lundi 18 juillet 2011

Tempête d'été

Bientôt il faudra ajouter ce terme à notre vocabulaire. L'hiver a épargné l'Outaouais. Je ne me souviens pas vraiment d'avoir eu une tempête de neige digne de ce nom cette année. Ni de pluie verglaçante.

Mais cet été...

Des vents violents il y a quelques mois qui ont forcé le personnel de l'école à rentrer tous les enfants à l'intérieur pour les protéger des débris qui volaient dans tous les sens. Et il y a aussi eu cette pluie diluvienne à la Saint-Jean-Baptiste qui a innondé nombre de maisons de Gatineau. Et ce printemps, cette rivière qui sort de son lit, qui engloutit toute une région et qui inspire un des plus grands mouvements de solidarité que j'ai pu voir.

Et puis les orages. Je ne sais trop combien il y en a eu. Les températures sont hautes comme elles ne l'ont pas été depuis de nombreuses années; le facteur humidex me fait regretter de ne pas avoir de climatiseur et d'avoir enlevé ma piscine.

Mais bon.

Hier, les vents se sont levés à la vitesse de l'éclair - c'est le cas de le dire. En plein milieu d'un spectacle, la scène s'est effondrée au Bluesfest d'Ottawa. 3 blessés et vraiment, beaucoup, beaucoup de chance. La scène aurait pu tomber de l'autre côté, sur les spectateurs.

Mais un autre désastre se préparait, plus au nord. Une tornade? Possiblement.

La semaine dernière, j'étais au camping du Lac Vert, à Val-des-Bois. Normalement, j'aurais dû y être cette semaine, mais comme ma soeur partait avec la roulotte pour Lake Placid cette semaine, j'ai changé de dates de vacances. Heureusement.

Le camping est complètement dévasté. Des roulottes coupées en deux. Des petites "villas" écrasées, réduites en un amas de planche. Des voitures pliées en deux sous le poids des énormes pins tombés sur elles.

Tout le monde se connait au camping. Une petite communauté où les adultes vont calmement se promener en laissant les enfants jouer dehors autour de la roulotte. À 19 heures, il fait encore trop clair pour faire un feu. La vaisselle est faite et les enfants débordent encore d'énergie. Le samedi soir, le camping grouille d'activité. Si la tempête avait débarqué samedi au lieu de dimanche, on pleurerait des enfants probablement.

Le dimanche soir, beaucoup sont partis. Il y a bien quelques familles qui restent comme celle qui était là hier pour passer la semaine au camping. Un pin s'est effondré sur leur roulotte, coupant celle-ci pratiquement en deux. Les adultes d'un côté, les 3 enfants de l'autres. Le papa a rampé sous l'arbre pour rejoindre ses enfants et réussir à les faire sortir par la fenêtre.

Et puis il y a cet homme qui campe à cet endroit depuis plus de 20 ans et qui voit son ami aplati par l'arbre qui est tombé sur sa voiture. Son motorisé est hors d'usage, hors service, pour toujours. Mais il s'en fait pour son ami qui est toujours sur la table d'opération.

J'ai parlé à ma soeur tout à l'heure. Elle était calme et somme toute sereine. La branche de l'arbre qui est tombé à côté de sa roulotte a transpercé le salon de bord en bord. Mais elle était chez elle avec sa famille quand c'est arrivé. Ce matin, quand elle est partie pour Val-des-Bois, elle était énervée, mais de voir la chance qu'elle a eue en comparaison des autres l'a calmée.

Je vous invite à aller voir les photos ici

3 commentaires:

Lionne a dit…

Oh boy... Je pense à la peur que ceux qui étaient présents ont dû ressentir...

Anonyme a dit…

moi aussi j'ai ma roulotte au terrain de camping mais par une pure benediction je n'etais pas present et aucun dommage n'as ete a ma roulotte mais tout ceux alentour de moi sont perte total.. je me suis rendu sur les lieux lundi apres-midi et c'est vraiment un "war zone". ma penser va avec toute les Sinistrés

Martin Lots 251

Anonyme a dit…

Moi aussi je campe au Lac Vert, et bien que l'auvent de ma roulotte soit fini, je n'ai subi aucun autre dommage. Mon voisin immediat, Eric, n'a pas eu la meme chance, puisqu'une partie d'un des arbres qui se trouve sur mon lot a ecrabouille sa toute nouvelle roulotte. Toutefois, aucun etre cher n'a ete blesse heureusement. Comme Martin l'a si bien dit, c'est vraiment un "war zone".

Denise, lot 166