lundi 5 mars 2012

Quand fiston et maman sont à bout

J'ai pris cette fin de semaine pour respirer.  J'ai pris cette fin de semaine pour vivre sans stress.  J'ai pris cette fin de semaine pour me refaire des forces.

La semaine passée...  Dieu merci, elle est derrière nous. 

Ma sauterelle a eu sa pire semaine d'école je crois.  J'ai dû aller le chercher tôt mercredi car il ne fonctionnait pas.  Et jeudi matin, alors que je me préparais à entrer dans la salle de réunion, mon cellulaire s'est mis à vibrer.  Il était 10h30.  On me demandait d'aller le chercher tout de suite; il était en crise, il criait après son prof, après sa TES.  Je n'avais jamais vu mon fils hors de contrôle comme ça.  Je n'espère jamais le revoir encore.

Je lisais Maman Tupperware hier soir...  Elle parlait du trouble oppositionnel...  C'est tellement difficile d'être la maman d'un enfant que l'on sait gentil et adorable mais qui a des réactions qui dépassent notre compréhension, qui dépassent la logique, qui dépassent nos compétences de parents.  On se sent tellement impuissants.  Mon fils n'a pas de trouble oppositionnel, mais lorsqu'il est en crise comme la semaine passée, je comprends comme elle peut se sentir.

Jeudi, je me suis effondrée au bureau.  Pas très longtemps, une, deux minutes peut-être.  Je suis restée debout, mais les jambes m'ont lâchées.  J'aurais voulu me cacher dans un coin sombre et pleurer.  Je suis restée debout, mais les larmes ont coulé.  Puis, j'ai repris mon rôle de maman; j'ai sauté dans l'auto et je suis allée le chercher à l'école. 

Il a passé le reste de la journée dans sa chambre à travailler.  Je lui ai donné des travaux.  Il était peut-être suspendu, mais il n'allait pas profiter de cette journée pour avoir congé.  Ça a été difficile jeudi.  Je me suis montrée froide.  Je l'ai repoussé alors qu'il me demandait un câlin, j'ai refusé de lui parler avant 16 heures.  "Tu me parleras à l'heure du souper."

J'avais le coeur en morceaux.  Je me sentais tellement méchante de ne pas le consoler alors qu'il pleurait.  Mais je savais très bien que je ne devais pas tomber dans sa manipulation (il est très bon manipulateur!). 

Puis, parce que la vie est faite ainsi parfois, le téléphone a sonné.  J'ai obtenu un rendez-vous pour le lendemain avec son pédopsychiatre.  Et un rendez-vous avec une psychologue ce jeudi.  Comme si la vie avait senti que j'en avais eu assez et que je ne pouvais plus attendre, comme si elle attendait ce moment-là pour m'ouvrir enfin des portes.  Pour s'assurer que je les pousse et que j'entre peut-être?

Je ne sais pas ce qui arrivera.  Pour le mois de mars, nous allons augmenter la dose de médicament et voir la psychologue.  Ensuite, nous ré-évaluerons.  Le pédopsychiatre m'a parlé de la possibilité de le traiter aux anxyolitiques.  Ça me fait peur.  Je voudrais éviter...  Mais si c'est ce dont il a besoin... 

Puis, parce que la vie nous joue aussi ce genre de tour, samedi matin, j'ai retrouvé ma sauterelle.  L'anxiété était disparue avec le sourire qui était revenu.  La fin de semaine a été superbe.  Même l'heure du dodo a été un charme.  Je croise les doigts pour que ça dure... 

2 commentaires:

Lionne a dit…

Pour mon fils, c'est le Risperdal qui a fonctionné, après avoir essayé bien des choses...

Maman Tupperware a dit…

Ma belle Stéphanie! Je comprends TELLEMENT! Ici, la relâche a été infernale! Le retour en classe (même après seulement une journée!) semble l'avoir remis sur la bonne voie. J'irai dans le même sens que Lionne. Ici aussi le Risperdal nous aide énormément! Depuis que fiston prend des doses plus élevé de Concerta, il est plus anxieux, plus impulsif. Sans le risperdal, je ne veux même pas penser à l'état dans lequel il serait.
Je suis contente de lire que tu as pu obtenir des ressources rapidement. Ne lâches pas! (Je sais que tu ne lâchera pas!) Je t'envoies mes meilleures pensées pour que les choses se place rapidement!
Michelle x x x