mercredi 30 mars 2011

Quoi écrire?

Le travail me sort par les oreilles. J'ai l'impression d'arriver au bureau tous les jours et de surfer sur la vague. De m'attaquer aux problèmes urgents sans jamais arriver à réduire la pile. Je travaille 3-4 heures pratiquement tous les soirs.

Je n'ai pas eu de date depuis des mois. Je n'ai pas eu de sorties avec des amies depuis encore plus longtemps. Je ne peux plus m'entrainer parce que ça me fait trop mal. Je rêve d'un voyage, mais mon portefeuille ne veut pas me le permettre.

:(

Eh bien, je n'arrive pas à me décrocher le sourire du visage. Pas que j'essaie très fort remarquez. Je suis de tellement bonne humeur. Peut-être que c'est à cause des nombreux jours ensoleillés des dernières semaines.

J'ai retrouvé quelque chose il y a quelques semaines. Je ne sais pas ce que c'est, mais j'avais perdu un peu de moi même dans les dernières années. Je me regardais dans les yeux des autres.

Je suis de bonne humeur et rien n'a encore réussi à changer ça. Ni mon fils qui ne dort pas, ni des collègues qui font mal leur job, ni la peur de ce grief. Ni même le petit rhume qui s'installe bien tranquillement.

J'ai fait le ménage du printemps, me suis débarassée de ce qui m'encombrais.

Vive le printemps!

lundi 28 mars 2011

Le changement

J'ai eu une réunion intéressante aujourd'hui. Via téléphone puisque j'ai dû rester à la maison pour mon fils malade (rien de grave, un rhume).

On a abordé la gestion du changement. Sujet chaud pour tous j'imagine - les groupes de travail font constamment face aux changements et c'est parfois difficile de ralier les troupes.

Je n'ai rien contre le changement, lorsqu'il vient de moi. :) Sans blague... J'aime le changement, mais quand je suis impliquée, quand celui-ci survient suite à une analyse et une réflexion. Sauf que bien souvent, j'ai l'impression que les changements ne sont que la saveur du jour. Que lorsque le prochain DG ou Sous-ministre-adjoint arrivera, ce sera un autre changement.

J'ai besoin de savoir pourquoi, de comprendre le comment et où on s'en va. Je n'ai pas besoin d'être d'accord, mais si j'ai les réponses à ces trois questions, je peux suivre. Je peux même être leader et vendre l'idée à mes troupes.

Mais il faut le pourquoi, le comment, le où, le qui, le quoi.

On se dirige vers de nouvelles élections. Ça faisait longtemps... 2 ans et demi?

Je suis contente qu'il y ait des élections. Même si en bout de ligne, les résultats sont les mêmes, je crois qu'il y aura du mouvement au sein du leadership des grands partis. Un peu d'air frais, ça ferait du bien.

Mais voilà... les Canadiens devront voter et à moins de vraiment s'intéresser à la politique, ils devront se fier aux espèces de publicités niaiseuses qui passent à la télé. Des phrases sorties de leur contexte qui ne veulent rien dire... Des grands titres de journaux qui soulignent les gaffes des autres.

Peut-on nous parler comme des adultes. Je me fous de savoir qui a fait quoi dans le passé. Nous sommes aujourd'hui... Pourquoi voulez-vous changer telle chose? Comment comptez-vous le faire? Vers quoi allez-vous? Qui sera affecté? Qu'est-ce que ça prendra?

On nous prend pour des dindes.

Je vous invite à visiter ce site. 5 minutes pour répondre aux questions, un autre 5 pour regarder l'analyse. J'ai fait l'exercice et j'ai été surprise des résultats - pas parce qu'on m'a dit que le parti qui aurait mon vote était différent de celui que je croyais. Mais bien parce que ça m'a permis de voir la position de chacun des partis. C'est objectif, rapide, simple. C'est un bon début.

samedi 26 mars 2011

Le poids du bonheur

"Le bonheur est toujours parfait. Des fois, il est court, il passe vite, mais quand il est là, il est toujours parfait."

Ce n'est pas de moi. C'était sur la page facebook de Christian Tétrault il y a quelques semaines. Je suis une grande fan. Ses mots simples ont tellement de profondeur et d'humanité, je suis toujours touchée par ce qu'il dit. Ses romans m'ont gravée par le message d'espoir et de bonheur. Et quand on sait qu'un de ses romans aborde la mort de sa petite fille...

Mais bon, là n'est pas le sujet de mon billet ce soir.

Le bonheur est toujours parfait. Des fois, il est court, il passe vite, mais quand il est là, il est toujours parfait.

Cette soirée passée avec mon fils à jouer aux cartes et à regarder les Canadiens perdre... Je le regardais sourire. Tout son visage souriait. Ses grands yeux bruns brillants. La petite fossette dans sa joue gauche. Ses taches de rousseurs. Un petit moment de bonheur de maman avec son fils. Je n'aurais rien changé à cette soirée - même la défaite des Canadiens (ben, peut-être au fond...).

Mais ce n'était qu'un moment. Et je trouve que les autres instants sont ternes.

J'ai vécu un long moment de bonheur. C'était intense et tranquille à la fois. Et je crois que ce qui était le plus extraordinaire était comment je me sentais par rapport à moi-même. J'étais moi, tout simplement. Je ne me sentais pas obligée d'impressionner ou obligée d'en faire trop.

Ce bonheur a passé. Il m'a laissée vide. J'ai eu une réaction d'accro. Je me suis accrochée. J'ai cherché à reproduire. J'ai été déçue, naturellement.

Comme si le bonheur était dans les autres...

Je sens que je me retrouve peu à peu. C'est étrange je dirais, mais agréable et réconfortant. Je me sens moins gentille, moins conciliante. Mais je me donne de l'importance. Pas plus que j'en donne aux autres. Mais pas moins non plus, ce qui est un gros changement.

Le bonheur passé à longtemps pesé, assombri mes journées ensoleillées. Et cette semaine, alors que je revenais à la maison, je contemplais le bleu du ciel et j'ai réalisé qu'il me faisait toujours le même effet qu'avant. Qu'il me faisait sourire, qu'il me donnait envie de bouger et de rire.

Le bonheur n'est pas dans les autres. Ce sont les autres qui sont dans notre bonheur. Lorsqu'on le trouve - ou le retrouve - les autres viennent.

vendredi 25 mars 2011

Ma sauterelle prend sa place

Ça va mieux à l'école avec les autres enfants depuis quelque temps. Ce n'est pas parfait bien sur, mais ça va mieux. Il a commencé à réagir.

Quand je suis arrivée au Service de garde hier après-midi, j'ai vu que son casier était vide. J'ai eu peur quelques instants que quelqu'un d'autre soit venu le chercher. Mais on avait changé son casier de place.

Son casier était depuis le début de l'année, à côté de celui de Mathieu, ce garçon qui l'a frappé si souvent.

L'espace est très important pour mon fils. Il y a une ligne imaginaire qu'il ne faut pas dépasser. Mathieu encombrait son espace régulièrement et naturellement il y avait plus de conflits. J'imagine même le garçon faire exprès pour provoquer des conflits.

Mais hier, mon fils en a eu assez. Il a poussé Mathieu. "C'est MA case! Reste de ton côté!"

Qu'est-ce qu'a fait le service de garde? Mon fils n'a pas été puni. Ils ont fait une fiche de comportement pour la forme, pour que les enfants comprennent qu'on ne doit pas pousser, mais ils ont donné une case sans voisin à mon gars. Et l'éducatrice a demandé à me parler. Elle m'a tout expliqué. Elle était contente que mon fils se "défende" en quelque sorte. Mathieu fait la pluie et le beau temps dans son groupe et aucun enfant n'ose le contredire. Un vrai bully.

Je l'aime ma petite sauterelle...

mardi 22 mars 2011

Tintin

J'ai toujours beaucoup lu. Et lu de tout. À l'école, j'étais une élève modèle. D'excellentes notes et un excellent comportement. La seule fois où il y a eu une note envoyée à mes parents était parce que mon enseignante de 6e année m'avait surprise à lire un livre caché sur mes genoux pendant qu'elle donnait son cours. À 36 ans, je lis toujours. J'avais arrêté un peu, mais depuis que je fais partie d'un Club de lecture (qui ne se rencontre plus très souvent... :) ), j'ai recommencé.

Je ne sais pas si c'est parce qu'il m'a vu lire, mais mon fils aime ça aussi. Ce qui en soi, est assez surprenant. Un petit garçon de 8 ans avec un trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité quand même très important. Mais il aime ça. Il collectionne les Géronimo Stilton. Et ça me fait plaisir de lui en acheter. Je sais à quel point les livres sont importants.

J'ai légué mes Comtesse de Ségur à ma nièce puisque ce ne sont pas des livres de garçon. J'ai encore ma collection de Grolier... vous savez les livres blancs... Un bon exemple de ...

Mais ma sauterelle vient de découvrir mes Tintin.

Je ne sais pas quel âge j'avais quand j'ai eu mon premier Tintin. C'était Tintin en Amérique, ça je m'en souviens.

Un album coûtait environ 13 dollars. Mes parents m'en ont offert quelques uns, mais j'ai acheté la plupart avec mon argent de poche. Et je les ai encore aujourd'hui.

Pendant de nombreuses années, je les lisais et relisais religieusement. Jusqu'au milieu de la vingtaine au moins. Maitenant, c'est plus rare. Je lis plus souvent les Astérix que je boudais plus jeune. Je croyais que lire Astérix était comme tromper Tintin. J'ai toujours été pas mal fidèle et exclusive.

Mon fils les a trouvés la semaine passée. Il m'a demandé s'il pouvait les ranger dans sa chambre. Et il les lit, tranquillement. Je ne suis pas certaine qu'il comprend tout, mais je ne comprenais probablement pas tout non plus.

Ça me fait tellement plaisir qu'il aime Tintin...

lundi 21 mars 2011

Incapable de bouger

Ça y est. J'ai officiellement mal. Mon goût de ménage du printemps et de rénos m'ont fait payer.

Je crois que je me suis fait une entorse au niveau du thorax sur le côté gauche. Le dos et la poitrine me brûlent, ça me fait mal juste de respirer.

Ça me fait chier. Je voulais terminer la chambre cette semaine. Ça me mettait de bonne humeur. J'hais ça quand mon corps me met des bâtons dans les roues. J'étais super motivée moi là! grrrr

J'ai malgré tout décidé d'aller au bureau. J'avais une réunion avec ma patronne à 9 heures et je voulais avoir une réunion avec une de mes employée. Ma patronne était malade et n'est pas rentrée, mon employée a travaillé de la maison. Je suis restée jusqu'à midi et après, à la maison. Relaxant musculaire, glace et dodo. Là, je suis tout croche à cause des médicaments.

Il faut que ça aille mieux demain, il me reste tellement à faire avant le mois d'avril.

Ne plus être capable...

Ce foutu accident. Presqu'un an déjà. Je vais bien, je ne prends plus d'anti-inflammatoires depuis quelques mois. Il me reste quelques séances de physio, mais ça achève.

Mais je me rends compte que tout ça m'a fragilisée. Le cou, la mâchoire. Maintenant l'épaule et le bras.

Conduire longtemps est difficile. C'est rendu que je m'apporte un coussin dans l'auto si je sais que je vais être derrière le volant plus de 30 minutes.

Travailler devant mon ordinateur au bureau, spécialement si j'ai besoin d'utiliser la souris est une torture. J'ai des spasmes au cou.

J'avais commencé un entraînement génial - un mélange de Hip Hop et d'exercices de renforcement. J'ai dû arrêter car ça sollicitait trop la région du cou et de l'épaule.

Même le poids de ma sacoche ou tenir mon fils pas ma main droite...

J'utilise de plus en plus mon côté gauche. J'ouvre les portes de la main gauche, je tiens mes sacs dans l'autre main.

En fin de semaine, j'ai travaillé fort. Transporter des choses lourdes. Couper du tapis. Frotter. Ça me faisait mal, mais j'ai persévéré.

Ce matin... mon cou est barré. J'ai l'épaule en feu. Et le dos... on n'en parle même pas.

Vraiment, je n'aime pas ça me sentir limitée.