dimanche 28 mars 2010

Dans une autre vie...

... il y a de cela pas si longtemps au fond, je rencontrais l'homme qui allait devenir mon mari. Nous sommes restés huit ans ensemble et si les trois dernières années n'ont pas été bonnes, les cinq premières m'ont apporté beaucoup de bons moments.

Nous avons emménagé ensemble pendant la crise du verglas, en 1998. Nous avions de la misère à payer nos factures. J'acceptais tous les contrats qui passaient ce qui fait que j'enseignais parfois de 7 heures le matin à 8 heures le soir. Mes pauses étaient passées à monter dans des autobus qui m'amenaient d'un client à l'autre. Mon copain travaillait beaucoup aussi. Souvent près de soixante heures semaine, parfois plus. Il revenait dans notre appartement minable le visage noir de sueur mélangée à la graisse et l'huile automobile. Ses mains étaient gercées tellement il se lavait les mains fréquemment. Il enlevait ses vêtements et se laissait tremper dans le bain en lisant des magazines. Il fallait frotter la baignoire tous les jours sinon un cerne noir s'installait solidement.

J'ai toujours été attirée par les hommes qui travaillent fort. Qu'ils travaillent dans un garage ou dans un bureau... les hommes qui travaillent fort sont beaux. Encore plus s'ils sont passionnés parce qu'ils font. J'aime les entendre me parler de ce qu'ils font. Ça me vient probablement de mes parents qui ont toujours travaillé si fort.

Ce n'était pas facile, nous étions souvent stressés. Quand, en janvier 1998, le verglas m'a fait perdre un contrat à temps plein avec la Défense nationale et que mon chum n'a pu travailler parce que le concessionnaire qui l'employait a été frappé par une panne d'électricité de près de trois semaines, nous n'avons pas beaucoup dormi. Quand, en avril 1998, je n'ai travaillé de 30 heures dans tout le mois... ce n'était pas évident. Il travaillait six jours par semaine et rentrait à la maison épuisé. Il n'avait que vingt et un an... J'en avais vingt-trois.

Quand je l'ai rencontré, à l'automne 1997, ses yeux se sont rapidement allumés quand il s'est mis à me parler de sa passion... le Nascar. Je n'y connaissais absolument rien. Jamais entendu parler. Je me suis rattrapée pendant les premiers mois de nos fréquentations.

En février 1998, j'ai regardé ma première course, le Daytona 500. C'est Dale Earnhardt qui a gagné. C'est tout ce dont j'avais besoin pour me mettre à le détester...

Le Nascar est devenu une tradition. Tous les dimanches, je faisais des nachos et on regardait la course tout l'après-midi. Je me suis mis à adorer ça. En 1999, j'assistais à ma première de plusieurs courses, à Martinsville en Virginie.

C'est devenu un passe-temps. Nous sommes même allés à une course de Nascar pendant notre lune de miel en 2001... deux semaines après la mort de ce même Dale Earnhardt.

Pourquoi je raconte tout ça aujourd'hui?

Ce matin, j'avais l'intention de retourner à Disney. Mais la météo annonçait des orages violents... pas la meilleure journée pour rester dehors. J'ai donc décidé de sauter dans la voiture et d'aller voir l'océan à Daytona Beach.

Je conduisais vers la plage, sur une rue qui s'appelle International Speedway Boulevard, quand à ma droite je le vois... Le Daytona International Speedway. C'était plus grand que toutes les autres pistes de course que j'ai vues.

Nous nous sommes arrêtés, nous avons marché sur la piste, visité les garages. J'ai pris des photos. Nous sommes allés au Daytona Experience ensuite. C'était génial.

J'ai beaucoup pensé à mon ex aujourd'hui... Et pour une fois, ce n'était pas à cause de sa dernière trouvaille pour m'embêter. J'aurais aimé qu'il soit avec moi, car je sais à quel point il aurait adoré. J'ai pris des photos et j'ai bien hâte de les lui envoyer.

1 commentaire:

Orchidée a dit…
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