La première fois que je me suis inquiétée pour mon fils, c'était en août 2002. Sur la table d'examen dans le bureau de mon médecin, il me passait l'écouteur sur le ventre à la recherche d'un battement de coeur. Ça s'est prolongé pendant de longues minutes, je ne sais plus combien. La rencontre s'est terminée un peu plus tard. Il m'avait pris un rendez-vous d'urgence en échographie et il avait aussi pris la peine d'appeler ma mère qui travaillait à l'hôpital.
Je ne sais pas comment j'ai pu retenir mes larmes jusqu'à ce que je rejoigne ma mère. J'ai même souri et "jaser" avec ses collègues qui me demandaient comment se passait la grossesse. Je n'avais qu'une envie, me mettre à pleurer dans les bras de ma mère. Mon bébé était peut-être mort... Après une heure à attendre dans une salle d'attente, la technicienne m'a dit que le coeur battait très bien, elle m'a même dit que c'était un garçon.
C'était la première fois que je m'inquiétais pour lui. Que je comprenais que je donnerais tout ce que je j'ai pour lui éviter d'avoir mal ou de souffrir.
Au fil des ans, j'apprends lentement à gérer mon inquiétude. J'apprends que je ne peux pas le protéger de tout, malheureusement... heureusement?
Aucun parent n'est préparé je crois à avoir un enfant à défi. Le trouble anxieux, le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité, la dyspraxie, le trouble envahissant du développement. Je ne connaissais même pas ça cette journée en août 2010. Tout ce que je voulais était que le coeur de mon enfant batte.
Son coeur bat. Ses yeux me font rire, ses longs bras minces me serrent très fort. Il grandit, il commence à s'intéresser aux filles (à 9 ans, c'est normal??). Nos soirées films du vendredi ne consistent plus à regarder des dessins animés. Il ne croit plus au Père Noël (Franchement maman, c'est pour les bébés le Père Noël!).
Je le regarde mon grand garçon et je le trouve pâle. Il est cerné. Il ne chiale presque plus pour aller dormir le soir et le matin, je dois le sortir du lit. Il est impatient, un peu comme moi je le suis quand je suis fatiguée. Ça dure depuis quelques mois, et ça ne s'améliore pas.
J'ai cru que c'était le biphentin. Mais lorsque ça a continué avec le Vyvanse, je me suis dit que c'était peut-être autre chose. Alors j'en ai parlé au médecin la semaine passée. Ce dernier nous a posé plusieurs questions, entre autres sur les maux de tête. J'ai appris que mon fils avait souvent mal à la tête, que ça le réveillait même la nuit. Je n'en revenais pas. Ma sauterelle n'est pas du genre à se plaindre et il a une bonne résistance à la douleur, mais se réveiller à cause d'un mal de tête?
Ma tête me répète sans cesse que ce n'est probablement rien. En tout cas rien de sérieux. Mais ça occupe toujours une partie de mes pensées. Je n'arrive pas à ne pas imaginer le pire.
Il a eu une prise de sang vendredi. Comme je n'ai pas encore eu de nouvelles des résultats, j'ai donc l'impression que tout était beau. Et il doit passer un scan du cerveau ce vendredi.
J'en ai parlé à ma patronne aujourd'hui. Elle est aussi mère et elle m'a dit ceci... L'inquiétude commence le jour où l'on apprend qu'on va avoir un enfant et puis c'est ça, on n'arrête jamais après ce premier instant.
se lever, se doucher, réveiller le p'tit, faire le lunch, vite, vite, vite, on va être en retard. Service de garde, ponts embouteillés, café, travail, ponts encore, école, devoirs, souper, douche, histoire... Ouff. Maman peut respirer jusqu'à temps de tomber endormie.
mercredi 21 novembre 2012
samedi 10 novembre 2012
Nouvelles de Stéphanie
J'écris moins souvent. Pourtant, tous les soirs, je sais ce que je veux écrire. J'ai quelque chose à dire, les mots sont là. Mais la fatigue l'emporte et je m'endors avant d'avoir pu prendre le temps d'écrire.
Car oui, je suis fatiguée. Je dors bien pourtant, mais je continue d'être fatiguée.
La semaine a été difficile pour ma sauterelle. D'ailleurs, depuis environ deux semaines, ça va comme ci comme ça. À l'école, tout était parfait jusqu'à cette semaine, mais à la maison... Il est fatigué lui aussi et il bougonne, il est impoli et parfois, il valse avec le manque de respect. Le matin, je dois presque le tirer en dehors du lit et ne coopère pas du tout lorsque vient le temps de s'habiller, déjeuner et se brosser les dents. Nous sommes en retard tous les matins. Puis le soir, ce n'est guère mieux. Il chiale pour tout : ce que j'ai préparé pour le souper, ses tâches, ses devoirs. Lorsque je lui dis d'aller se coucher, il se fâche et ce même s'il peine à garder les yeux ouverts.
Et pour couronner le tout, il a été suspendu cette semaine. Il a poussé un garçon. Ne lui dites pas, mais je ne peux pas vraiment le blâmer pour ça, le garçon l'écoeurait depuis 10 minutes lorsqu'il a finalement perdu patience et l'a poussé. Rien n'excuse la violence, mais il y a quand même des gestes plus graves que d'autres. Cependant, je ne critique pas la décision de l'école, je crois que c'est ce qu'il fallait faire. Surtout que c'était une suspension à l'interne. Il a passé la journée à l'écart de sa classe à faire les travaux, privé de récré avec ses amis. Il a trouvé la journée longue et difficile, mais ça lui a fait du bien.
En tout cas, j'espère qu'il retrouvera bien vite sa bonne humeur habituelle, parce que c'est épuisant un p'tit bougonneux comme ça.
Je retrouve mon travail depuis quelques semaines. Au début, le fait de me replonger dans mes anciens dossiers me causaient beaucoup d'anxiété. C'était difficile. Ça me rappelait les mois difficiles de l'an dernier - déjà un an!
Mais les choses ont changé. J'ai appris je dirais, mais c'est plus que ça. Je me remets dans ces dossiers et je retrouve la passion qui m'a animée pendant de si nombreuses années. J'ai toujours aimé mon travail. J'y ai cru et je sais que je suis bonne. Sauf que j'avais perdu confiance en moi, en ma capacité d'affronter toutes les difficultés qui pourraient se présenter. Plus maintenant. J'ai survécu. Ceux qui me connaissent savent ce qui s'est passé et le fait que je sois toujours là est une victoire, ma victoire sur moi-même.
Par contre, c'est un peu la folie en ce moment. Il y a trois semaines, j'ai dû faire un rapport dans le genre que je n'avais jamais fait avant. Je ne savais même pas par quoi commencer; je n'avais pas non plus de modèle de ce à quoi ça devait ressembler. Je connaissais bien Excel pour faire des calculs, mais pas les autres fonctionnalités. Il y a deux fins de semaines, j'ai passé dix heures à travailler sur la première ébauche. Ma patronne était très contente du résultat.
Demain, je dois m'y remettre. Il y a d'autres changements à faire, mais je dois maintenant tout traduire. Pour mardi! Et comme lundi est un jour de congé pour moi...
Ceux qui disent que les fonctionnaires ne travaillent pas fort, fort... :) Par les temps qui courent, je n'en vois pas beaucoup qui ne sont pas débordés. Nous n'avons pas vraiment le temps de chômer.
Car oui, je suis fatiguée. Je dors bien pourtant, mais je continue d'être fatiguée.
*****
La semaine a été difficile pour ma sauterelle. D'ailleurs, depuis environ deux semaines, ça va comme ci comme ça. À l'école, tout était parfait jusqu'à cette semaine, mais à la maison... Il est fatigué lui aussi et il bougonne, il est impoli et parfois, il valse avec le manque de respect. Le matin, je dois presque le tirer en dehors du lit et ne coopère pas du tout lorsque vient le temps de s'habiller, déjeuner et se brosser les dents. Nous sommes en retard tous les matins. Puis le soir, ce n'est guère mieux. Il chiale pour tout : ce que j'ai préparé pour le souper, ses tâches, ses devoirs. Lorsque je lui dis d'aller se coucher, il se fâche et ce même s'il peine à garder les yeux ouverts.
Et pour couronner le tout, il a été suspendu cette semaine. Il a poussé un garçon. Ne lui dites pas, mais je ne peux pas vraiment le blâmer pour ça, le garçon l'écoeurait depuis 10 minutes lorsqu'il a finalement perdu patience et l'a poussé. Rien n'excuse la violence, mais il y a quand même des gestes plus graves que d'autres. Cependant, je ne critique pas la décision de l'école, je crois que c'est ce qu'il fallait faire. Surtout que c'était une suspension à l'interne. Il a passé la journée à l'écart de sa classe à faire les travaux, privé de récré avec ses amis. Il a trouvé la journée longue et difficile, mais ça lui a fait du bien.
En tout cas, j'espère qu'il retrouvera bien vite sa bonne humeur habituelle, parce que c'est épuisant un p'tit bougonneux comme ça.
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Je retrouve mon travail depuis quelques semaines. Au début, le fait de me replonger dans mes anciens dossiers me causaient beaucoup d'anxiété. C'était difficile. Ça me rappelait les mois difficiles de l'an dernier - déjà un an!
Mais les choses ont changé. J'ai appris je dirais, mais c'est plus que ça. Je me remets dans ces dossiers et je retrouve la passion qui m'a animée pendant de si nombreuses années. J'ai toujours aimé mon travail. J'y ai cru et je sais que je suis bonne. Sauf que j'avais perdu confiance en moi, en ma capacité d'affronter toutes les difficultés qui pourraient se présenter. Plus maintenant. J'ai survécu. Ceux qui me connaissent savent ce qui s'est passé et le fait que je sois toujours là est une victoire, ma victoire sur moi-même.
Par contre, c'est un peu la folie en ce moment. Il y a trois semaines, j'ai dû faire un rapport dans le genre que je n'avais jamais fait avant. Je ne savais même pas par quoi commencer; je n'avais pas non plus de modèle de ce à quoi ça devait ressembler. Je connaissais bien Excel pour faire des calculs, mais pas les autres fonctionnalités. Il y a deux fins de semaines, j'ai passé dix heures à travailler sur la première ébauche. Ma patronne était très contente du résultat.
Demain, je dois m'y remettre. Il y a d'autres changements à faire, mais je dois maintenant tout traduire. Pour mardi! Et comme lundi est un jour de congé pour moi...
Ceux qui disent que les fonctionnaires ne travaillent pas fort, fort... :) Par les temps qui courent, je n'en vois pas beaucoup qui ne sont pas débordés. Nous n'avons pas vraiment le temps de chômer.
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Je me suis lancé un défi il y a deux semaines. Plus de sucre pendant un mois! J'ai du poids à perdre. Une année de stress a eu cet effet sur moi. Par contre, le régime, ça ne marche pas. J'ai essayé, pas très fort par contre. Et le coeur n'y est pas, pas encore du moins. Motivation ou volonté, je ne sais pas vraiment ce qui me manque, mais je ne suis pas là.
Par contre, je fais de l'exercice. Au moins trois fois par semaine: tapis roulant, exercices pour les abdos, les épaules, les bras. Lorsque j'ai commencé, je me suis dit que je le faisais pour ma santé et non pour mon poids. Et ça fonctionne comme ça car ne j'ai pas abandonné depuis le mois d'août, même si la perte de poids elle, se fait attendre.
Le sucre par contre... J'en mange beaucoup trop. C'est comme une mauvaise habitude. Biscuits, bonbons, chocolat. J'ai tout arrêté, et j'ai commencé le jour avant l'Halloween. Je ne sais pas si vous le savez, mais pour une bibitte à sucre comme moi, des gros plats remplis de bonbons et de chocolat, c'est vraiment très difficile de résister. Mais je n'ai encore rien pris depuis douze jours. Ce n'est pas trop difficile la plupart du temps.
*****
Noël approche. J'ai acheté mes premiers cadeaux cette semaine. Achat sur internet, ça devrait arriver d'ici la fin de la semaine. Je suis encore en train de réfléchir à ce que je vais offrir à ma sauterelle. Il faut que je lui achète un lit, mais je ne veux pas que ce soit son cadeau. Son père lui offre une PS3, mais comme il lui donnera le cadeau après moi, je ne peux pas vraiment acheter des jeux vidéo de PS3.
Comme il ne joue pas avec des jouets, c'est vraiment difficile de lui acheter des cadeaux.
*****
Sur ce, bonne nuit, je vais me coucher.
jeudi 1 novembre 2012
Apprendre à donner
L'été dernier, je suis allée avec mon fils à la banque pour lui ouvrir un compte. Nous sommes ensuite revenus à la maison et j'ai établi une liste de tâches, ainsi qu'un horaire. Si mon fils fait toutes les tâches et qu'il se comporte bien à l'école, je lui donne 10$ tous les dimanches. Et comme il est du genre à perdre son argent, et moi du genre à ne pas avoir d'argent comptant sur moi, je transfère les sous de mon compte de banque au sien.
Mon fils étant un TED, c'est particulièrement important que tout soit clair et je voulais laisser le moins de place possible à la subjectivité. Donc, j'ai établi des "déductions" sur son allocation bien claires : manquer de respect à un ami ou un adulte équivaut à une perte de 1$, une fiche de comportement, 5$. Ça fonctionne plutôt bien je dirais.
J'avais trois intentions en instaurant ce système. D'abord, faire participer mon fils aux tâches de la maison. Il doit maintenant ranger ses vêtements dans ses tiroirs après le lavage, sortir les poubelles, essuyer la vaisselle et garder sa chambre propre. Rien de trop exigeant, mais c'est un début. Ensuite, avec des tâches précises à faire tous les jours, je voulais que la routine du soir soit plus facile. Et ça fonctionne très bien je dirais.
Enfin, je n'en pouvais plus d'aller au magasin et me faire demander tout le temps d'acheter tel cossins ou jouet. C'était presque du harcèlement. "Je veux, je veux, je veux". Je le gâte probablement un peu trop et je voulais arrêter ça. Alors maintenant, s'il veut quelque chose, il peut se l'acheter lui-même. C'est son argent, il peut le dépenser comme il veut. Bien entendu, je lui pose des questions parfois pour l'amener à réaliser qu'une chose est peut-être un meilleur achat qu'une autre, mais en bout de ligne, c'est lui qui décide.
Tout ça fonctionne, mais je peux voir qu'en plus, il développe son sens de la valeur de l'argent et sa capacité à prendre une décision. Je peux aussi constater qu'il est généreux car il offre souvent à ses cousines de leur acheter de petits cadeaux pour leur faire plaisir.
La générosité est une qualité que j'aime vraiment chez lui. J'ai la chance de vivre relativement confortablement; j'ai un bon salaire, pas trop de dettes et la chance d'avoir acheté ma maison il y a plus de douze ans, quand les prix étaient encore raisonnables. Je peux donc me permettre de gâter ceux que j'aime.
J'aime aussi donner à certains organismes de charité et de recherche. Tous les ans, je choisis mes organismes et je fais des dons qui sont directement prélevés sur mon salaire. En plus de ça, depuis deux ans, je donne de l'argent tous les mois à l'Unicef.
L'Unicef a une campagne intéressante pendant le temps des fêtes. C'est possible d'acheter des cadeaux pour les enfants dans le besoin. Il y a un catalogue et on peut acheter des choses qui vont de vaccins aux cahiers d'école en passant par les trousses pour les nouvelles maman jusqu'aux ensembles d'arts.
Alors cette année, j'ai voulu que ma sauterelle participe à ce don. Ensemble, nous avons regardé le catalogue et nous avons choisi des cadeaux. Il a voulu contribuer 10$ et il a choisi des ballons de soccer. Je ne l'ai pas obligé, mais il voulait le faire. J'étais très fière de lui. Je croyais que c'était important qu'il comprenne que ce n'est pas tous les enfants qui ont sa chance.
C'est le fun de penser que des enfants pourront jouer au soccer parce que ma sauterelle a fait ses tâches à la maison. :)
Mon fils étant un TED, c'est particulièrement important que tout soit clair et je voulais laisser le moins de place possible à la subjectivité. Donc, j'ai établi des "déductions" sur son allocation bien claires : manquer de respect à un ami ou un adulte équivaut à une perte de 1$, une fiche de comportement, 5$. Ça fonctionne plutôt bien je dirais.
J'avais trois intentions en instaurant ce système. D'abord, faire participer mon fils aux tâches de la maison. Il doit maintenant ranger ses vêtements dans ses tiroirs après le lavage, sortir les poubelles, essuyer la vaisselle et garder sa chambre propre. Rien de trop exigeant, mais c'est un début. Ensuite, avec des tâches précises à faire tous les jours, je voulais que la routine du soir soit plus facile. Et ça fonctionne très bien je dirais.
Enfin, je n'en pouvais plus d'aller au magasin et me faire demander tout le temps d'acheter tel cossins ou jouet. C'était presque du harcèlement. "Je veux, je veux, je veux". Je le gâte probablement un peu trop et je voulais arrêter ça. Alors maintenant, s'il veut quelque chose, il peut se l'acheter lui-même. C'est son argent, il peut le dépenser comme il veut. Bien entendu, je lui pose des questions parfois pour l'amener à réaliser qu'une chose est peut-être un meilleur achat qu'une autre, mais en bout de ligne, c'est lui qui décide.
Tout ça fonctionne, mais je peux voir qu'en plus, il développe son sens de la valeur de l'argent et sa capacité à prendre une décision. Je peux aussi constater qu'il est généreux car il offre souvent à ses cousines de leur acheter de petits cadeaux pour leur faire plaisir.
La générosité est une qualité que j'aime vraiment chez lui. J'ai la chance de vivre relativement confortablement; j'ai un bon salaire, pas trop de dettes et la chance d'avoir acheté ma maison il y a plus de douze ans, quand les prix étaient encore raisonnables. Je peux donc me permettre de gâter ceux que j'aime.
J'aime aussi donner à certains organismes de charité et de recherche. Tous les ans, je choisis mes organismes et je fais des dons qui sont directement prélevés sur mon salaire. En plus de ça, depuis deux ans, je donne de l'argent tous les mois à l'Unicef.
L'Unicef a une campagne intéressante pendant le temps des fêtes. C'est possible d'acheter des cadeaux pour les enfants dans le besoin. Il y a un catalogue et on peut acheter des choses qui vont de vaccins aux cahiers d'école en passant par les trousses pour les nouvelles maman jusqu'aux ensembles d'arts.
Alors cette année, j'ai voulu que ma sauterelle participe à ce don. Ensemble, nous avons regardé le catalogue et nous avons choisi des cadeaux. Il a voulu contribuer 10$ et il a choisi des ballons de soccer. Je ne l'ai pas obligé, mais il voulait le faire. J'étais très fière de lui. Je croyais que c'était important qu'il comprenne que ce n'est pas tous les enfants qui ont sa chance.
C'est le fun de penser que des enfants pourront jouer au soccer parce que ma sauterelle a fait ses tâches à la maison. :)
dimanche 21 octobre 2012
Pas de géant!
C'est ce qu'une amie vient d'écrire comme commentaire sur ma page facebook personnelle. Elle a tellement mis le doigt sur comment je me sens ce soir.
Mon beau grand garçon était parti en fin de semaine : camp de Louveteaux. 2 dodos, loin de maman.
Il y a tellement de choses qui auraient pu mal se passer. Je n'ai même pas envie d'en faire la liste, car rien n'est arrivé.
Rien? Non, en fait, il s'est passé beaucoup de choses.
Il a dormi dans un lit qui n'était pas le sien. Il a passé deux jours loin de moi. Il a survécu au bruit et au chaos de dix-huit enfants dans la nature. Il est resté calme, il s'est bien comporté. Il ne s'est pas ennuyé de moi. Il n'a pas imaginé de scénarios dignes de films d'horreur.
Il s'est amusé. Il a adoré. Dans l'auto sur le chemin du retour, il m'a même raconté son camp - lui qui ne raconte pas d'habitude. Il a hâte de répéter l'expérience.
Depuis un mois, je peux voir tous les jours à quel point il gagne confiance en lui. Sa nouvelle médication l'aide énormément. Ses résultats scolaires sont meilleurs qu'ils ne l'ont jamais été. Et dire, qu'il y a un mois, il était au bord de la suspension... Je suis fière de lui, mais mieux encore, il est fier de lui-même. Lorsque nous sommes revenus de chez le dentiste il y a une dizaine de jours, il m'a dit dans l'auto qu'il était fier parce qu'il avait su rester calme, parce qu'il avait adopté une stratégie pour contrôler sa peur et son anxiété. Mon fils est fier de lui, C'est immense.
J'étais inquiète en fin de semaine. J'ai rêvé qu'on m'appelait, qu'on me demandait de venir chercher mon fils, qu'on me disait que les scouts n'était pas une place pour les enfants à défi. J'étais stressée. Quand je suis arrivée au camp cet après-midi (et non, je ne me suis pas perdue cette fois), j'étais tellement soulagée de voir que tout était normal. Les enfants étaient tous assis en rond, en "grand conseil", et il m'a vue, mais est resté calmement assis jusqu'à ce que l'assemblée soit levée. Mon coeur de maman était heureux.
Il me semble que ça faisait longtemps que nous n'avions pas eu une victoire comme celle-là. C'est vraiment un pas de géant!
Mon beau grand garçon était parti en fin de semaine : camp de Louveteaux. 2 dodos, loin de maman.
Il y a tellement de choses qui auraient pu mal se passer. Je n'ai même pas envie d'en faire la liste, car rien n'est arrivé.
Rien? Non, en fait, il s'est passé beaucoup de choses.
Il a dormi dans un lit qui n'était pas le sien. Il a passé deux jours loin de moi. Il a survécu au bruit et au chaos de dix-huit enfants dans la nature. Il est resté calme, il s'est bien comporté. Il ne s'est pas ennuyé de moi. Il n'a pas imaginé de scénarios dignes de films d'horreur.
Il s'est amusé. Il a adoré. Dans l'auto sur le chemin du retour, il m'a même raconté son camp - lui qui ne raconte pas d'habitude. Il a hâte de répéter l'expérience.
Depuis un mois, je peux voir tous les jours à quel point il gagne confiance en lui. Sa nouvelle médication l'aide énormément. Ses résultats scolaires sont meilleurs qu'ils ne l'ont jamais été. Et dire, qu'il y a un mois, il était au bord de la suspension... Je suis fière de lui, mais mieux encore, il est fier de lui-même. Lorsque nous sommes revenus de chez le dentiste il y a une dizaine de jours, il m'a dit dans l'auto qu'il était fier parce qu'il avait su rester calme, parce qu'il avait adopté une stratégie pour contrôler sa peur et son anxiété. Mon fils est fier de lui, C'est immense.
J'étais inquiète en fin de semaine. J'ai rêvé qu'on m'appelait, qu'on me demandait de venir chercher mon fils, qu'on me disait que les scouts n'était pas une place pour les enfants à défi. J'étais stressée. Quand je suis arrivée au camp cet après-midi (et non, je ne me suis pas perdue cette fois), j'étais tellement soulagée de voir que tout était normal. Les enfants étaient tous assis en rond, en "grand conseil", et il m'a vue, mais est resté calmement assis jusqu'à ce que l'assemblée soit levée. Mon coeur de maman était heureux.
Il me semble que ça faisait longtemps que nous n'avions pas eu une victoire comme celle-là. C'est vraiment un pas de géant!
vendredi 19 octobre 2012
Aventure d'un vendredi soir
Allez, avouez que vous êtes curieux... Avouez! Je m'empresse de vous détromper, vous ne trouverez rien de croustillant dans mon billet ce soir.
Le vendredi est sans doute le jour de la semaine que je préfère. C'est souvent plus calme au bureau, il y a surtout très peu de réunions le vendredi ce qui me permet de terminer toutes les petites choses qui s'accumulent sur ma liste depuis le lundi. De plus, bien souvent, c'est le seul jour de la semaine où je prends vraiment le temps de manger le midi. D'habitude, je grignote de 10 h 30 à 14 h : carottes, yogourt, dattes, amandes, raisins. Des choses du genre qui me permettent de continuer à travailler. Donc, le vendredi, je sors souvent manger avec des collègues.
Je termine ensuite mon après-midi dans mon autre bureau, situé dans un édifice différent où tout le reste de mon équipe se trouve. J'y vais deux fois par semaine généralement, mais le vendredi, l'ambiance est plus relaxe et c'est agréable. Je rencontre les enseignants qui veulent me parler, je termine ma semaine en fermant mes dossiers et en préparant ce que j'aurai à faire la prochaine semaine.
Finalement, à la maison, c'est un soir où mon fils et mon mangeons dans le salon en regardant un film. Je fais du pop corn et on relaxe ensemble. Pas de routine ni de tâches à faire le vendredi soir. C'est notre petite soirée tranquille.
Mais pas ce soir! Non. Ma sauterelle allait à son premier camp de scouts. Les bagages étaient préparés depuis la veille. J'avais regardé la carte et les directions sur Google, j'avais même imprimé les directions sur une feuille de papier et pensé à la coller sur mon volant pour que je les voie facilement. Le départ était programmé pour 17h30 - il fallait être au camp pour 19h. Une Louveteau qui est aussi dans la classe de mon fils devait embarquer avec nous puisque ses parents n'étaient pas en ville en fin de semaine.
Premier pépin. La Louveteau est arrivée avec une demi-heure de retard. Ceux qui me connaissent savent à quel point je déteste être en retard. D'ailleurs, ça m'arrive très rarement. Et quand ça m'arrive, ça me cause tellement de stress. Je pense que ma sauterelle est aussi un peu comme ça car il stressait pas mal à attendre son amie.
Départ à 18h finalement. Tout allait bien, j'étais optimiste de pouvoir rattraper au moins une quinzaine de minutes. Mais non. Je me suis perdue. Mais là, vraiment et complètement perdue! Et ce n'est pas comme se perdre en ville, où il est facile de s'arrêter pour regarder où l'on est. Non, s'arrêter sur une route sinueuse et étroite, sans lumière, c'est beaucoup moins évident. Et malheur si l'on réalise qu'il faut faire demi tour; ça peut prendre quelques kilomètres avant de trouver un bon endroit. Puis, pour couronner le tout, lorsque j'ai finalement trouvé un endroit décent où m'arrêter, il n'y avait pas de réception cellulaire. J'ai fait demi-tour car j'avais l'intuition d'être au mauvais endroit et je me suis arrêter à nouveau plus loin, cette fois complètement certaine d'être perdue. Le iPhone dans les mains, j'ai sacré contre la maudite nouvelle application de cartes de Apple. Ça ne marche pas! Heureusement qu'il y a Google Map et que j'ai pu me connecter à internet.
Cette petite séance de tournage en rond m'a fait perdre une heure. Google Map m'a indiqué le bon chemin et j'ai compris où je m'étais trompée. Je savais qu'il me restait près d'une heure à faire encore et il était 19h. Oh well, je serais vraiment en retard, mais il n'y avait rien d'autre à faire que de continuer.
Sauf que ma sauterelle a commencé à paniquer. Sur la banquette arrière, il me posait des questions, s'énervait, se fâchait. Pauvre ti-pou. Mais nous sommes arrivés, sains et saufs au camp, et avons été accueillis avec compréhension.
Vous savez quoi? Ma sauterelle était encore inquiète lorsque je suis partie. Mon fils avait peur que je me perde à nouveau et que cette fois, je n'arrive pas à retrouver mon chemin pour retourner à la maison. :)
Je suis maintenant de retour à la maison et je sais que je resterai un peu inquiète toute la fin de semaine. Pas assez pour m'empêcher de dormir, mais assez pour me demander si tout va bien, s'il est anxieux. Je le saurai dimanche lorsque je retournerai le chercher j'imagine. :)
Bonne fin de semaine!
Le vendredi est sans doute le jour de la semaine que je préfère. C'est souvent plus calme au bureau, il y a surtout très peu de réunions le vendredi ce qui me permet de terminer toutes les petites choses qui s'accumulent sur ma liste depuis le lundi. De plus, bien souvent, c'est le seul jour de la semaine où je prends vraiment le temps de manger le midi. D'habitude, je grignote de 10 h 30 à 14 h : carottes, yogourt, dattes, amandes, raisins. Des choses du genre qui me permettent de continuer à travailler. Donc, le vendredi, je sors souvent manger avec des collègues.
Je termine ensuite mon après-midi dans mon autre bureau, situé dans un édifice différent où tout le reste de mon équipe se trouve. J'y vais deux fois par semaine généralement, mais le vendredi, l'ambiance est plus relaxe et c'est agréable. Je rencontre les enseignants qui veulent me parler, je termine ma semaine en fermant mes dossiers et en préparant ce que j'aurai à faire la prochaine semaine.
Finalement, à la maison, c'est un soir où mon fils et mon mangeons dans le salon en regardant un film. Je fais du pop corn et on relaxe ensemble. Pas de routine ni de tâches à faire le vendredi soir. C'est notre petite soirée tranquille.
Mais pas ce soir! Non. Ma sauterelle allait à son premier camp de scouts. Les bagages étaient préparés depuis la veille. J'avais regardé la carte et les directions sur Google, j'avais même imprimé les directions sur une feuille de papier et pensé à la coller sur mon volant pour que je les voie facilement. Le départ était programmé pour 17h30 - il fallait être au camp pour 19h. Une Louveteau qui est aussi dans la classe de mon fils devait embarquer avec nous puisque ses parents n'étaient pas en ville en fin de semaine.
Premier pépin. La Louveteau est arrivée avec une demi-heure de retard. Ceux qui me connaissent savent à quel point je déteste être en retard. D'ailleurs, ça m'arrive très rarement. Et quand ça m'arrive, ça me cause tellement de stress. Je pense que ma sauterelle est aussi un peu comme ça car il stressait pas mal à attendre son amie.
Départ à 18h finalement. Tout allait bien, j'étais optimiste de pouvoir rattraper au moins une quinzaine de minutes. Mais non. Je me suis perdue. Mais là, vraiment et complètement perdue! Et ce n'est pas comme se perdre en ville, où il est facile de s'arrêter pour regarder où l'on est. Non, s'arrêter sur une route sinueuse et étroite, sans lumière, c'est beaucoup moins évident. Et malheur si l'on réalise qu'il faut faire demi tour; ça peut prendre quelques kilomètres avant de trouver un bon endroit. Puis, pour couronner le tout, lorsque j'ai finalement trouvé un endroit décent où m'arrêter, il n'y avait pas de réception cellulaire. J'ai fait demi-tour car j'avais l'intuition d'être au mauvais endroit et je me suis arrêter à nouveau plus loin, cette fois complètement certaine d'être perdue. Le iPhone dans les mains, j'ai sacré contre la maudite nouvelle application de cartes de Apple. Ça ne marche pas! Heureusement qu'il y a Google Map et que j'ai pu me connecter à internet.
Cette petite séance de tournage en rond m'a fait perdre une heure. Google Map m'a indiqué le bon chemin et j'ai compris où je m'étais trompée. Je savais qu'il me restait près d'une heure à faire encore et il était 19h. Oh well, je serais vraiment en retard, mais il n'y avait rien d'autre à faire que de continuer.
Sauf que ma sauterelle a commencé à paniquer. Sur la banquette arrière, il me posait des questions, s'énervait, se fâchait. Pauvre ti-pou. Mais nous sommes arrivés, sains et saufs au camp, et avons été accueillis avec compréhension.
Vous savez quoi? Ma sauterelle était encore inquiète lorsque je suis partie. Mon fils avait peur que je me perde à nouveau et que cette fois, je n'arrive pas à retrouver mon chemin pour retourner à la maison. :)
Je suis maintenant de retour à la maison et je sais que je resterai un peu inquiète toute la fin de semaine. Pas assez pour m'empêcher de dormir, mais assez pour me demander si tout va bien, s'il est anxieux. Je le saurai dimanche lorsque je retournerai le chercher j'imagine. :)
Bonne fin de semaine!
dimanche 30 septembre 2012
Semaine chargée mais pleine de bonnes nouvelles
La semaine a été... je ne sais même pas si je peux trouver un mot la qualifiant. Pleine de promesses peut-être?
J'ai enfin du plaisir au bureau. Ça a commencé au début de l'été avec mes nouveaux projets, puis à mon retour de vacances, ça a été comme si je retrouvais la Stéphanie d'il y a un an. Les choses bougent, je suis occupée. J'ai une nouvelle patronne depuis deux semaines et elle me pousse beaucoup, elle est très exigeante et j'aime ça. Elle a su secouer quelques dossiers qui s'empoussiéraient au bas des piles et tout d'un coup, le travail que je faisais avant renaît. Il y a plein de portes qui s'ouvrent et je cherche les heures pour faire tout ce que j'ai à faire. C'est comme ça que j'aime le bureau. J'arrive à la maison fatiguée, mais souriante.
C'est certain que mon poste n'est pas assuré. Je suis encore en situation précaire, mais je suis malgré tout optimiste. Je fais mes preuves comme gestionnaire et je pense que même si mon poste est aboli, je saurai trouver ma place ailleurs. C'est en gros la discussion que j'ai eue avec ma patronne la semaine passée. Puis jeudi, comme ça, sans que je m'y attende, on me demande si je suis intéressée à une affectation. C'est pour un projet de TI, ce n'est pas mon domaine, mais ça serait intéressant. J'ai une rencontre demain matin pour en savoir plus. Je ne pense pas que j'accepterai, le timing n'est pas bon et il y a trop de choses qui se brassent dans mon unité. Mais peu importe, ça fait plaisir.
Et puis, il y a eu ce rendez-vous chez le médecin jeudi. Bien sûr, ça m'a stressée et gardée éveillée une partie de la nuit, mais le changement de médicament semble être positif. Ça fonctionne! Il faudra augmenter un peu la dose cette semaine, mais ma sauterelle est plus concentrée, organisée, moins hyperstimulée par tout autour de lui. Je le trouve même moins anxieux. Pourtant, ce n'est pas supposé avoir d'effets sur l'anxiété, mais je me dis que peut-être, l'hyperstimulation l'augmentait. Qui sait... En tout cas, je suis heureuse d'avoir insisté, car le pédiatre ne semblait pas convaincu.
En plus, le médecin a rédigé une lettre pour le Pavillon du Parc pour faire changer le code de priorité de mon fils. Deux ans et son dossier n'a pas encore été traité... Alors si ça peut aider. J'ai appelé la travailleuse sociale vendredi, lui ai envoyé une copie de la lettre. Elle semble confiante que ça aiderai. Tout ça en plus des appels que ma soeur a fait les deux dernières semaines. Le médecin va aussi appeler le pédopsychiatre de mon fils pour suggérer qu'il soit suivi par un psychoéducateur de l'hôpital Pierre-Janet en attendant qu'il soit vu au Pavillon du Parc.
Je me sens comme si je montais une pente raide depuis longtemps et que depuis deux semaines, pleine de personnes m'avaient donné quelques bonnes poussées pour m'aider. Maintenant, j'ai pris mon élan et c'est beaucoup plus facile de mettre un pied devant l'autre. Laissez-moi vous dire que ça fait du bien! :)
J'ai enfin du plaisir au bureau. Ça a commencé au début de l'été avec mes nouveaux projets, puis à mon retour de vacances, ça a été comme si je retrouvais la Stéphanie d'il y a un an. Les choses bougent, je suis occupée. J'ai une nouvelle patronne depuis deux semaines et elle me pousse beaucoup, elle est très exigeante et j'aime ça. Elle a su secouer quelques dossiers qui s'empoussiéraient au bas des piles et tout d'un coup, le travail que je faisais avant renaît. Il y a plein de portes qui s'ouvrent et je cherche les heures pour faire tout ce que j'ai à faire. C'est comme ça que j'aime le bureau. J'arrive à la maison fatiguée, mais souriante.
C'est certain que mon poste n'est pas assuré. Je suis encore en situation précaire, mais je suis malgré tout optimiste. Je fais mes preuves comme gestionnaire et je pense que même si mon poste est aboli, je saurai trouver ma place ailleurs. C'est en gros la discussion que j'ai eue avec ma patronne la semaine passée. Puis jeudi, comme ça, sans que je m'y attende, on me demande si je suis intéressée à une affectation. C'est pour un projet de TI, ce n'est pas mon domaine, mais ça serait intéressant. J'ai une rencontre demain matin pour en savoir plus. Je ne pense pas que j'accepterai, le timing n'est pas bon et il y a trop de choses qui se brassent dans mon unité. Mais peu importe, ça fait plaisir.
Et puis, il y a eu ce rendez-vous chez le médecin jeudi. Bien sûr, ça m'a stressée et gardée éveillée une partie de la nuit, mais le changement de médicament semble être positif. Ça fonctionne! Il faudra augmenter un peu la dose cette semaine, mais ma sauterelle est plus concentrée, organisée, moins hyperstimulée par tout autour de lui. Je le trouve même moins anxieux. Pourtant, ce n'est pas supposé avoir d'effets sur l'anxiété, mais je me dis que peut-être, l'hyperstimulation l'augmentait. Qui sait... En tout cas, je suis heureuse d'avoir insisté, car le pédiatre ne semblait pas convaincu.
En plus, le médecin a rédigé une lettre pour le Pavillon du Parc pour faire changer le code de priorité de mon fils. Deux ans et son dossier n'a pas encore été traité... Alors si ça peut aider. J'ai appelé la travailleuse sociale vendredi, lui ai envoyé une copie de la lettre. Elle semble confiante que ça aiderai. Tout ça en plus des appels que ma soeur a fait les deux dernières semaines. Le médecin va aussi appeler le pédopsychiatre de mon fils pour suggérer qu'il soit suivi par un psychoéducateur de l'hôpital Pierre-Janet en attendant qu'il soit vu au Pavillon du Parc.
Je me sens comme si je montais une pente raide depuis longtemps et que depuis deux semaines, pleine de personnes m'avaient donné quelques bonnes poussées pour m'aider. Maintenant, j'ai pris mon élan et c'est beaucoup plus facile de mettre un pied devant l'autre. Laissez-moi vous dire que ça fait du bien! :)
vendredi 28 septembre 2012
Je ne dors pas
4:49... Je suis réveillée depuis près de deux heures. Je sais que mon réveil va sonner dans 41 minutes et que ma nuit aura été bien courte.
Qu'est-ce qui m'empêche de dormir? Deux choses.
La première, ma sauterelle. Demain, il changera de molécule pour traiter son TDAH. Le médecin a accepté hier d'essayer autre chose. Il n'est pas bien convaincu - il croit que les difficultés de concentration en classe sont plutôt dues à son anxiété qu'à une médication inefficace. J'en suis moins certaine. Je pense que son anxiété en classe est due à sa difficulté à se concentrer. On essaie, on verra.
Sauf qu'un nouveau médicament signifie un nouveau dosage. Je risque donc d'envoyer mon fils à l'école dans quelques heures avec une dose insuffisante pour l'aider à passer au travers de sa journée. Quelle sorte de journée va-t-il passer?
Et je sens qu'il est inquiet aussi. Il ne dort pas lui non plus. Je l'entends se retourner dans son lit.
Et il y a autre chose.
Hier après-midi, j'ai reçu un courriel demandant si je serais intéressée par une affectation de deux ans pour travailler à l'implantation d'une initiative à travers le gouvernement du Canada. Cette initiative est une priorité gouvernementale et le projet m'intéresse.
Mais voilà, le timing n'est pas bon! Je travaille déjà sur un projet vraiment le fun. En même temps, j'apprends une nouvelle discipline et je démontre mes capacités à mes patrons. Ce projet se terminera dans six mois.
Mon poste où je travaille n'est pas encore assuré. Je pourrais facilement me retrouver devant rien dans 6 mois. Ou bien, je pourrais me voir offrir de nouvelles responsabilités au sein de ma division. L'autre poste est temporaire. C'est certain que dans deux ans, c'est fini. Alors quoi ensuite?
Je ne sais pas quoi faire. C'est certain qu'il me manque encore trop d'infos et que ce n'est pas demain que je prendrai décision, mais ça me tient éveillée...
Un jour à la fois n'est-ce pas?
Qu'est-ce qui m'empêche de dormir? Deux choses.
La première, ma sauterelle. Demain, il changera de molécule pour traiter son TDAH. Le médecin a accepté hier d'essayer autre chose. Il n'est pas bien convaincu - il croit que les difficultés de concentration en classe sont plutôt dues à son anxiété qu'à une médication inefficace. J'en suis moins certaine. Je pense que son anxiété en classe est due à sa difficulté à se concentrer. On essaie, on verra.
Sauf qu'un nouveau médicament signifie un nouveau dosage. Je risque donc d'envoyer mon fils à l'école dans quelques heures avec une dose insuffisante pour l'aider à passer au travers de sa journée. Quelle sorte de journée va-t-il passer?
Et je sens qu'il est inquiet aussi. Il ne dort pas lui non plus. Je l'entends se retourner dans son lit.
Et il y a autre chose.
Hier après-midi, j'ai reçu un courriel demandant si je serais intéressée par une affectation de deux ans pour travailler à l'implantation d'une initiative à travers le gouvernement du Canada. Cette initiative est une priorité gouvernementale et le projet m'intéresse.
Mais voilà, le timing n'est pas bon! Je travaille déjà sur un projet vraiment le fun. En même temps, j'apprends une nouvelle discipline et je démontre mes capacités à mes patrons. Ce projet se terminera dans six mois.
Mon poste où je travaille n'est pas encore assuré. Je pourrais facilement me retrouver devant rien dans 6 mois. Ou bien, je pourrais me voir offrir de nouvelles responsabilités au sein de ma division. L'autre poste est temporaire. C'est certain que dans deux ans, c'est fini. Alors quoi ensuite?
Je ne sais pas quoi faire. C'est certain qu'il me manque encore trop d'infos et que ce n'est pas demain que je prendrai décision, mais ça me tient éveillée...
Un jour à la fois n'est-ce pas?
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