de l'aide pour nettoyer les murs, les fenêtres, les planchers. Lorsque je suis partie travailler jeudi matin, tout était poussiéreux, et à mon retour le soir, plus de poussière. Ça donne le goût d'engager une femme de ménage ça. J'y pense, j'y pense.
Le retour au travail s'est très bien passé. Je sais, ça peut sembler surprenant, mais j'irais même jusqu'à dire que ça m'a fait du bien. Voir tout le monde, reprendre mon rôle, mes dossiers. Je me sens beaucoup plus détachée par contre. Les transformations qui ont eu lieu les derniers mois n'ont aucun sens à mes yeux et alors que ça m'aurait fait sortir de mes gonds il y a deux mois, maintenant, je me contente de faire ce qu'on me dit. J'écris ce que je pense, mais c'est tout. Puis, j'étais heureuse de revoir mon équipe, ma patronne directe, mes collègues gestionnaires. J'ai un peu peur de revoir ma DG ou le sous-ministre-adjoint...
Et la meilleure nouvelle dans tout ça? Lundi dernier, j'ai reçu un courriel m'invitant à passer une entrevue ailleurs... L'entrevue est demain matin. Je me croise les doigts.
À travers tout ça, ça a été difficile pour ma sauterelle. La semaine dernière, il a vécu beaucoup d'anxiété. Tous les soirs, le mettre au lit - qui est pourtant très facile habituellement - est vraiment difficile. Il a peur que je me fasse enlever, il a peur de se retrouver seul. Il n'est pas très bon pour mettre des mots sur ce qui l'angoisse et souvent. Jeudi soir, ça a été l'enfer. Jusqu'à 4 heures du matin, il s'est levé, il a pleuré, il a crié. Parfois à moitié endormi, d'autres fois, tout à fait réveillé, il m'a tenue éveillée presque toute la nuit. Le lendemain, j'étais complètement épuisée, autant émotivement que physiquement. Vendredi, ça a été, il s'est endormi sans problème.
Mais hier, c'était sa fête. 9 ans, mon grand garçon. Toute la journée s'articulait autour de cette célébration. Dans la matinée, j'ai décoré le gâteau, j'ai monté le filet de hockey que mes parents lui avaient offert (pas facile d'attacher un filet de hockey sur sa structure de métal... surtout dehors et pressée!). Puis ses amis sont arrivés, un par un. Avec mon fils, ça faisait dix enfants entre 8 et 11 ans. Des filles et des garçons.
Comme mon fils n'est pas du genre à laisser les choses au hasard, il avait tout prévu. Il avait acheté des médailles pour remettre aux gagnants des nombreux jeux qu'il avait organisés. Ils ont d'abord joué librement en haut, puis vers midi, j'ai commencé à préparer les hot-dogs pour toute cette marmaille. Je n'arrivais pas à fournir... Ils sont ensuite sortis dehors pour se faire une partie de mini-hockey dans l'entrée. D'un côté le filet, de l'autre, deux poubelles en guise de but. Un gardien tout équipé de chaque côté, deux équipes constituée de deux défenseurs et d'un centre. Dans une équipe, mon fils avec trois filles, dans l'autre, une fille, deux garçons et le père de mon fils. Les autres n'ont pas voulu jouer et ont regardé. Et moi, j'étais l'arbitre. C'était beau de les voir. Vraiment, très beau.
Nous sommes rentrés ensuite et ma sauterelle a remis des médailles à chacun. Il y a eu les photos d'équipe, puis de tous les enfants. Qui ensuite, ont dévoré le gâteau au chocolat plus rapidement que je pouvais servir les parts.
C'est après que ça s'est gâté pour mon fils. Les jeux prévus n'ont pas fait l'unanimité. Les autres préféraient s'amuser sans compétition et c'est ce qu'ils ont fait. Mais dix enfants qui parlent en même temps dans deux petites pièces, ça fait beaucoup de bruit, et beaucoup de confusion. Deux choses qui rendent mon fils très anxieux. Au bout d'une trentaine de minutes, j'ai suggéré au groupe d'aller terminer l'après-midi dehors. J'habite dans un quartier tranquille, dans une rue peu passante et j'ai une cour cloturée. Il tombait une petite neige mouillée et il ne faisait pas froid du tout. Tous, sauf mon fils, ont accepté. Ça a pris un peu de mon pouvoir de persuasion et de consolation, mais ma sauterelle les y a rejoint. Ils ont joué à la tag pendant une bonne heure puis les parents ont commencé à arriver.
Après un petit souper au resto avec son papa et moi, ma sauterelle est revenue à la maison fatiguée et avec un bon mal de tête. Et l'anxiété dans le tapis. À l'heure du dodo, encore la crise. Je ne sais pas combien de temps ça a duré, mais au moins une heure. Il était triste que les choses ne se soient pas passées comme il l'avait imaginé. Il était fâché que ses amis n'aient pas été d'accord avec lui, qu'ils aient décidé de faire autre chose, qu'ils aient "désobéi" en allant dans ma chambre malgré qu'il leur ait dit que c'était interdit. Entre deux sanglots, il m'a demandé s'il pouvait passer la journée d'aujourd'hui seul à la maison avec moi, sans bruit, sans sortir pour aller au magasin ou ailleurs.
J'ai hâte que les choses reviennent à la normale. Et on se croise les doigts que tout se passe bien à l'entrevue demain.
mercredi 25 janvier 2012
Maman.... c'est fini...... :))))
D'un côté, le avant, de l'autre, le après. Je suis vraiment très satisfaite. J'ai l'impression d'avoir une nouvelle maison et même mes armoires de cuisine que je détestais paraissent mieux.
J'ai trouvé ça long par contre. Difficile de ne pas pouvoir cuisiner ou manger dans la cuisine. Difficile de vivre au deuxième, dans des pièces encombrées par des meubles du salon. Difficile de voir de la poussière partout, d'avoir du monde dans la maison toute la journée.
Ma sauterelle particulièrement a été affectée par ces changements. Il aime la nouvelle déco, mais c'est tout le reste. Quand on lui change sa routine, ça l'affecte, il est anxieux. D'ailleurs, il a de la misère à dormir et fait des cauchemars depuis trois nuits.
Retour à la normale finalement! C'était même le retour au boulot ce matin. Et ça c'est bien passé!
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