jeudi 21 octobre 2010

Une soirée à moi

Je m'étais dit que je resterais jusqu'au vendredi matin - que je profiterai de ma dernière soirée pour visiter et relaxer...

Ce soir j'aurais juste voulu revenir à la maison...

Je suis tellement fatiguée. Des journées de douze heures. Je ne crois pas que c'est la durée du travail qui m'épuise autant. C'est que je n'ai pas un moment pour moi, toute seule pour réfléchir ou faire le plein. Pas le temps de relaxer.

Et je suis sortie hier. J'ai trop bu, beaucoup trop bu. Une bouteille de vin à moi seule au moins et une bière. Sortir du lit ce matin était douloureux. Je ne rajeunis pas je pense. :)

Je reviens à la maison demain soir. J'ai hâte d'être de retour dans mes affaires. Mais j'ai encore plus hâte d'aller chercher mon gars à l'école et de le serrer très fort dans mes bras. À sept ans, il me permet encore de faire ça en public! :)

mardi 19 octobre 2010

ENCORE TABAR...!!!!!

Il avait la lèvre en sang... Un beau coup de poing en plein visage.

Et je suis loin, en voyage d'affaires pour la semaine.

Ça y est, je pars en croisade.

Écoutez-vous les Grandes Gueules, le commentaire de Christian Tétrault? Vendredi dernier, il a parlé de bullying, lundi aussi, aujourd'hui aussi. C'est un véritable fléau et il faut faire quelque chose. Là, tout de suite, maintenant.

Je reviens à Ottawa vendredi et j'appelle l'école aussitôt que j'arrive. J'exige une rencontre avec la direction, l'enseignante et les parents du p'tit cri.....

Et je m'implique. Je ne laisse pas tomber tant et aussi longtemps qu'il n'y a pas un programme à l'école pour PRÉVENIR l'intimidation. Pas un programme pour punir les intimidateurs.

Il n'est pas question que je laisse cette situation continuer. Je ne vais pas laisser mon p'tit gars, et tous les autres, subir cette situation.

Voilà, c'est ma promesse.

dimanche 17 octobre 2010

Prise de conscience

On se retrouve souvent dans les mêmes situations. On se pose la question, on se demande pourquoi les mêmes choses finissent toujours par nous arriver à nous...

En tout cas, moi je fais ça.

Mais je ne sais pas pourquoi aujourd'hui, je me suis rendue compte que c'était de ma faute.

Je me donne à 100 pourcent à mes amis, aux personnes que j'aime. Je pense être disponible, à l'écoute, généreuse de mon temps et de ma personne. Quand quelqu'un que j'aime vit des moments difficiles, j'essaie de le soutenir.

J'ai une confession à faire. J'aime ça. Je n'aime pas qu'on souffre autour de moi c'est certain. Mais j'aime savoir qu'on a besoin de moi. Je me sens valorisée, je me sens nécessaire. Je sens que je compte.

Alors quand les personnes vont mieux et qu'elles ont soudainement moins besoin de moi, je me sens délaissée. Je dirais même que ça m'arrive de me sentir utilisée. J'ai l'impression qu'on me trahit, qu'on s'est servi de moi.

Ce n'est pas sain mon affaire.

Lors de ma dernière relation, je me rends compte que je souffrais beaucoup. Quand il vivait des moments difficiles, il s'isolait, il me gardait loin. Je devenais tellement insécure...

À vingt ans, j'avais conscience de ce trait de mon caractère. J'ai même décidé de ne fréquenter personne pendant un an pour vraiment venir à bout de ce comportement. J'étais tellement convaincue de m'en être débarrasser...

C'est étrange comme la vie n'est qu'une suite d'actions et de réactions. Comme une partie de ping pong. J'ai passé neuf ans avec un homme qui m'ignorait, qui ne faisait pas attention à moi, qui me prenait pour acquis. J'en suis venue à croire que je n'en valais pas la peine, que je ne méritais pas le bonheur. Quand j'ai finalement eu le courage de le quitter, j'ai rebâti centimètre par centimètre mon estime de moi. Ça a été très long, mais j'y suis arrivée.

Et quand j'ai enfin réussi à m'aimer, j'ai réussi à aimer. J'ai rencontré un homme avec qui j'ai vu pour la première fois tout l'univers des possibilités que j'avais. Tous ces rêves sur lesquels j'avais mis une croix et que je retrouvais.

Mais ça n'a pas duré avec lui. Incapable de comprendre vraiment pourquoi une entente si parfaite devait prendre fin, je me suis mise à douter à nouveau de ma valeur.

Et me voilà aujourd'hui.

J'en ai voulu à ma meilleure amie parce qu'elle n'avait plus besoin de moi autant. J'ai même cru l'avoir perdue.

Je dois retrouver cet équilibre... arrêter de penser que je n'ai de valeur que dans les yeux des autres.

Je suis désolée pour le blog ce soir, j'ai peur que ce soit pas mal tout croche, mais la réflexion est encore jeune, les mots n'ont pas encore eux le temps de faire leur chemin.

désolée mon amie... je sais que tu te reconnaîtras. xxx

samedi 16 octobre 2010

Québec

Au risque de m'attirer les foudres d'une amie, je n'ai jamais été une grande fan de la belle capitale.

D'abord, il y a cette manie d'appeler Québec et ses environs, la région de la capitale nationale. J'habite à Gatineau, et j'habite dans la région de la capitale nationale... à ce que je sache, c'est Ottawa la capitale du pays...

Mais j'avoue que je connais peu la ville. J'y suis allée quatre ou cinq fois à peine. J'ai un petit parti pris pour Montréal... alors je ne suis pas tout à fait objective je pense.

Mais l'âge m'assagit et m'ouvre l'esprit. J'aimerais mieux connaitre cette ville si pleine d'histoire. Un jour je ferai comme une vraie touriste et m'achèterai un guide touristique et je parcourrai les rues de la vielle capitale à pied et je m'imprégnerai de son essence.

Je pars pour Québec lundi. Je n'aurai probablement pas le temps de visiter beaucoup, j'y vais pour le travail et mes journées et mes soirées sont pas mal remplies déjà. Je partagerai mon temps entre Sainte-Foy, sur le campus de l'université Laval, où ont lieu mes réunions des deux premiers jours, et mon hôtel sur Grande Allée où se déroule la conférence des deux jours suivants. J'essaierai de gratter quelques heures dans une des deux dernières soirées pour aller m'exposer aux vents. Il parait qu'il vente beaucoup là-bas...

C'est la première fois que je voyage pour le travail, pour une raison autre qu'un forum ou une conférence. Je vais rencontrer des collègues là-bas. On va travailler. J'ai hâte... la dynamique régionale est tellement différente de ce qu'on vit dans la vraie région de la capitale nationale... :) J'ai l'impression que je reviendrai vendredi la tête pleine d'idées et les yeux plus ouverts sur de nouvelles perspectives.

Je vous en reparle...

Et Cora... quand je marcherai sur Grande-Allée, je penserai très fort à toi.

mercredi 13 octobre 2010

Mauvaise touche

J'avais écrit un beau billet. J'avais même mis un effort tout spécial à choisir des mots qui frappent. J'avais réussi à donner un rythme à mes phrases. Je m'étais relue, j'avais corrigé les fautes - étape que je dois malheureusement avouer sauter quelques fois. Je butais sur le mot "d'affilée". Je n'arrivais pas à me décider si ça prenait un ou deux "l"... Et voilà, c'est arrivé. J'ai appuyé sur "Afficher le blog". Et j'ai tout perdu.

Je pourrais essayer de retrouver mes mots. Je serais frustrée de ne pas y arriver. Ou peut-être heureuse d'y avoir mieux réussi. On ne saura jamais puisque j'ai décidé ne pas tenter de récrire le billet.

Je vous parlais de ma télé, restée allumée jusqu'à plus de 3 heures ce matin. De mes yeux pleins de larmes rivés aux images venant du Chili. J'avais tu mes yeux fatigués ce matin et mes draps si difficiles à quitter. Mais je parlais du sourire accroché à mon visage.

J'ai la larme facile. Je m'émeus à rien. Mais ce qui se passe dans cette mine sombre depuis le mois d'août dernier... C'est une des choses les plus belles que j'aie vu à ce jour. Le sourire de ces hommes alors qu'ils remontent vers un monde duquel ils sont coupés depuis plus de deux mois... Il n'y a rien qui vaille plus que ça.

C'est peut-être surmédiatisé. Peut-être... Mais je m'en fous. Qu'on nous montre des miracles un peu plus souvent. Qu'on nous montre de beaux gestes de solidarité et de collaboration. Peut-être l'espoir aurait une plus grande place dans ce monde que nous habitons.

Je crois que comme mes parents ont pu être marqués par le premier homme sur la lune, je serai marquée par ce que j'ai vu cette nuit.

Finalement, mon deuxième billet n'est peut-être pas si mal non plus. :)

(J'ai raté un anniversaire hier... le 13 octobre 2009, j'ouvrais mon blog!)

samedi 9 octobre 2010

Absence prolongée

Je n'ai pas été très assidue cette semaine. Elle a été longue.

J'ai une vilaine toux qui squatte dans ma poitrine et rien n'arrive à l'y déloger. Mes soirées, nuits et matins sont difficiles, heureusement, ça se calme le jour.

J'ai une employée dont la performance est plus que douteuse. Hier, elle a tout simplement disparu pendant deux heures... sans laisser de traces. J'ai dû m'asseoir avec elle et élaborer un plan d'action. Je déteste cette partie de mon travail. J'ose espérer que ça va s'améliorer.

Mon fils s'est encore fait frapper à l'école... sans commentaires.

Rendez-vous chez le chirurgien maxilio-facial aussi. Meilleure nouvelle de la semaine, je n'aurai pas besoin de chirurgie. Il faut continuer la physio, recommencer les médicaments... S'il n'y a pas d'amélioration d'ici 2-3 mois, j'aurai des traitements au botox! :)

Au boulot, c'est un peu l'enfer. Notre ministre est dans l'eau chaude... Vous devinez de qui je parle? :) Il y a des problèmes avec les vérifications de sécurité. C'est long avant d'avoir les autorisations. Un employé qui devait commencer lundi dernier n'a pas pu commencer à cause de ça. Aucune idée de quand il pourra. En attendant, il est à la maison sans salaire... C'est donc la chef du programme qui a pris sa charge d'enseignement. Tout le monde est épuisé... et la session d'automne vient à peine de commencer.

Maudit que je me plains ce matin...

Mais c'est l'Action de Grâce. Souper de famille en fin de semaine; c'est toujours le fun ça. La bouffe de ma mère, les blagues de mon père et le bruit des enfants.

J'ai envie de mettre mes bottes de randonnée aujourd'hui. Aller respirer l'air qui sent bon l'automne et prendre des photos de ma sauterelle. Les jaune, rouge et orange lui vont bien.

Bonne Action de Grâce.

dimanche 3 octobre 2010

Brrrrr

Bien calée dans mes oreillers, la tasse de café fumant sur la table, la vue sur le ciel bleu dehors, je dois me rendre à l'évidence : l'automne est ici.

Le mois de septembre n'a pas été à la hauteur. La rentrée scolaire a été plus difficile que j'aurais pu le croire, heureusement tout semble se replacer et je sais maintenant que ma sauterelle est capable de se tenir droit. Les journées ensoleillées ont été rares, et pour une fille comme moi qui a besoin de la lumière du soleil... Les bouchons de circulation ont été abominables. Nos gouvernements qui ont décidé d'injecter des fonds dans le domaine de la construction pour relancer l'économie auraient peut-être dû penser à ne pas faire réparer toutes les routes en même temps.

Mais septembre n'a pas été si pire. Il a passé vite au moins.

Et octobre... Que j'aime le mois d'octobre. L'odeur de l'automne, le mois où on peut mettre des bottes sans que ce soit des bottes d'hiver. Je peux sortir ma veste de cuir, les chandails à manches longues. C'est le mois pour aller dehors, pour marcher en faisant "crounch, crounch" dans les feuilles.

Et c'est un mois de misère pour mon portefeuille! :) Les plaques à renouveler, l'ensemble de neige à acheter pour la sauterelle, les nouveaux vêtements. Et cette année, une envie irrésistible de cuisiner de bons petits plats.

Je me rends à l'évidence. Je déteste préparer le souper. Quand j'arrive de travailler, je n'ai pas envie de cuisiner. Je voudrais m'asseoir un peu et aider mon fils à faire ses devoirs, lui parler de sa journée. Après souper, sa capacité de concentration a presque disparu, et puis, il y a le bain, la vaisselle, tout le tra-la-la.

Donc, depuis quelques semaines, je fais un gros repas le dimanche, pour pouvoir au moins avoir des restes pour la semaine.

En fin de semaine, j'ai décidé que je préparerais plus de bouffe. Je vais en congeler. En faisant cela chaque fin de semaine, puisque j'ai le temps la fin de semaine, je vais remplir mon congélateur et voilà, fini les plats congelés, préparés, bourrés de sel et vide en valeur nutritive.

Mon fils adore m'aider dans la cuisine. Ça en est même fatigant parfois. Mais ce sera une activité que nous pourrons partager, une nouvelle petite routine pour notre petite famille.

J'ai même envie de faire des desserts! Wow, ça, ça ne me ressemble pas!

Alors bonne journée, je vais maintenant sortir de mon lit bien chaud pour aller dans ma salle de bain bien froide. Je dois faire un tour à l'épicerie.