dimanche 24 juillet 2011

Parfois, la peur des conséquences de nos choix nous paralyse. Le changement arrivera, peu importe ce que l'on fait ou ne fait pas. En prenant la décision d'avancer, on augmente notre capacité à avoir le contrôle sur la situation et on peut ainsi travailler à faire en sorte que les changements soient positifs.
(mon horoscope aujourd'hui - je trouvais que c'était une belle pensée à partager.)

samedi 23 juillet 2011

Et il repart

Je vais reconduire ma sauterelle à la gare ce matin. Il s'embarque dans un train avec sa valise, son sac à dos et son papa. Trois semaines sans lui. À son retour, l'été sera presque terminé - une autre semaine de vacances ensemble puis déjà le retour à l'école à la fin de la semaine suivante.

jeudi 21 juillet 2011

La vérité sort de la bouche des enfants

Je travaille de la maison cette semaine. Cette semaine, puis une autre à la fin août, je me suis arrangée pour pouvoir faire du télétravail. Ça m'évite d'envoyer mon fils dans un camp de jour... l'expérience d'il y a deux étés m'a refroidie à cette idée.

Ce n'est pas idéal travailler de la maison quand on a un enfant à la maison. Il s'ennuie et trouve les journées longues. Pendant 24 heures, sa cousine était ici ce qui a aidé à l'occuper, mais il trouve ça long. Puis, il fait tellement chaud qu'aller s'amuser dehors n'est pas une très bonne option - pas qu'il fasse beaucoup moins chaud dans la maison aujourd'hui...

Ce soir, je l'ai amené souper au resto. J'avais envie d'une bonne salade et je déteste préparer de la salade, c'est une des choses qui est toujours meilleure au restaurant.

- Ce sera pour deux?
- Oui
- Sur la terasse ou à l'intérieur?
- À l'intérieur (t'es malade ou quoi, c'est 46 avec l'humidex, je suis venue au resto pour ton air climatisé!)

Je n'étais pas la seule avec cette idée il faut croire puisque malgré le fait qu'il était à peine 17 heures, c'était plein.

C'était agréable. Pour une fois, nous n'étions pas devant un écran qui diffusait du sport donc les yeux de mon fils n'étaient pas rivés à l'écran. Nous avons parlé - il est grand maintenant.

Il m'a demandé si on pourrait regarder un fils ensemble ce soir. Je lui ai dit que je pourrais m'asseoir avec lui, mais que j'aurais mon ordinateur avec moi, j'avais encore beaucoup de travail à faire.

- Encore! Maman, tu travailles tout le temps. C'est pas drôle être un adulte.

Mon fils trouve que je travaille tout le temps... Il n'a pas tort, surtout cette semaine. J'ai l'impression que parce que je suis à la maison, je dois compenser et non seulement je travaille toute la journée, je m'y remets dès 19 heures et je ne lâche souvent pas avant 23 heures. Ça n'a pas de bon sens. Il faut que je trouve une façon de mieux organiser mon travail, je ne devrais pas avoir à faire des journées de plus de dix heures. Encore moins l'été quand il n'y a presque plus de réunions et que tout est beaucoup plus calme.

Il m'a fait réfléchir mon petit bonhomme ce soir...

lundi 18 juillet 2011

Tempête d'été

Bientôt il faudra ajouter ce terme à notre vocabulaire. L'hiver a épargné l'Outaouais. Je ne me souviens pas vraiment d'avoir eu une tempête de neige digne de ce nom cette année. Ni de pluie verglaçante.

Mais cet été...

Des vents violents il y a quelques mois qui ont forcé le personnel de l'école à rentrer tous les enfants à l'intérieur pour les protéger des débris qui volaient dans tous les sens. Et il y a aussi eu cette pluie diluvienne à la Saint-Jean-Baptiste qui a innondé nombre de maisons de Gatineau. Et ce printemps, cette rivière qui sort de son lit, qui engloutit toute une région et qui inspire un des plus grands mouvements de solidarité que j'ai pu voir.

Et puis les orages. Je ne sais trop combien il y en a eu. Les températures sont hautes comme elles ne l'ont pas été depuis de nombreuses années; le facteur humidex me fait regretter de ne pas avoir de climatiseur et d'avoir enlevé ma piscine.

Mais bon.

Hier, les vents se sont levés à la vitesse de l'éclair - c'est le cas de le dire. En plein milieu d'un spectacle, la scène s'est effondrée au Bluesfest d'Ottawa. 3 blessés et vraiment, beaucoup, beaucoup de chance. La scène aurait pu tomber de l'autre côté, sur les spectateurs.

Mais un autre désastre se préparait, plus au nord. Une tornade? Possiblement.

La semaine dernière, j'étais au camping du Lac Vert, à Val-des-Bois. Normalement, j'aurais dû y être cette semaine, mais comme ma soeur partait avec la roulotte pour Lake Placid cette semaine, j'ai changé de dates de vacances. Heureusement.

Le camping est complètement dévasté. Des roulottes coupées en deux. Des petites "villas" écrasées, réduites en un amas de planche. Des voitures pliées en deux sous le poids des énormes pins tombés sur elles.

Tout le monde se connait au camping. Une petite communauté où les adultes vont calmement se promener en laissant les enfants jouer dehors autour de la roulotte. À 19 heures, il fait encore trop clair pour faire un feu. La vaisselle est faite et les enfants débordent encore d'énergie. Le samedi soir, le camping grouille d'activité. Si la tempête avait débarqué samedi au lieu de dimanche, on pleurerait des enfants probablement.

Le dimanche soir, beaucoup sont partis. Il y a bien quelques familles qui restent comme celle qui était là hier pour passer la semaine au camping. Un pin s'est effondré sur leur roulotte, coupant celle-ci pratiquement en deux. Les adultes d'un côté, les 3 enfants de l'autres. Le papa a rampé sous l'arbre pour rejoindre ses enfants et réussir à les faire sortir par la fenêtre.

Et puis il y a cet homme qui campe à cet endroit depuis plus de 20 ans et qui voit son ami aplati par l'arbre qui est tombé sur sa voiture. Son motorisé est hors d'usage, hors service, pour toujours. Mais il s'en fait pour son ami qui est toujours sur la table d'opération.

J'ai parlé à ma soeur tout à l'heure. Elle était calme et somme toute sereine. La branche de l'arbre qui est tombé à côté de sa roulotte a transpercé le salon de bord en bord. Mais elle était chez elle avec sa famille quand c'est arrivé. Ce matin, quand elle est partie pour Val-des-Bois, elle était énervée, mais de voir la chance qu'elle a eue en comparaison des autres l'a calmée.

Je vous invite à aller voir les photos ici

dimanche 17 juillet 2011

Déjà finies les vacances

Ça passe vite une semaine.

Vendredi, j'ai passé la journée à Mont-Cascades avec mon fils et ma nièce. Depuis l'ouverture de Calypso, j'imagine qu'il y a eu une diminution de l'achalandage et les prix d'entrée sont considérablement plus bas qu'il y a 2 ans. C'est 12,99$ par personne, tout l'été. Personnellement, je préfère Cascades. Moins de lignes d'attente, seulement 20 minutes de chez moi et les glissades sont plus amusantes qu'épeurantes. Ni mon fils ni moi ne sommes des fans des émotions fortes.

Mais quand je me suis réveillée hier matin, je ne me sentais pas dans mon assiette. J'ai pensé une bonne partie de la journée que c'était une réaction à mes nouveaux médicaments jusqu'à ce que je me regarde dans le miroir.

J'avais le visage rouge et enflé. Même chose sur mes bras et mes cuisses. Ça ne m'est pas arrivé souvent, une dizaine de fois peut-être, mais j'ai fait une espèce de réaction allergique au soleil.

Il a fallu attendre 17 heures pour que je trouve la force de rester debout sur mes deux jambes plus de 3 minutes. La tête me tournait, j'avais l'impression que mon corps était entouré de couches de ouate. Les sons étaient plus sourds, sauf le battement de mon coeur qui résonnait dans ma tête au rythme de mes pas.

En soirée, j'ai avalé un sandwich aux tomates, j'ai bu un litre d'eau, j'ai pris une douche fraiche et je me suis sentie mieux.

La prochaine fois que je passe la journée sous un soleil de plomb, il faudra que je me rappelle qu'il n'y a pas que la crème solaire qui est essentielle. Un foulard ou un chapeau aussi.

Retour au boulot demain, du moins virtuellement. Plus de 400 courriels qui m'attendent; j'ai résisté à la tentation d'y répondre pendant mes vacances (sauf une dizaine environ pendant que j'étais dans la salle d'attente à la clinique).

Bonne semaine tout le monde!

jeudi 14 juillet 2011

Visite chez le doc

Je suis dans la catégorie des gens privilégiés en cette belle province : j'ai un médecin. Beaucoup de chance même puisque mon médecin, celui qui me suit depuis mes 9 ans a décidé de prendre d'autres responsabilités pour le développement des jeunes médecins dans la région de l'Outaouais et il a laissé les trois quarts de sa clientèle partir. Il a référé à une nouvelle médecin, qu'il a pris sous son aile. Et elle est maintenant mon médecin.

Une jeune médecin a ses avantages... Elle prend son temps avec ses patients. Elle fait passer des tests. Elle est disponible. Surtout, elle est disponible. Elle a pris 45 minutes avec moi aujourd'hui pour mon examen annuel.

J'en suis sortie avec un papier pour des prises de sang et une ordonnance pour 4 médicaments, dont 3 à prendre tous les jours. :( Sauf que comme mon père me dit, j'ai de la chance d'avoir quelque chose qui peut aller mieux avec une pilule.

Quelque chose pour mon estomac, autre chose pour mon cou et ma tête. J'ai surtout hâte à demain pour prendre ma pilule pour l'estomac. Je n'en peux plus de ce mal de coeur et de ce gout dans ma bouche. Foutu reflux gastrique. Elle va faire d'autres tests pour voir si ce n'est pas autre chose, mais je ne crois pas.

J'ai eu droit à une longue discussion sur mon stress... :) Un facteur agravant pour tous mes problèmes : reflux, tension dans le cou, maux de tête, migraines, manque de sommeil. Elle m'a suggéré le sport et les massages. On verra, mais il faut que je recommence au moins à m'entrainer.

Et vous? Que faites-vous pour calmer votre stress? J'ai besoin d'aide parce que jusqu'à maintenant, je n'y arrive pas très bien.

mercredi 13 juillet 2011

Intelligence émotionnelle

L'incompréhension, la solitude, l'isolement... Qui ne s'est pas senti comme ça un moment donné? Pourtant, nous ne sommes jamais seuls. Que ce soit le commis à l'épicerie ou la personne qui conduit la voiture devant nous sur la route, nous ne sommes jamais seuls.

"Je prends mon blackberry et je décide de vérifier mes courriels. Ce n'est pas très urgent, mais juste avant de quitter le bureau, j'ai posé une question à ma patronne et je veux connaitre sa réponse.

Je suis chez moi et ma chanson préférée passe à la radio. Je monte le volume au maximum pour faire quelques pas de danse dans mon salon. Le bonheur que me procure la chanson n'est pas proportionnel aux décibels, mais sans savoir pourquoi, j'aime sentir le plancher vibrer.

Une collègue de bureau arrive à l'envers. Son mari est très controllant et lui fait des scènes chaque fois qu'elle ose être en désaccord avec lui. Je ne comprends pas pourquoi elle ne le quitte pas tout simplement. À sa place, il y a bien longtemps que je l'aurais fait.

Mon amie a des troubles avec ses enfants. Ils ont de la misère à l'école et ont des troubles de comportement. Hier encore, ils se sont battus et seront probablement suspendus. Je lui dis ma façon de penser. Elle n'a qu'à être plus ferme avec eux, c'est tout!"


Dans mes histoires (qui ne sont pas vraies en passant), j'ai oublié que l'homme devant moi était prudent et quand il a freiné je l'ai vu trop tard et je lui ai rentré dedans. J'ai aussi oublié mon voisin qui a passé une partie de la nuit à l'hôpital avec son fils malade et qui vient finalement de l'endormir. J'ai également oublié que ma collègue n'est pas moi et qu'elle a besoin de temps pour prendre sa décision. Elle a aussi très peu d'argent et ne sait pas comment elle se débrouillerait toute seule. Puis finalement, j'ai oublié que mon amie est une mère monoparentale et que pour joindre les deux bouts, elle a dû prendre deux jobs. En même temps, ça m'est sorti de la tête que ce n'est pas tout le monde qui a la même conception de la façon d'élever des enfants.

Partout autour de moi, j'ai l'impression de voir des gens qui sont complètement aveugles, qui ne voient pas - ou ne veulent pas voir - les gens qui les entourent.

Oui, je suis importante. Oui, je dois penser à moi. Mais non, je ne suis pas plus importante que la personne à côté de moi et non, ce que je décide de faire n'est pas uniquement mon affaire.

Et puis, une autre chose. Pourquoi juge-t-on toujours les autres selon nos propres valeurs et façon de voir et d'agir? Les gens sont différents de nous, c'est normal qu'ils pensent et qu'ils réagissent différemment non? On n'a pas à comprendre... tout ce qu'on a à faire est accepter. En tout cas, c'est ce que je pense.

Il y a des gens autour de nous qui nous demandent de l'aide. Peut-on aussi leur demander de quoi ils ont besoin? D'une oreille attentive? D'une épaule pour pleurer? De conseils? De la vérité pure et dure? Je sais que moi, personnellement, je choisis la personne vers qui je me tourne en cas de besoin selon le type d'aide ou de réconfort que je veux.

J'ai probablement des airs de moralisatrice ce soir... C'est possible. Mais j'aimerais tellement que les gens voient les autres. Que les gens prennent des décisions en étant conscient, ou en essayant d'être conscient, de l'impact sur les autres. Et qu'ensuite, les gens endossent la responsabilité de leurs actions. Il me semble que le monde serait tellement mieux si la petite fenêtre sur les autres était ouverte.