En l'espace d'une heure aujourd'hui, je suis passée des larmes aux larmes. Larmes d'une maman qui s'en fait pour son petit gars aux larmes d'une maman qui déborde de fierté pour lui.
Encore une fois, mon gars a été frappé à l'école. Le même que celui qui avait eu la brillante idée de le traîner par terre la semaine passée. Il semble avoir tout un caractère parce que cette fois, il l'a fait juste devant l'éducatrice alors que ma sauterelle lui expliquait que l'autre petit gars l'embêtait.
Le petit garçon, la petite peste, le ... s'est fait punir en se faisant mettre en retrait (!). Quoi?!? Je n'en revenais pas quand j'ai appris ça hier. Deux fois qu'il fait mal à mon fils en une semaine, et il n'a pas d'autre conséquence que de rester debout le long du mur pendant la récréation. Et mon fils lui, fait des cauchemars et n'arrive pas à dormir, il ne veut plus aller à l'école...
Ce matin, j'ai re-téléphoné à l'école. Deux fois en une semaine. Je crois que c'est plus que l'année dernière au complet. Son prof ne m'a pas rappelée... Je ne suis pas très impressionnée.
Mais la responsable du service de garde oui. Elle m'a écoutée et m'a expliqué les différentes interventions possibles. Elle m'a demandé la permission d'en discuter avec ma sauterelle, en compagnie de son éducatrice et de la technicienne en éducation spécialisée de l'école.
Au téléphone, j'avais de la misère à parler tellement j'avais le motton, oui, carrément le motton, pris en travers de la gorge. Je n'arrivais pas à articuler mes mots tellement je travaillais fort pour retenir mes sanglots dans ma voix. La responsable, elle est maman aussi. Elle a compris.
Le téléphone a sonné une heure plus tard.
- Avez-vous quelques minutes? Je sais qu'on doit se parler ce soir, mais votre fils vient de sortir de mon bureau et je veux partager ça avec vous pendant que c'est frais.
Voyez-vous, ma sauterelle, on lui a appris qu'il fallait d'abord essayer de résoudre les conflits entre amis avant d'impliquer les adultes. Il a récité la leçon par coeur. Il a même fouillé dans les pages de son agenda pour montrer où c'était écrit.
Il est comme un ordinateur. On le programme à faire telle ou telle chose quand il se retrouve dans un contexte X. Le problème, c'est que si un tout petit détail change dans la situation de départ, il n'est pas capable d'ajuster la réaction. Tout ça, ça fait partie des troubles envahissants du développement.
Alors, il n'avait pas compris qu'avec ce garçon-là, quand il se fâchait, ça ne servait à rien de parler ou de discuter. Il faut prévenir un adulte.
Après sa rencontre, la responsable a demandé à la secrétaire d'aller chercher l'autre garçon et a demandé à mon fils de retourner dans sa classe.
Ma petite sauterelle, ma grande sauterelle en fait, a plutôt demandé de rester.
- Maintenant, il n'est plus en colère, peut-être qu'on pourra discuter.
Et mon fils a parlé à l'autre garçon. Il lui a expliqué comment il se sentait et il lui a demandé pourquoi il ne s'excusait jamais. Pour mon gars, c'est très important de s'excuser. Tout le monde fait des erreurs, mais si on demande pardon, c'est déjà beaucoup.
J'étais dans mon bureau et j'écoutais le récit. J'étais tellement fière de lui. Il est tout jeune, mais il voulait régler le problème. Il n'était pas fâché contre le garçon. Je suis vraiment impressionné. Si j'avais été comme lui à son âge, je n'aurais peut-être pas été frappée tous les jours pendant si longtemps.
L'école a rencontré les parents de l'autre garçon. Au service de garde, ils ont changer les deux enfants de place au diner pour qu'ils ne soient plus assis un à côté de l'autre. Si un autre incident se produit, ils vont changer l'autre de groupe.
Je dois encore parler avec la directrice et l'enseignante. Réagir aux situations c'est bien, mais un peu plus de proactivité serait mieux.
se lever, se doucher, réveiller le p'tit, faire le lunch, vite, vite, vite, on va être en retard. Service de garde, ponts embouteillés, café, travail, ponts encore, école, devoirs, souper, douche, histoire... Ouff. Maman peut respirer jusqu'à temps de tomber endormie.
mardi 28 septembre 2010
dimanche 26 septembre 2010
Gros mot!!!
Oups, il est parti tout seul.
C'était la soirée du hockey hier. J'ai eu peur au début. Ma sauterelle avait peur, c'était haut les gradins. Le bruit... pas un grand fan du bruit mon p'tit gars. Si on y retourne, je vais lui apporter des bouchons.
Mais quand la première mise en jeu a eu lieu, ça a été plaisant. Il a crié. Il s'est levé les deux bras dans les airs pour les buts des Canadiens. Pas de but de Cammalleri... Les Canadiens ont mangé toute une volée. D'ailleurs, je crois qu'on aurait dû partir après les deux premières périodes... :) Pas facile de rester de bonne humeur quand ton équipe mange la claque et ta chum à côté est super contente... Que voulez-vous, je ne suis pas la meilleure perdante au monde.
Au moins, mon fils a aimé. Il a crié Go Habs Go jusqu'à la fin. Il m'a dit merci une bonne douzaine de fois.
Mais la troisième... je n'avais plus de patience. Il ne regardait pas vraiment le match, il sautillait sur son banc, il donnait des coups de pied. Il commençait à être tard et ma sauterelle, quand elle est fatiguée, elle se stimule.
Mais le meilleur et le pire moment de la soirée, c'est lorsqu'un joueur des Sénateurs a donné un coup à un joueur des Canadiens et que le p'tit a lancé un "Estie" bien placé. Ma chum s'est mise à rire. Pendant une fraction de seconde, j'ai figé, puis j'ai eu envie de sourire, mais le temps qu'il se tourne vers moi et j'avais repris mon sérieux.
À l'époque de Lance et Compte, je devais avoir douze ou treize ans. Mon père me laissait le regarder. Et lors d'un épisode, un joueur du National est entré dans la chambre bien fâché et il a soulevé la table ou cassé son bâton dessus, je ne sais pas trop. Mais moi, j'ai sorti un "Estie, il est fort!". J'ai trouvé le chemin de ma chambre assez vite merci. Mon père n'était pas content. Je me demande si une fois que j'étais dans ma chambre, si mes parents n'ont pas ri eux aussi... Je n'ai plus jamais sacré devant mes parents.
L'école... les enfants sont de vraies éponges...
C'était la soirée du hockey hier. J'ai eu peur au début. Ma sauterelle avait peur, c'était haut les gradins. Le bruit... pas un grand fan du bruit mon p'tit gars. Si on y retourne, je vais lui apporter des bouchons.
Mais quand la première mise en jeu a eu lieu, ça a été plaisant. Il a crié. Il s'est levé les deux bras dans les airs pour les buts des Canadiens. Pas de but de Cammalleri... Les Canadiens ont mangé toute une volée. D'ailleurs, je crois qu'on aurait dû partir après les deux premières périodes... :) Pas facile de rester de bonne humeur quand ton équipe mange la claque et ta chum à côté est super contente... Que voulez-vous, je ne suis pas la meilleure perdante au monde.
Au moins, mon fils a aimé. Il a crié Go Habs Go jusqu'à la fin. Il m'a dit merci une bonne douzaine de fois.
Mais la troisième... je n'avais plus de patience. Il ne regardait pas vraiment le match, il sautillait sur son banc, il donnait des coups de pied. Il commençait à être tard et ma sauterelle, quand elle est fatiguée, elle se stimule.
Mais le meilleur et le pire moment de la soirée, c'est lorsqu'un joueur des Sénateurs a donné un coup à un joueur des Canadiens et que le p'tit a lancé un "Estie" bien placé. Ma chum s'est mise à rire. Pendant une fraction de seconde, j'ai figé, puis j'ai eu envie de sourire, mais le temps qu'il se tourne vers moi et j'avais repris mon sérieux.
À l'époque de Lance et Compte, je devais avoir douze ou treize ans. Mon père me laissait le regarder. Et lors d'un épisode, un joueur du National est entré dans la chambre bien fâché et il a soulevé la table ou cassé son bâton dessus, je ne sais pas trop. Mais moi, j'ai sorti un "Estie, il est fort!". J'ai trouvé le chemin de ma chambre assez vite merci. Mon père n'était pas content. Je me demande si une fois que j'étais dans ma chambre, si mes parents n'ont pas ri eux aussi... Je n'ai plus jamais sacré devant mes parents.
L'école... les enfants sont de vraies éponges...
samedi 25 septembre 2010
Sortie familiale
J'ai tellement hâte à ce soir... Et je ne suis pas la seule.
J'ai acheté des billets pour le match Canadiens-Sénateurs ce soir à Ottawa. Ce n'est qu'un match hors-concours, mais mon fils ne verra pas vraiment la différence.
L'an dernier, il a vraiment développé son enthousiasme pour le hockey. Comme notre équipe est allée assez loin en séries, il s'est laissé gagner par la vague et il a scandé bien fort le nom de son joueur préféré : Cammalleri!
Ma sauterelle compte les jours depuis un mois. Les Canadiens vont battre les "Sanateurs" pas bons.
On va mettre nos chandails rouges des Habs, on va passer prendre mon amie qui nous accompagne - elle portera le chandail de l'autre équipe. Ça va être le fun. On va crier pour encourager notre équipe.
J'espère qu'ils vont gagner, ce n'est qu'un match de hockey, ce n'est pas la fin du monde. Mais après la semaine qu'il a eue, j'espère tellement le voir tout heureux. Et il sera tellement content si son numéro 13 marque un but.
Go Habs Go!
J'ai acheté des billets pour le match Canadiens-Sénateurs ce soir à Ottawa. Ce n'est qu'un match hors-concours, mais mon fils ne verra pas vraiment la différence.
L'an dernier, il a vraiment développé son enthousiasme pour le hockey. Comme notre équipe est allée assez loin en séries, il s'est laissé gagner par la vague et il a scandé bien fort le nom de son joueur préféré : Cammalleri!
Ma sauterelle compte les jours depuis un mois. Les Canadiens vont battre les "Sanateurs" pas bons.
On va mettre nos chandails rouges des Habs, on va passer prendre mon amie qui nous accompagne - elle portera le chandail de l'autre équipe. Ça va être le fun. On va crier pour encourager notre équipe.
J'espère qu'ils vont gagner, ce n'est qu'un match de hockey, ce n'est pas la fin du monde. Mais après la semaine qu'il a eue, j'espère tellement le voir tout heureux. Et il sera tellement content si son numéro 13 marque un but.
Go Habs Go!
jeudi 23 septembre 2010
Le coeur à l'envers
Quelqu'un m'a dit aujourd'hui que je n'avais pas l'air dans mon assiette. Tout cette histoire avec ma sauterelle lundi, c'est venu me chercher je crois.
Je sais ce que c'est que d'être victime d'intimidation. Dès la quatrième année, je devais donner pratiquement tout mon lunch, sauf le sandwich, à des "amies". Amies qui, soit dit en passant, ne m'adressaient pas la parole sauf pour me dire quoi faire. Et chaque midi, ça ne manquait jamais, je faisais quelque chose qui déplaisait à l'une d'elle. Anik qu'elle s'appelait. Elle était grande et costaude. J'étais maigre et petite. Elle me poussait dans la clôture de broche, elle me donnait des coups de pieds sur les tibias.
Où étaient les enseignants ou les surveillants? Je n'en ai aucune idée. Aucune de ces filles n'a jamais été punie. Je n'en ai jamais non plus parlé à mes parents? Pourquoi? Je ne sais pas trop, j'imagine que je croyais mériter ce châtiment. Ou encore j'avais peur que plus personne n'accepte de me parler.
Ça s'est poursuivi tout le primaire. Au secondaire, lors de la première semaine, une fille m'a dit de l'attendre après l'école. Elle voulait me réarranger la face. Je me souviendrai toujours de ses mots.
Cette fois-là, j'ai décidé de ne pas me laisser faire. J'ai pris mon sac d'école et je l'ai rempli avec tous mes manuels, français, mathématiques, anglais, géographie et à la sortie de l'école, je lui ai balancé le sac en plein visage. Plus jamais personne n'a tenté de me "réarranger la face" par la suite.
Mais l'intimidation ne s'est pas arrêté là. J'étais nounoune peut-être. Mais je me suis mise à faire les devoirs de tout le monde. Pendant les examens de français, quatre ou cinq élèves glissaient leur examen dans le dictionnaire. Il n'y avait pas assez de dictionnaires pour tout le monde alors tôt ou tard, ce dernier aboutissait sur mon bureau et je corrigeais les copies. J'ai fait ça pendant deux ans...
En secondaire 3, j'en ai eu assez. Je ne sais pas quel a été le déclic, mais j'ai préféré manger toute seule à la cafétéria que de me faire niaiser. L'école secondaire n'a fait que s'améliorer après ce jour-là.
Ces expériences m'ont marquées. J'ai toujours peur d'être l'exclue dans un groupe, de ne pas "fitter". J'essaie trop pour compenser ma peur. Quand on ne m'invite pas à une soirée, j'ai toujours l'impression que j'ai fait quelque chose qui a déplu. Je ne sais pas si ça s'efface un jour ce genre de trace. J'ai l'impression qu'il y aura toujours une partie de moi qui manquera de confiance en elle.
Et aujourd'hui, vingt-cinq ans plus tard, je vois mon fils qui vit les mêmes choses. Je voudrais tellement le préserver de ce genre d'expériences. Il doit déjà faire face à tant de choses... pourquoi doit-il faire face à ça aussi?
Je n'ai pas le goût de tout casser. J'ai juste tellement de peine.
J'ai parlé avec la responsable du service de garde. J'ai tenté de parler à son enseignante, on n'a réussi qu'à se laisser messages après messages sur les boites vocales et dans l'agenda. Mais elle a agi. Les enfants ont été punis.
Mais je ne pense pas que c'est assez. Ils doivent en discuter davantage à l'école. En parler en classe et au service de garde. Les enfants doivent savoir ce que c'est, ils doivent apprendre des stratégies. Je crois vraiment que plus on en parle, mieux ce sera.
J'ai le coeur brisé de savoir qu'il doit vivre ça. C'est tellement un bon petit garçon...
Je sais ce que c'est que d'être victime d'intimidation. Dès la quatrième année, je devais donner pratiquement tout mon lunch, sauf le sandwich, à des "amies". Amies qui, soit dit en passant, ne m'adressaient pas la parole sauf pour me dire quoi faire. Et chaque midi, ça ne manquait jamais, je faisais quelque chose qui déplaisait à l'une d'elle. Anik qu'elle s'appelait. Elle était grande et costaude. J'étais maigre et petite. Elle me poussait dans la clôture de broche, elle me donnait des coups de pieds sur les tibias.
Où étaient les enseignants ou les surveillants? Je n'en ai aucune idée. Aucune de ces filles n'a jamais été punie. Je n'en ai jamais non plus parlé à mes parents? Pourquoi? Je ne sais pas trop, j'imagine que je croyais mériter ce châtiment. Ou encore j'avais peur que plus personne n'accepte de me parler.
Ça s'est poursuivi tout le primaire. Au secondaire, lors de la première semaine, une fille m'a dit de l'attendre après l'école. Elle voulait me réarranger la face. Je me souviendrai toujours de ses mots.
Cette fois-là, j'ai décidé de ne pas me laisser faire. J'ai pris mon sac d'école et je l'ai rempli avec tous mes manuels, français, mathématiques, anglais, géographie et à la sortie de l'école, je lui ai balancé le sac en plein visage. Plus jamais personne n'a tenté de me "réarranger la face" par la suite.
Mais l'intimidation ne s'est pas arrêté là. J'étais nounoune peut-être. Mais je me suis mise à faire les devoirs de tout le monde. Pendant les examens de français, quatre ou cinq élèves glissaient leur examen dans le dictionnaire. Il n'y avait pas assez de dictionnaires pour tout le monde alors tôt ou tard, ce dernier aboutissait sur mon bureau et je corrigeais les copies. J'ai fait ça pendant deux ans...
En secondaire 3, j'en ai eu assez. Je ne sais pas quel a été le déclic, mais j'ai préféré manger toute seule à la cafétéria que de me faire niaiser. L'école secondaire n'a fait que s'améliorer après ce jour-là.
Ces expériences m'ont marquées. J'ai toujours peur d'être l'exclue dans un groupe, de ne pas "fitter". J'essaie trop pour compenser ma peur. Quand on ne m'invite pas à une soirée, j'ai toujours l'impression que j'ai fait quelque chose qui a déplu. Je ne sais pas si ça s'efface un jour ce genre de trace. J'ai l'impression qu'il y aura toujours une partie de moi qui manquera de confiance en elle.
Et aujourd'hui, vingt-cinq ans plus tard, je vois mon fils qui vit les mêmes choses. Je voudrais tellement le préserver de ce genre d'expériences. Il doit déjà faire face à tant de choses... pourquoi doit-il faire face à ça aussi?
Je n'ai pas le goût de tout casser. J'ai juste tellement de peine.
J'ai parlé avec la responsable du service de garde. J'ai tenté de parler à son enseignante, on n'a réussi qu'à se laisser messages après messages sur les boites vocales et dans l'agenda. Mais elle a agi. Les enfants ont été punis.
Mais je ne pense pas que c'est assez. Ils doivent en discuter davantage à l'école. En parler en classe et au service de garde. Les enfants doivent savoir ce que c'est, ils doivent apprendre des stratégies. Je crois vraiment que plus on en parle, mieux ce sera.
J'ai le coeur brisé de savoir qu'il doit vivre ça. C'est tellement un bon petit garçon...
mardi 21 septembre 2010
C'est tellement méchants des enfants
Ça fait deux fois en trois soirs que mon fils me fait pleurer...
Dimanche, nous étions tous les deux collés dans mon lit et nous regardions le football. Il s'est mis à me parler de l'école...
Je ne sais pas si je dois lui dire, lui expliquer qu'il a un trouble envahissant du développement. Je ne sais pas comment je suis supposée expliquer ça à un enfant de sept ans pour qui la communication est déjà un défi.
J'essaie de lui en parler, par la bande. Il voit bien qu'il est différent.
- Est-ce que tu aimes l'école mon grand?
- Oui, j'aime ça.
- Est-ce que tu trouves ça difficile?
- Oui.
- Mais tu es bon à l'école...
- Oui, mais j'ai de la misère dans les dictées. Elle parle, mais les mots restent pas dans ma tête assez longtemps pour que je les écrive.
- C'est vrai que c'est difficile ça.
- Mais surtout maman, je trouve que le plus difficile c'est l'amitié...
Et moi, je suis là et j'essaie d'empêcher les larmes de sortir de mes yeux...
Il me raconte que les filles s'amusent à le poursuivre à la récréation et à dire des choses qui le font pleurer.
- Tu dois les ignorer mon grands. Joue avec les enfants qui sont gentils avec toi, ne fais pas attention aux autres.
- Mais si je les ignore maman, ça veut dire que je suis un ignorant. Je veux être un savant moi! (bon, là, je dois avouer que j'ai souri)
Et ce soir, je lui ai lavé les cheveux. D'habitude il n'a pas besoin de moi pour le bain, sauf s'il doit se laver les cheveux. Je remarque de grandes écorchures sur son dos. Des épaules au creux du dos, sur presque toute la largeur. Et de la terre au milieu de tout ça.
- Est-ce que tu t'es fait mal au dos?
- Non. (il se lève debout dans le bain pour pouvoir se voir dans le miroir). Ah, ça fait pas mal. C'est parce que au diner, je jouais avec Raphaël dehors et là ses amis sont venus le voir. Ils ne voulaient pas qu'il joue avec moi. Ils ont dit à Raphaël que s'il ne les aidait pas, ils allaient lui donner des coups de pied.
- Les aider à quoi?
- Ben là, ils m'ont dit de me coucher à terre et je les ai écoutés. Et là, ils m'ont pris par les pieds et ils m'ont tiré dans la cour (la cour est en asphalte!).
- Est-ce que tu l'as dit à une éducatrice?
- Ben non, ils me tenaient les pieds. Et quand j'ai pu me libérer, j'ai voulu aller voir une éducatrice, mais ils m'ont attrapé... Tout le monde court plus vite que moi!
Ils n'ont que sept ans... Et c'est déjà comme ça! C'est ce qui me fait le plus peur pour mon gars. La socialisation, c'est un gros défi. Il aime les enfants, mais il ne sait pas comment. Déjà, il est ciblé... avec le temps, ça ne s'arrangera pas. J'ai été une enfant ciblée à l'école. On m'a battue tous les jours en quatrième, cinquième et sixième année. Je sais ce que je sais. Je voudrais tellement pouvoir éviter ça à mon gars.
Je ne sais pas quoi faire...
Dimanche, nous étions tous les deux collés dans mon lit et nous regardions le football. Il s'est mis à me parler de l'école...
Je ne sais pas si je dois lui dire, lui expliquer qu'il a un trouble envahissant du développement. Je ne sais pas comment je suis supposée expliquer ça à un enfant de sept ans pour qui la communication est déjà un défi.
J'essaie de lui en parler, par la bande. Il voit bien qu'il est différent.
- Est-ce que tu aimes l'école mon grand?
- Oui, j'aime ça.
- Est-ce que tu trouves ça difficile?
- Oui.
- Mais tu es bon à l'école...
- Oui, mais j'ai de la misère dans les dictées. Elle parle, mais les mots restent pas dans ma tête assez longtemps pour que je les écrive.
- C'est vrai que c'est difficile ça.
- Mais surtout maman, je trouve que le plus difficile c'est l'amitié...
Et moi, je suis là et j'essaie d'empêcher les larmes de sortir de mes yeux...
Il me raconte que les filles s'amusent à le poursuivre à la récréation et à dire des choses qui le font pleurer.
- Tu dois les ignorer mon grands. Joue avec les enfants qui sont gentils avec toi, ne fais pas attention aux autres.
- Mais si je les ignore maman, ça veut dire que je suis un ignorant. Je veux être un savant moi! (bon, là, je dois avouer que j'ai souri)
Et ce soir, je lui ai lavé les cheveux. D'habitude il n'a pas besoin de moi pour le bain, sauf s'il doit se laver les cheveux. Je remarque de grandes écorchures sur son dos. Des épaules au creux du dos, sur presque toute la largeur. Et de la terre au milieu de tout ça.
- Est-ce que tu t'es fait mal au dos?
- Non. (il se lève debout dans le bain pour pouvoir se voir dans le miroir). Ah, ça fait pas mal. C'est parce que au diner, je jouais avec Raphaël dehors et là ses amis sont venus le voir. Ils ne voulaient pas qu'il joue avec moi. Ils ont dit à Raphaël que s'il ne les aidait pas, ils allaient lui donner des coups de pied.
- Les aider à quoi?
- Ben là, ils m'ont dit de me coucher à terre et je les ai écoutés. Et là, ils m'ont pris par les pieds et ils m'ont tiré dans la cour (la cour est en asphalte!).
- Est-ce que tu l'as dit à une éducatrice?
- Ben non, ils me tenaient les pieds. Et quand j'ai pu me libérer, j'ai voulu aller voir une éducatrice, mais ils m'ont attrapé... Tout le monde court plus vite que moi!
Ils n'ont que sept ans... Et c'est déjà comme ça! C'est ce qui me fait le plus peur pour mon gars. La socialisation, c'est un gros défi. Il aime les enfants, mais il ne sait pas comment. Déjà, il est ciblé... avec le temps, ça ne s'arrangera pas. J'ai été une enfant ciblée à l'école. On m'a battue tous les jours en quatrième, cinquième et sixième année. Je sais ce que je sais. Je voudrais tellement pouvoir éviter ça à mon gars.
Je ne sais pas quoi faire...
dimanche 19 septembre 2010
Le premier amour de ma sauterelle
Ça a commencé il y a une semaine ou deux. Un soir, il m'a demandé pourquoi je n'attachais pas mes cheveux et pourquoi je ne mettais pas mes cheveux sur mon front "en triangle pointu qui va sur le côté".
L'objet de son amour s'appelle Geneviève. Elle est brune avec de grands yeux bruns. Mon fils la trouve tellement belle. "Elle n'est pas drôle par exemple. Elle est très sérieuse".
Elle s'appelle Geneviève, mais mon fils ne l'appelle pas par son prénom. C'est Madame S...
Son premier amour, c'est son professeur de deuxième année. C'est tellement mignon.
Depuis, mon fils me donne plein de conseils pour que je lui ressemble. Les cheveux d'abord, mais ensuite, il m'a fait m'acheter un foulard. Et il m'a demandé si je voulais me faire faire un autre tatouage, sur la cheville cette fois... Trop cute.
J'imagine que maintenant, je ne suis plus la première femme dans la vie de mon fils...
L'objet de son amour s'appelle Geneviève. Elle est brune avec de grands yeux bruns. Mon fils la trouve tellement belle. "Elle n'est pas drôle par exemple. Elle est très sérieuse".
Elle s'appelle Geneviève, mais mon fils ne l'appelle pas par son prénom. C'est Madame S...
Son premier amour, c'est son professeur de deuxième année. C'est tellement mignon.
Depuis, mon fils me donne plein de conseils pour que je lui ressemble. Les cheveux d'abord, mais ensuite, il m'a fait m'acheter un foulard. Et il m'a demandé si je voulais me faire faire un autre tatouage, sur la cheville cette fois... Trop cute.
J'imagine que maintenant, je ne suis plus la première femme dans la vie de mon fils...
mercredi 15 septembre 2010
Mélangeons pas les affaires!
Depuis quand que le hockey a une saveur politique? Non, mais ça va faire.
Les gros méchants fédéralistes manoeuvrent pour empêcher les francophones de jouer avec les Canadiens de Montréal... FRANCHEMENT!
On s'en fout-tu? Je sais que ça serait ben le fun d'avoir un groupe de francophones qui jouent pour mon équipe. Mais il y a 7 millions de Québécois, dans une Amérique de 300 millions d'anglophones et de je ne sais pas trop combien d'Européens. Ça me donnerait quoi d'avoir une équipe de gars qui parlent français s'ils ne sont pas capables de compter des buts? Et en plus, s'ils parlent français, ils vont avoir 10 fois plus de pression et les journalistes ne les lâcheront pas.
Je m'en sacre pas mal que la langue que parle le joueur. S'il compte des buts et se présente à chaque match, c'est tout ce qui compte.
Je suis une fan de hockey. J'ai tellement hâte que la saison recommence. Mais la saison n'est pas encore commencé et les controverses se manifestent déjà. Comme si on voulait être certain de ne pas oublier l'équipe, maintenant qu'on n'arrête pas de parler des Nordiques.
Je ne suis pas très fière d'être Québécoise quand je vois les politiciens québécois s'accuser mutuellement d'être fédéraliste ou séparatiste. Ben voyons donc! Est-ce qu'on peut parler des vrais problèmes, des vrais enjeux de notre société. Quand ça tournera moins carré, on pourra reprendre le débat. Et peu importe, avoir des opinions politiques d'un côté ou de l'autre ne devrait pas faire de nous des "méchants" quoi que ce soit.
Les gros méchants fédéralistes manoeuvrent pour empêcher les francophones de jouer avec les Canadiens de Montréal... FRANCHEMENT!
On s'en fout-tu? Je sais que ça serait ben le fun d'avoir un groupe de francophones qui jouent pour mon équipe. Mais il y a 7 millions de Québécois, dans une Amérique de 300 millions d'anglophones et de je ne sais pas trop combien d'Européens. Ça me donnerait quoi d'avoir une équipe de gars qui parlent français s'ils ne sont pas capables de compter des buts? Et en plus, s'ils parlent français, ils vont avoir 10 fois plus de pression et les journalistes ne les lâcheront pas.
Je m'en sacre pas mal que la langue que parle le joueur. S'il compte des buts et se présente à chaque match, c'est tout ce qui compte.
Je suis une fan de hockey. J'ai tellement hâte que la saison recommence. Mais la saison n'est pas encore commencé et les controverses se manifestent déjà. Comme si on voulait être certain de ne pas oublier l'équipe, maintenant qu'on n'arrête pas de parler des Nordiques.
Je ne suis pas très fière d'être Québécoise quand je vois les politiciens québécois s'accuser mutuellement d'être fédéraliste ou séparatiste. Ben voyons donc! Est-ce qu'on peut parler des vrais problèmes, des vrais enjeux de notre société. Quand ça tournera moins carré, on pourra reprendre le débat. Et peu importe, avoir des opinions politiques d'un côté ou de l'autre ne devrait pas faire de nous des "méchants" quoi que ce soit.
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